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Les Sentiers de la perdition
Titre Original Road to perdition
Genre Policier
Pays Usa (2002)
Date de sortie 3/12/2003 1AM
Durée 125 Min
Réalisateur Sam Mendes
Avec Tom Hanks, Paul Newman, Jude Law, Jennifer Jason Leigh, Stanley Tucci
Producteurs Richard D. Zanuck, Dean Zanuck, Sam Mendes
Scénaristes David Self
Compositeur Thomes Newman
Format Dvd 9
Site Internet Le site officiel
Informations
Complémentaires


Anthony LaPaglia a joué dans certaines scènes des Les Sentiers de la perdition le rôle d'Al Capone. Mais il a été décidé que le gangster ne devait pas apparaître dans le film, et la performance d'Anthony LaPaglia a tout simplement été supprimée au montage final. Le nom de l'acteur est néanmoins crédité au générique, dans le cadre des remerciements.
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Oui
  Anglais
Oui
Non
Non

  Critique de José Evrard
  Editeur   Fox pathé europa
  Edition   Simple
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  125 min
  Nb Dvd  1
   
   

Synopsis
En 1930, deux pères : Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs.
La jalousie et l'esprit de compétition les plongent dans une spirale de violence aveugle dont les premières victimes sont la femme de Sullivan et son fils cadet Peter.
Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance et l'espoir de conjurer l'enfer. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.
Critique subjective
L’origine de l’histoire qui réunit….
Avant de devenir un film, Les Sentiers de la perdition est un comics créé par Max Allan Collins. Celui-ci avoue avoir été inspiré et influencé par un classique de la bande-dessinée japonaise intitulé Lone Wolf and Cub, qu'il considére comme étant un chef d'oeuvre du genre. A travers Les Sentiers de la perdition, l'auteur voulait rendre hommage à ce grand manga. De la même manière, au cinéma, sa principale source d'inspiration est asiatique, à savoir le style de John Woo.  Avant de devenir un des plus grands réalisateurs contemporains, Saut Mendes était déjà un metteur en scène parmi les plus côtés du théâtre contemporain. II a ainsi mis en scène à Londres et à New York de nombreux spectacles à succès parmi lesquels Cabaret (dans laquelle évoluait l'actrice Jennifer Jason Leigh. C'est par l'intermédiaire de cette rencontre professionelle que l'actrice s'est vue confier un rôle dans Les Sentiers de la perdition)., The Bine Room avec Nicole Kidman. Ce travail sur scène lui a ainsi permis (le récolter plus de 15 récompenses internationales. En 1999, il réalise son premier film, American Beauty, immense succès critique et populaire, couronné entre autres par l'Oscar' du Meilleur Film et des dizaines de prix de par le inonde.
Avec Les Sentiers de la Perdition, Sam Mendes signe son deuxième coup de maître, imprégnant le film, par sa direction d'acteurs, sa mise en scène et ses images d’un travail minutieux.


….Tom Hanks en tueur à gages….
Les Sentiers de la perdition offre à Tom Hanks un role contradictoire : l'occasion d'élargir encore un peu plus le registre de ses interprétations. C'est la première fois que l'acteur américain incarne un personnage très sombre et violent dont le métier est de tuer. Dans le scénario, son personnage Michael Sullivan est surnommé " l'ange de la mort ".
Tom Hanks découvre le projet Les Sentiers de la Perdition via Steven Spielberg. Désireux de jeter un oeil sur le traitement scénaristique de David Self, Tom Fardes le lit d'une seule traite et se montre enthousiaste. "Cette histoire, qui aurait pu être si familière, était totalement imprévisible", avoue t-il. 'le nie demandais comment ils s'y prendraient pour traiter de l'époque et lui rendre justice". Sa rencontre avec Sam Mendes fut le déclencheur. Rapidement, Hanks accepte le rôle et se met dans la peau de Michael Sullivan. Un anti-héros sombre, mystérieux et opaque.
….Paul newman en Caïd….
Pour incarner John Rooney, le "patriarche" mafieux et père spirituel de Michael Sullivan, la production fait appel à Paul Newman. L'acteur insuffle au personnage de Rooney tout son savoir-faire et son aura légendaire. Connu pour être très sélectif quant aux choix de ses rôles, Paul Newman se montre emballé par le film et par son personnage. L'acteur y voit l'occasion d'interpréter un homme déchiré par le doute et écrasé par le destin.Paul Newman s'est forgé une réputation de monstre sacré du cinéma. Un statut que sa prestation dans Les Sentiers de la Perdition vient confirmer au plus haut point. Sam Mendes, a été très impressionné par l'expérience de Paul Newman : "Paul n'arrête pas de peaufiner son interprétation. Il arrivait sur le plateau après avoir passé de longues heures dans sa loge sur des détails infinitésimaux. Ce soin, cette vigilance sont encore plus remarquables si l'on songe à la carrière qu'il a menée. Chacun a ressenti sa présence sur le film comme un immense privilège."

… et un Jude Law inquiétant.
Jude Law s'est fait connaître avec le thriller d'anticipation Bienvenue à Gattaca. Très vite, il enchaîne rôle sur rôle. Il apparaît dans Stalingrad ou encore récemment dans intelligence Artificielle de Steven Spielberg. Dans Les Sentiers de la Perdition, il est Maguire, photographe de presse et tueeur professionnel. Un homme trouble, discret et très dangereux lancé sur les traces de Michael Sullivan et de son fils. Un personnage taciturne que le physique innocent de Jude Law rend encore plus inquiétant.
Une réunion de talents pour…
Après "American Beauty" avec Kevin Spacey (qui avait obtenu un Oscar pour le rôle), Sam Mendès devait prouver que la réussite de son premier film ne devait rien au hasard. Le cinéaste a mis toutes les chances de son côté en s'entourant d'une équipe de choix. La subtilité est de mise jusque dans le titre, dont le sens est double : Perdition est à la fois le nom de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan et son fils, mais également une expression métaphorique de l'Enfer, la route dont Sullivan espère bien détourner son enfant... La mise en scène est excellente en tout point , les image sont comme ciselées, travaillées comme des tableaux.
….Un film de gangsters réussi ?
Le positionnement marketing du film est ambigu, il est présenté comme un film très important ? Et par certains points c’est vrai mais le scénario de David Self (déjà coupable de celui d’Hantises et de « Thirteen Days » ) posséde des béances énormes que le réalisateur comble comme il peut : ce qui confère une certaine lenteur au film. Il est légitime d’être impatient de voir Hanks dans son premier rôle de méchant : il tue des gens, en effet. Froidement, en effet. Mais il le fait à contrecoeur et n’est pas sadique comme Maguire. La filiation est importante dans ce film, les sentiments et les affaires se mêlent et deviennent excessifs deux pères : Michael Sullivan, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs.. Demander à un père de tuer son fils renvoie à la Bible et à Abraham mais John Rooney n’est pas Dieu et ne mérite pas un tel sacrifice donc. On pourrait réduire ce film çà une histoire de trahison avec des mitraillettes et le folklore du Chicago des années 30 mais l’ambiance du film est noire et oppressante. Ne cherchons pas à comparer ce film avec American Beauty, si vous le faites vous ne pourrez qu’être déçu .Ce deuxième film est noire, dramatique et nous fait redécouvrir le monde inquiétant de la prohibition américaine, et par là même le film est froid et le spectateur a un peu de mal à s’émouvoir... Sam Mendés a décidément plus d’une corde à son arc. Et il fait mouche deux fois de suite. Bravo. Mais on était en droit de s’attendre à un peu mieux car ce film nous laisse sur un sentiment de faim indéfinissable.
Un dernier mot
Ce film est un polar à l’ancienne qui prend le temps de raconter ce qu’il à a nous montrer.

Une tentative intéressante. Un film important, non.


 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Conrad L. Hall , décédé en janvier 2003, était sans doute un des plus grands directeurs de la photographie contemporains, 2 fois couronné aux Oscars' pour Butch Cassidy et le Kid et American Beauty. Les Sentiers de la Perdition est ainsi sa deuxième collaboration avec Sam Mendes, offrant au filin une photo très stylisée, tout en clair-obscur, enrichie d'une palette de gras et sépia. Une texture visuelle "à l'ancienne" parfaitement retranscrite par ce DVD. Le transfert semble refléter les souhaits de lumière et d’éclairage voulu par le réalisateur tel qu’il le mentionne dans le commentaire audio. C’est un film noir dans le fond  et dans la forme avec une prédominance de gris, de vert et de brun., la palette des couleurs est ainsi volontairement réduite mais les détails des ombres sont superbes. Image remarquable.


 
  LangueAnglais
  Type
  Format5.1
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
 

Pas de tempête sonore, ici mais plutôt une répartition judicieuse qui sert à merveille la musique de Thomas Newman, habile mélange de musique classique et de folklore celtique. Par sa musique, Thomas Newman donne aux images magnifiques de Sain Mendes une force et une intensité supplémentaire Le caisson soutient les gunfights et donne un coup de main à la bande sonore. La scène frontale est parfaitement découpée et les dialogues, l’aspect le plus important du film, sont remarquablement clairs et intelligibles pendant toute al durée du film. Lors des scènes d’envolées les surrounds sont judicieusement mises à contribution.


 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 25 min
  Boitier Amaray
   
   

Menu et interactivité

Les menus sont sonorisés avec la très belle musique de Thomas Newman et les sous menus sont animés avec des scènes du film en arrière plan. Petit bug, le film démarre en anglais par défaut.


Bonus :
• Le commentaire audio de Sam Mendes :
Sam Mendes profite de ce commentaire pour distiller beaucoup d’informations techniques au fil du film. La traduction et le sous-titrage en rendent pas vraiment justice au commentaire.




• 11 scènes coupées, commentées par Sam Mendes : 19 minutes de scènes coupées où on ne peut accéder à l’intégralité des scènes les unes à la suite des autres. La qualité de ces scènes est proche du rendu final. Mendes explique parfaitement al raison de ces coupes sombres et surtout al disparition du personnage d’ Al capone, sa présence ayant été jugé plus menaçante s’il n’apparaissait pas à l’écran. Ses scène ssont en Anglai set vous aurez bien du mal à afficher les sous-tittres de l’extrait plus les sous-titres de l’intervention du réalisateur, à voir deux fois donc.



• Le Making Of
: 24 minutes typiques d’un produit hollywoodien que l’on peut qualifier de Making of mais qui ressemble beaucoup plus à de la promotion et qui pedt toute valeur dès qu’on a visionné le film. Au travers d’interviews d’acteurs et de membres de l’équipes ; on apprend qu’ils sont tous formidable, rien de plus et c’est un peu désagréable pour ce type de film.



• La galerie de photos :
50 photos qui révèlent bien le caractère ciselée de la mise en scène de Mendes et al photographie de Hall



• Les biographies et les notes de production :
Cette section des Bonus est entièrement en anglais. C’est extrêmement dommageable puisque les notes de production sont le plus souvent passionnantes.


Un dernier mot sur les bonus

Très décevant, ils laissent présager une édition future. Politique que l’on ne peut que désapprouver surtout pour un film de cette « importance ».


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain