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Steamboy
Genre Japanime
Pays Japon (2003)
Date de sortie 4/6/2005 12M
Durée 128 Min
Réalisateur Katsuhiro Ôtomo
Avec Anne Suzuki, Kiyoshi Kodama, Manami Konishi, Katsuo Nakamura, Masane Tsukayama, David S. Lee
Producteurs Shinji Komori , Hideyuki Tomioka
Scénaristes Sadayuki Murai, Katsuhiro Ôtomo
Compositeur Steve Jablonsky
Format Dvd 9
Site Internet Site français
Site japonais
Informations
Complémentaires
La version director's cut est en fait la même version que celle exploitée en salles.
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Japonais
Non
Non
Non
  Français
Oui
Oui
Non

  Critique de Simon Volant
  Editeur   SPHE
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  128 min
  Nb Dvd  1
   
   

Résumé

En 1851, alors que l'Angleterre victorienne prépare son exposition universelle, le jeune Ray se voit confier par son grand-père une mission de la plus haute importance. Il est chargé de remettre une invention révolutionnaire, une mystérieuse sphère de métal, à un autre scientifique nommé Stephenson.
La sphère est en fait une « Steam Ball », une source d’énergie d’une puissance phénoménale, clé du fonctionnement d’un mystérieux « château de vapeur », la dernière et géniale création du père de Ray, Eddie.
L'invention attire la convoitise de beaucoup de monde, dont la toute-puissante Fondation Ohara, prête à tout pour mettre la main dessus. La lutte pour sa possession va entraîner Ray dans la plus excitante et la plus dangereuse des aventures. Désormais, le futur est entre ses mains…


Critique

Produit par Sunrise (City hunter, Cow boy bebop), SteamBoy est une mega production de 7 années dont l'idée jaillit il y a 10 ans. C'est lors de la réalisation de Memories et, tout particulièrement, de Connon Fodder (le troisième court métrage de 22 minutes) qu'Otomo (Akira, Metropolis) mis en oeuvre la base informatique qui sera exploitée pour les 128 minutes de Steamboy.

 

La technique

Entièrement produit sur cette base technique, Steamboy permet à l'animation japonaise de se libérer des contraintes du cellulo et d'offrir un véritable rendu cinématographique : mouvements de caméra complexes type steadycam, cadrages peu communs, nouvelle dynamique dans l'image et la mise en scène. Tout ceci sans jamais donner l'impression de l'image froide et synthétique d'un film Pixar par exemple (qui reste tout de même excellent) et en gardant un style bien nippon.

L'intégration des personnages en 2D avec les décors en 3D (ils ne le sont pas tous) est excellente contrairement à Metropolis par exemple. Les engins mécaniques sont admirablement détaillés et animés.


Bien entendu, une grande recherche visuelle a été faite pour l'animation de la vapeur, des flammes et des explosions. De la réussite de ces éléments, dépendait une grande partie de la crédibilité du film, c'est également très réussi.

La piste sonore n'est pas en reste avec un mixage réalisé aux USA et mettant en oeuvre jusqu'à 900 pistes audio (contre une cinquantaine habituellement). La BOF, orchestrale, reste très classique et soutient bien les images mais elle manque malheureusement d'un peu d'originalité.


L'histoire

Steamboy présente une nouvelle fois les préoccupations bien communes des dessins animés asiatiques. L'homme face aux machines, la science pour le bien de l'humanité ou non, ...


En fin de compte, on fait rapidement la comparaison entre ce petit ballon de vapeur et l'énergie atomique. Une énergie pouvant se révéler utile, mais aussi particulière destructrice. Les scientifiques s'affrontent pour conquérir cette invention et finissent par mettre en oeuvre toute sorte d'armes... pour se la procurer, soi-disant, pour le bien de tous. Certaines explications cassent malheureusement le rythme du film à la moitié de celui-ci et assomment le spectateur lorsque Ray retrouve son père et rencontre Ohara.

En parallèle à tout ce conflit scientifico philosophique, une histoire de famille bien plus simple et accessible se met en premier plan. Le grand-père, le père et le fils ont des vues divergentes sur cette sphère et s'affrontent. Le fils, auquel le spectateur devra s'identifier, est bien entendu déchiré entre la sagesse apparente du grand-père et l'amour paternel. Tiraillé entre les deux partis, il devra même les abandonner tous deux pour sauver sa vie.

La forme de ce film est heureusement pleine d'action et même, nouveauté chez Otomo, comporte une toute petite dose de charme. Les personnages sont attachants, même cette peste de Scarlette Ohara, et une sacrée dose d'humour assez acide permet de contre-balancer la franche naïveté de certains dialogues. Enfin, on retrouve dans Steamboy l'humour noir de Cannon Fodder.

Pour l'action, c'est quasiment du non-stop du début à la fin. Les machines sont de plus en plus puissantes, les scènes de plus en plus exceptionnelles et forcement le final à la hauteur de nos espérances (il rappelle un peu celui d'Akira justement) avec une sorte de château flottant dans un nuage de vapeur au dessus de Londres.


L'ambiance de la période victorienne est à la fois originale et permet toutes sortes de folies visuelles dans ce film (décors somptueux, période charnière dans l'avancée technologique, l'exposition universelle...). On retrouve dirigeables, trains à vapeur, autoporteurs, ... certaines inventions ayant réellement existées, d'autres étant purement imaginaires.

On notera une petite chose intéressante dans Steamboy: c'est son aspect très sombre, à la limite du noir de beaucoup de scènes mettant en scène les machines, des travailleurs exploités prêts à mourir ou a être mutilés pour le dieu mécanique et les nombreux plans très détaillés des engrenages et autres pièces mécaniques de tailles démesurées. Tout ceci vous rappellera un grand classique du cinéma muet : le Metropolis de Fritz Lang.


Verdict

Malgré quelques lourdeurs (pamphlets scientifico philosophique) et une paire de scènes inutilement verbeuses, Steamboy est un excellent dessin animé qui fixe une nouvelle référence dans la maîtrise de l'animation tout comme le fit Akira en son temps. A découvrir d'urgence. La piste DTS française est magnifique, la VO en dolby digital excellente. Attention toutefois si vous êtes équipés en vidéoprojection, le film est souvent très sombre.



 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Contrairement aux dessins animés de Disney (et Ghibli), régulièrement massacrés en zone 2 par la compression, Steamboy s'en sort particulièrement bien malgré ses 80-90% de scènes à problème : images très très sombres, vapeurs, brouillard, très nombreux détails, pluie de confettis, ...

Si les couleurs et le piqué sont respectés, les scènes sombres (+ de 50% du film) présentent de nombreux arrières plans peu stables. Ce n'est pas franchement un problème de compression, mais plus une limitation du format MPEG qui est atteinte (surtout avec 3 pistes audio multiplexées).

La notation de l'image est assez difficile : Le choix du studio de compression de SONY a été de préserver la dynamique de l'image originale. Mallheureusement, c'est très sombre et du coup,  en MPEG c'est très moyen. Le studio d'encodage aurait pu tricher un petit peu pour dynamiser les scènes sombres et ainsi offrir une plus grande dynamique dans l'image pour fournir un meilleur DVD (mais en ne respectant pas la volontée originale d'Otomo).


 
  LangueFrançais
  Type
  Format5.1
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
   Japonais 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
 

Vu la richesse de la piste audio, c'est excellent à tous les niveaux : spatialisation, dynamique bande passante, ...
La version française est très fidèle à la version originale et sa déclinaison DTS est la seule à offrir une grande transparence sur les sifflements de vapeurs, grincements mécaniques, ...
Les pistes Dolby montrent ici leurs limites à la fois sur la bande passante et l'exploitation des enceintes arrière.  Dans tous les cas, le caisson de basse est bien exploité. Une fois encore, nous rencontrons une limitation du support Dolby et non du mixage.


 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 80 min
  Boitier Amaray
   
   

Les menus du premier DVD sont en 3D et reprennent l'ambiance du film. La navigation dans le second DVD paraît bien plus statique.

Niveau bonus, la version standard propose une série de bandes-annonces dont celle de Steamboy. Le second DVD de la version collector et version limitée contient les bonus suivants :

- Films annonces
- Making of (interview de l'équipe du film, historique du projet avec la présentation du pilote du film, interview des doubleurs japonais)
- Présentation du film avec intervention d'Otomo (réalisée pour la présentation du film au public)
- Interview du réalisateur (une vraie interview moins commerciale)
- Séquence finale sans crédit
- Les différentes étapes de l'animation sur deux séquences
- Galerie de dessins / décors accompagnés par la musique du film

Verdict bonus : Un DVD de bonus au contenu moyennement intéressant, la plus-value des bonus, majoritairement promotionnels n'est pas exceptionnelle hormis l'interview d'Otomo, l'intervention de quelques cadres de l'équipe de production, le générique final sans les textes et les décors. Quelques bonus sont même totalement dispensables comme les interviews préparées pour la presse des doubleurs du film (questions sans aucun intérêt et réponses formatées) ou la promo américaine.
La quantité est bien là, mais l'intérêt reste assez limité, hélas. Steamboy méritait bien mieux.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  


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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain