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Zombie
Titre Original Dawn of the Dead
Genre Horreur
Pays Etats-Unis (1983)
Date de sortie 10/24/2002 AM
Durée 114 Min
Réalisateur Romero George A.
Avec David Emge, Ken Foree, Scott H. Reiniger, Gaylen Ross
Producteurs Dario Argento
Scénaristes George A. Romero
Compositeur Goblin
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Anglais
Non
Non
Non

  Critique de Maxstar
  Editeur   Opening
  Edition   Collector
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  114 min
  Nb Dvd  2
   
   

Oubliez la ferme isolée et mise à mal par l'assaut de quelques Zombies dans une proche campagne de Pittsburgh. Le fléau s'est répandu à travers tout le pays, même si la situation reste encore sous contrôle. A Pittsburgh même, les SWAT fouillent inlassablement chaque recoin de la ville et élimine chaque mort vivant qui se présente. Les chaînes de télévision abandonnent leurs programmes et diffusent en masse la liste des abris habitables et encore sains. Cependant, la panique augmente et les Zombies se multiplient bien trop vite. Deux membres du SWAT et deux personnes issues des équipes de TV décident alors de fuir la ville en hélicoptère et atterrissent sur le toit d'un centre commercial dont il vont prendre possession... When There's No More Room In Hell, The Dead Will Walk The Earth!


La trilogie Romero: 3 films qui ont tour à tour posé les bases d'un genre (La Nuit des morts-vivants, 1968), renouvelé, puis clôturé presque définitivement un genre (1985 : Le jour des morts-vivants). Si aujourd'hui, Ô bonheur, le film de zombies semble revenir sur le devant de la scène (Resident Evil, bel hommage au genre... et bientôt un 4ème opus Romero...), c'est bien entre le début des années 70 et le milieu des 80's que le genre battait son plein. Entre le premier film, chef d'oeuvre au message politique osé, et le dernier, trop facilement relégué au titre de "moins bon de la série" alors qu'il pose avec force les derniers jalons d'une humanité divisée qui se complait et s'enferme dans sa propre autodestruction, il y a donc Zombie. Zombie, ou plutôt Dawn of the dead, titre qui colle peut-être mieux au positionnement du film dans la série, film où "l'invasion" se poursuit inaltérablement et où le rapport de force penche de moins en moins en notre faveur. Néanmoins, nous l'appellerons ici Zombie, puisqu'il s'agit du titre officiel du montage européen dont on va parler...


Zombie est en effet une rareté, qui bénéficie de plusieurs montages reconnus comme très bons tout en étant extrêmement différents les uns des autres. Cette version européenne, montée par Dario Argento, est raccourcie d'une vingtaine de minutes par rapport à son homologue américaine. Elle privilégie des plans plus resserrés et un montage frénétique qui profitent essentiellement à l'action, plus présente dans ce deuxième opus que dans les autres. En ce sens, le film s'écarte "un peu" de la série, en présentant au spectateur un point de vue différent de celui que l'on connaît dans les autres films (et dans le montage US). Beaucoup plus subjectif, il privilégie la surprise au détriment d'une réflexion sur l'implacabilité de l'évolution des évènements que l'on avait à travers le découpage effectué par Romero, beaucoup plus lent, et qui donnait au spectateur la toute puissance de l'omniscience.


C'est, peut-être, le seul reproche que l'on pourrait faire à cette version du film. Le reste est totalement, définitivement, absolument grandiose (le mot est facile, certes), à commencer par la bande originale du film, composée par Goblin, groupe alors particulièrement affectionné par Dario Argento. Là encore, elle est différente de celle des autres montages, et particulièrement efficace pour soutenir l'état de tension qui se dégage en permanence du film. Ce montage européen, bien que très tourné vers l'action, reste cependant dans la continuité de l'oeuvre de Romero, en conservant en grande partie l'aspect social du film tel que l'avait voulu le metteur en scène. Après un Night of the living dead où Romero utilisait son film notamment comme un miroir des troubles d'une époque (crise de la famille, ségrégation...), le réalisateur continue avec Dawn of the dead où son propos est plus clair que jamais. La société de consommation, racine sans fin d'un mal inépuisable, engendre le pourrissement des âmes, l'émergence d'une corruption de masse, et une aliénation généralisée.


Plus que jamais, le discours de Romero est fort et passionné. A l'instar d'un John Carpenter qui 10 ans plus tard s'appuiera pour son They Live sur des codes proches (bien qu'évidemment différents de ceux de Romero), c'est à travers l'étranger, ou plutôt l'inconnu (ici les Zombies, chez Carpenter les extra-terrestres), que le mal est isolé. Et à chaque fois, ces étrangers ne sont que le portrait réfléchi de notre quotidien. Romero ne s'en cache pas, c'est d'ailleurs très clairement énoncé dans "ses" films (très fort "We're them, they're us" du remake de La nuit des morts vivants, entre autres). Là où Carpenter s'attaquera violemment aux politiciens véreux et à l'autoritarisme sous toutes ses formes, Romero se concentre lui sur la consommation en tant que réflexe social. Le consommateur devient progressivement ce zombie que Romero nous montre, arpentant nonchalamment les écho-rayons de supermarchés, où la répétition de fausses mosaïques de produits avilit les esprits.


Si cet aspect est dominant dans Zombie, Romero touche également à des points plus intimistes. Il reprend ce qui avait été développé dans le premier film de la trilogie, à savoir cette idée relativement éclairée qui dit que face à l'horreur et à l'angoisse de l'inconnu, les Hommes se divisent et en viennent à se déchirer entre eux. Il aborde même ici le déchirement d'une unité que l'on aurait espéré forte : le couple. Le montage européen s'attarde moins sur cette partie, c'est à mon avis regrettable, même si les coupes effectuées permettent comme on l'a vu plus haut de maintenir un rythme tout à fait extraordinaire. Sacré dilemme, que ce choix de montage, en effet... Le mieux est peut-être de voir toutes les versions, chacune étant de toute façon un monument du cinéma fantastico-social (puisqu'il est de bon ton de classer, classons...) au même titre que les autres films de cette trilogie...


 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.77:1
   
   
La véritable surprise de cette édition. Si on est encore loin du sans faute, on ne peut que se réjouir du travail effectué par Opening pour cette sortie. Il reste des taches de pellicules et autres griffures, mais l'ensemble reste quand même plutôt propre. La définition est relativement correcte et si la compression pêche un peu par moment, cela reste tout à fait acceptable. Les couleurs sont quant à elles plutôt bien saturées, rien à redire à ce niveau. C'est un véritable plaisir de (re)découvrir le film dans ces conditions.

 
  LangueAnglais
  Type
  Format5.1
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Anglais 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
 
La section sonore n'est pas logée à la même enseigne. 4 pistes son, dont deux DTS, c'est déjà le signe quasi-certain d'une absence vraiment marquée entre le Dolby Digital et le DTS à l'arrivée. En VO, l'une comme l'autre, de toute façon, sont assez mauvaises. Du multivanal pour du multicanal, absolument pas naturel; des voix parfois franchement difficiles à comprendre (heureusement que les sous-titres -parfois approximatifs- sont là), etc... La VF est tout aussi nasillarde, avec des voix moins dans le ton, bref, mieux vaut ne pas trop y penser...

 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 145 min
  Boitier Digipack
   
   

Du tout bon! On n'aurait même pas osé l'espérer, mais il est là, le "Document of the Dead", ce fameux doc. de 1h30... A côté de ça viennent se greffer d'autres jolies choses... bref du tout bon...


Le détail :


Document of the Dead (84 minutes)
Le fameux documentaire que l'on espérait tant voir arriver en France... Hé bien c'est fait, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a rien de décevant. Ce document ne s'attache pas exclusivement à Dawn of the dead, mais au travail de Romero durant une grande partie de sa carrière (jusqu'au tournage de Deux yeux maléfiques à peu près). Passionant d'un bout à l'autre, il l'est à la fois pour les nombreux détails évoqués au cours du tournage de Zombie, mais également pour la vision assez noire de la fin du documentaire, qui nous montre un Romero en proie au doute, sur son propre statut, et à propos du contrôle qu'un metteur en scène peut avoir (ou non, malheureusement) sur ses films...


Les effets spéciaux de Zombie décryptés par Benoit Lestang (17'46)
Le maquilleur français revient sur les effets spéciaux du film et notamment sur le travail de Tom Savini. De nombreux exemples viennent appuyer son propos.. Très intéressant...


Commentaire de Eric Dinkian sur quelques scènes du film (16'44)
Passionnants commentaires expliquant les différentes prises de position d'Argento par rapport au montage original de Romero. Les exemples sont frappants et permettent de séparer définitivement ces deux montages, jusqu'au sens qu'ils donnent au film.


Interview de Jean-Pierre Putters (18'40)
L'ex-rédac chef de Mad Movies répond à une série de questions sur Zombie et sur la carrière de Romero en général. Là encore, de nombreuses choses intéressantes sont passées en revue, de la position du film dans la trilogie à l'accueil du film lors de sa sortie, en passant l'influence du film sur le cinéma de genre, etc...


Bande annonce du film en VOST, recadrée 1.33:1


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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain