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Rivière noire
Titre Original Kuroi Kawa
Genre Drame
Pays Japon (1957)
Date de sortie 9/26/2007 1AM
Durée 115 Min
Réalisateur Masaki Kobayashi
Avec Fumio Watanabe, Ineko Arima, Tatsuya Nakadai, Asao Sano, Seiji Miyguchi
Scénaristes Zenzo Matsuyama, Takeo Tomishima
Compositeur Chuji Kinoshita
Format Dvd 9
Site Internet Wild Side Video
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Non
Non

  Critique de Warren GRANGE
  Editeur   Wild side video
  Edition   Simple
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  115 min
  Nb Dvd  1
   
   

L'histoire :

Nishida, étudiant sans le sou, emménage dans une misérable pension de famille de banlieue, près d’une base militaire américaine. Prostitution et marché noirs rythment la vie du quartier où le yakuza Jo (Tatsuya Nakadai) fait régner la terreur. Un jour, la propriétaire décide de revendre son terrain à un investisseur pressé. Elle charge le terrible Jo et sa bande d’expulser ses locataires. Nishida refuse de quitter les lieux, moins par solidarité avec les malheureux pensionnaires que par défi envers Jo : il veut lui reprendre Shizuko, violée par le yakuza et devenue esclave de ses sentiments ambigüs.


Critique artistique :

Un des cinéastes les plus méconnus du japon se voit rééditer dans la collection "Les  introuvables" de Wild Side. C'est "Rivière Noire" son premier film après-guerre, qui  se voit restauré aujourd'hui. On aurait pu s'attendre à la réédition de sa célèbre  trilogie, qui lui vaudra la reconnaissance internationale lors de sa sortie . Mais il  n'en est rien, revenons donc sur cette oeuvre qui n'est pas non plus son premier  essai. Rivière noire (Kuroi Kawa) réalisé en 1957, incarne très bien la filmographie  du réalisateur puisque prenant place entre les années 40 et 60, une période récurrente  dans l'oeuvre de Masaki Kobayashi. Méconnus peut-être, mais pas inconnu Masaki  Kobayashi que l'on surnommait aussi le plus français des réalisateurs japonais quitte  son île natale pour venir étudier son art en France avec l'espoir de travailler  auprès de François Truffaut pour qui il voue une certaine admiration, malheureusement  celui-ci est aux Etats-Unis. Habitué des films au réalisme social, sa filmographie  voit aussi des essais dans le genre fantastique avec notamment "Closing Time" qui  reçut le Grand Prix du 8eme Festival du Film Fantastique de Yubari. 

Rivière Noire, se place donc dans la veine du film social que Masaki Kobayashi  affectionne. En effet, on s'attarde ici sur la classe des miséreux, les laissés pour  compte, ceux qui ont perdu la guerre, les survivants en fin de compte... Un sujet  très peu souvent abordé dans le cinéma et même l'art japonais en général. Les échos  sur le thème des "délaissés par la société" ne sont pas légion et c'est ainsi qu'on  en vient assez rapidement à le comparer à un "Dodes Kaden" ou "Les Bas Fonds" du  maître Akira Kurosawa ou encore au travail de Mizoguchi pour ses portraits féminins  déchus. Il se place dès lors comme un des réalisateurs engagés du Japon qui ne fait  pas dans le compromis au risque de déplaire à une partie du public.

La justesse du  propos et la direction des acteurs crée autour de ce film cette impression de  réalisme presque documentaire. On discerne déjà là un grand talent dans la mise en scène et dans le découpage cinématographique, annonciateurs des futurs très bons films de Masaki Kobayashi. On découvre d'ailleurs des acteurs qui deviendront célèbres  par la suite ainsi on peut voir Tatsuya Nakadaï (Ran, Kagemusha) âgé de 27 ans, Fumio  Watanabe que l'on retrouve chez Ozu, Ineko Arima aussi dans Fleur d'Equinoxe  (Higanbana)  d'Ozu et Chrysanthèmes tardifs (Bangiku) de Mikio Naruse. À noter aussi  que Nagisa Oshima à qui l'on doit Furyo, Tabou ou encore L'empire des sens, fut  présent sur le tournage en tant qu'assistant réalisateur.

L'immersion dans ce Japon en crise est donc quasi parfaite, sans être un chef  d'oeuvre comparable aux autres grands maîtres du cinéma japonais, il n'en reste pas moins un très bon film qui ravira les curieux de cette  période très peu traitée dans le paysage culturel japonais. Un rappel poignant qui  souligne les moments de crise que les survivants d'après-guerre ont du traverser.  Sans jamais être moralisateur Masaki Kobayashi trouve ici un ton approprié à ce   drame délicat et qui arrive à exprimer le réel sans jamais l'idéaliser bien  qu'officiant dans un carcan de fiction.

Verdict :

Un film au réalisme poignant qui dépeint une situation instable dans un Japon d'après  guerre honteux, avec de très bons jeux d'acteur dont particulièrement celui de Tatsuya  Nakadaï et d'Ineko Arima, le couple maudit. Une vision sombre qui dépeint les  spéculations du logement au profit des yakuzas locaux et autres opportunistes. Un  film réussi qui marque par sa simplicité de narration et le pathétisme qui s'en  dégage.



 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 4/3 n&b
  Format Cinéma 1.37:1
   
   

La copie du film qui a servi au télécinéma était de bonne qualité. La compression  n'en souffre quasiment pas et aucun algorithme de compression n'est décelable. Un  travail honnête quand on sait que les films noir et blanc possèdent moins  d'informations à encoder que ceux en couleur. Les contrastes sont bien ajustés et ils  vous sera nécessaire de vous assurer que votre matériel est bien calibré pour pouvoir  en bénéficier au maximum. À noter cependant quelques variations de luminosité sur  certaines scènes certainement du à la version d'origine, on aurait aimé que le  travail de restauration corrige ces erreurs.



 
  LangueFrançais
  Type
  Format1.0
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
 

Comme souvent dans ce genre de sorties, la restauration s'attarde sur l'image et moins sur le son. L'unique piste vo est donc en mono mais la dynamique générale du film est assez bien retranscrit, les dialogues sont très perceptible tandis que les ambiances ainsi que les musiques restent elles aussi intelligible.



 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 0 min
  Boitier Amaray
   
   

Pas grand chose du côté des suppléments. Une galerie photo issue du tournage, une  filmographie complète du réalisateur et quelques liens internet, rien  d'incontournable. En revanche, les menus sont de toute beauté à l'accoutumée chez  Wild  Side pour leur collection "les introuvables".



Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  


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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain