Le temps d'aimer

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
FR
Date de sortie
03/04/2024
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
125
Support
Critique de Simon Volant
Histoire

1947. Madeleine a été tondue à la Libération pour avoir fréquenté un officier allemand. De cette liaison naitra un enfant. À présent mère célibataire, elle travaille comme serveuse dans un hôtel-restaurant de la côte bretonne où son passé n’est pas connu. Elle rencontre François, un jeune étudiant solitaire, secret, riche et cultivé. Ils vont être attirés l’un vers l’autre, alors que chacun renferme un secret. 

Critique

L’ambition était grande : celle de retracer une épopée familiale sur plusieurs décennies. Les thèmes sont nombreux. On commence par Madeleine qui a fricoté avec l’ennemi allemand durant l’occupation. On continue avec la recherche du père par le fils né de cette union. On finit avec l’homosexualité dans une époque qui la condamne. Cela peut sembler beaucoup pour une même famille, mais il y a eu tellement de secrets cachés au sortir de la guerre que l’on en découvre encore lors, par exemple, d’une succession.

Katell Quillévéré a entre les mains une source d’histoires, de séquences, de décors à en faire pâlir les meilleurs metteurs en scène. Durant un peu plus de deux heures, elle va dérouler des séquences s’intéressant à certains personnages tout en délaissant d’autres protagonistes. Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste concentrent l’essentiel de l’histoire. Paul Beaurepaire, Josse Capet et Hélios Karyo interprètent le fils, Daniel, lors des différentes époques. Ce dernier personnage n’aura pas le droit à un gros développement. La recherche sur la vérité du père est maladroite. Le final étant sur ce thème, il manque un peu d’émotions.

J’ai été, à titre personnel, particulièrement déstabilisé par la scène à trois avec le GI, Jimmy. Scène longue et particulièrement malaisante pour le spectateur que j’étais. 
La réalisation manque d’ampleur par rapport au sujet. Les décors sont sans ambitions. Dès que l’on sort des appartements, le champ de vision se réduit. Les arrière-plans sont flous. Seules les plages de Dinard offrent un peu d’espace. Peu de décors, peu de reconstitution. Même la scène finale (9 mois de préparation !) aurait pu être plus grandiose avec une mise en scène ambitieuse.
La réalisation est globalement fade. Caméra portée, mais stable. Peu de mouvements. Pas de grues, pas de travelling. Certaines productions télévisuelles font mieux. Les passages d’une époque à une autre sont brutaux. Si les enfants grandissent par l’intermédiaire d’un changement d’acteur. Les parents sont à peine grimés. Je voudrais aussi bien vieillir qu’eux ! 
On gardera toutefois une bonne direction des acteurs, une histoire originale et franchement osée qui change à 200 % de toutes productions cinématographiques US. Un film d’auteur à voir pour être apprécié, aimé ou détesté. 

Verdict

Malgré ses petits défauts, « Le temps d’aimer » offre une histoire originale et prenante.

Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
2.35:1
Une image au rendu argentique. Excellent détail sur les gros plans. Compression maîtrisée.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Français
Oui
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Si le film est disponible en audiodescription, stéréo et 5,1. L’ambiance sonore est avant tout frontale pour les dialogues. Quelques sons d’ambiance sur les enceintes arrière lors des scènes de cabaret. C’est, avant tout, un film intimiste.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 1 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Bande annonce du film et… c’est tout !