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Bloody Bird
Titre Original Deliria
Genre Thriller
Pays Italie (1987)
Date de sortie 10/16/2006 AM
Durée 87 Min
Réalisateur Michele Soavi
Avec Giovanni Lombardo Radice, David Brandon, Barbara Cupisti
Producteurs Aristide Massaccesi
Scénaristes Luigi Montefiori
Compositeur Simon Boswell
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Italien
Non
Non
Non

  Critique de Julien Sabatier
  Editeur   Neo publishing
  Edition   Collector
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  87 min
  Nb Dvd  1
   
   

L’histoire

Un tueur en série échappé d’un asile va tenter de décimer des acteurs répétant une comédie musicale dans un vieux théâtre.

Critique subjective

En 1987, Aristide Massaccesi, plus connu sous le pseudonyme de Joe D’Amato, accorde un petit budget à son ancien assistant, Michele Soavi, afin de lui permettre de réaliser son premier long-métrage : Bloody bird. Si le film ne fonctionne guère en Italie, il va connaître une carrière internationale prospère suite à une projection remarquée au mythique festival d’Avoriaz (il y remporte d’ailleurs un prix). Fort de cette reconnaissance, Soavi officiera toujours en tant que directeur de seconde équipe (Terry Gilliam fait appel à lui pour Les aventures du baron de Munchausen) mais aussi comme réalisateur (Dellamorte dellamore). Après une longue page de télévision, le metteur en scène italien a récemment renoué avec le grand écran, signant un Arrivederci amore ciao que l’on dit réussi.

Créé par Mario Bava au milieu des années soixante (avec La fille qui en savait trop ou Six femmes pour l’assassin, les avis divergent), le giallo est la transcription cinématographique d’un genre littéraire très populaire de l’autre côté des Alpes et rendu célèbre par une collection de romans policiers à la couverture jaune (giallo signifie jaune). Au cinéma, les gialli, très codifiés, répondent à deux critères principaux : 1/ la présence d’un assassin prolifique, de préférence ganté de noir et adepte de l’arme blanche, 2/ une hyper sophistication visuelle. Au début des seventies, le giallo connaît une évolution que certains n’hésiteront pas à taxer abusivement de « dérive pornographique ». Le changement est marqué par une démultiplication des meurtres, acte dont le caractère devient aussi plus brutal. Cette évolution est amorcée par Mario Bava lui-même, avec L’île de l’épouvante (1970), puis confirmée avec La baie sanglante (du même Bava) qui, en 1971, stigmatise la radicalisation de certains films du genre. C’est ce dernier titre qui, avec d’autres gialli transalpins, composera le terreau fertile où pourra pousser le slasher (né avec Halloween de John Carpenter), cousin américain du giallo aujourd’hui usé jusqu’à la corde. Lorsque Michele Soavi réalise Bloody bird en 1987, le giallo n’a plus tellement la cote dans son pays natal et seuls quelques rares réalisateurs, dont Dario Argento (autre metteur en scène que Soavi a assisté), continuent à entretenir la flamme. A la sortie de Deliria (le titre original), certains ont parlé d’un retour du slasher en Italie. Ce n’est pas tout à fait exact dans la mesure où Bloody bird emprunte au moins autant au giallo qu’à son pendant yankee. Si le titre qui nous occupe peut être qualifié de « slasher à l’italienne », ce n’est certainement pas un slasher pur jus, son côté latin étant très présent.

Passée une première demi-heure un poil longuette qui permet de justifier la présence d’un tueur en série dans un vieux théâtre où se répète une pièce, le film lâche son boogeyman classieux (costume noir et masque de hibou) assoiffé de meurtre. Ménageant alors un bon suspens, Bloody bird donne vraiment l’impression que le psychopathe peut frapper à tout moment ... et il le fait, surgissant de n’importe où pour signer des meurtres variés, délicieusement sadiques et parfois marqués au sceau de l’humour noir (cf. la tronçonneuse qui tombe en panne d’essence). Visiblement inspiré par les travaux de Dario Argento, Michele Soavi insuffle à son oeuvre une élégance stylisée. La mise en scène est signifiante et les plans, souvent inventifs (on pense notamment à la scène des douches), sont servis par un remarquable travail sur les couleurs et les lumières, un montage au cordeau et une bande sonore soignée. Si le script a bien sûr ses limites, elles sont compensées par une mise en scène du plus bel effet.

Verdict

Depuis sa sortie, Bloody bird bénéficie d’une bonne réputation dans le landerneau fantasticophile. Force est de constater que celle-ci n’est pas usurpée, le métrage tenant toujours bien la route grâce à sa plastique soignée et à son rythme soutenu.


 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   
Un rendu visuel des meilleurs pour un film de 1987. Si l’on peut déplorer un léger manque de piqué (rien de scandaleux cela dit), l’ensemble s’avère très satisfaisant. Aucun défaut de pellicule n’est à déplorer et la colorimétrie est au diapason avec l’ambiance visuelle du métrage. Rien à redire du côté de la compression.

 
  LangueItalien
  Type
  Format2.0
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Français 2.0
2.0 Spatialisation Dynamique Effets surround
 
Deux pistes sonores de bonne facture. En version originale italienne comme en version française, le Dolby Digital 2.0 se révèle efficace. L’ensemble, limpide et bien spatialisé, fait montre d’une bonne énergie malgré des basses (hélas) très peu sollicitées. La version originale possède deux avantages : elle sonne mieux que la VF (plus d’ampleur) et nous évite des doublages moyens.

 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 54 min
  Boitier Amaray avec fourreau cartonné
   
   


- Introduction de Michele Soavi (1 minute) : Un supplément anecdotique puisque beaucoup trop court pour apporter de l’eau au moulin. Une présentation de quatre ou cinq minutes resituant le titre dans son contexte eut été préférable.

- Introduction de Giovanni Lombardo Radice (1 minute) : Même travers que le bonus précédent, sympathique mais sans valeur ajoutée aucune.

- Bloodbath in aquarius (52 minutes) : Un supplément très intéressant au travers duquel le scénariste (Luigi Montefiori), le réalisateur (Michele Soavi) et un acteur (Giovanni Lombardo Radice) évoquent tout ce qui a trait au film, de sa genèse à son accueil par le public.

- Fiche technique.

- Filmographies.

- Galerie photos.


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain