Synopsis En route pour célébrer son mariage avec le roi Arthur, Guenievre tombe dans une embuscade. Elle ne doit son salut qu'au courage d'un jeune aventurier nommé Lancelot Entre eux naît un amour impossible... Fasciné par la bravoure de Lancelot, Arthur l'élève au rang de Premier Chevalier de la Table Ronde, pour combattre le renégat Méléagant qui met le royaume à feu et à sang
Critique Subjective Le roi Arthur sauce Hollywood Le cycle de légendes arthuriennes a connu de nombreuses adaptations plus ou moins réussis, Excalibur de John Boorman par exemple ou plus proche de nous Kaameloot d’Alexandre Astier sur le mode parodique. Pourquoi cette légende est-elle aussi vivace dans nos esprits ? Sans doute parce qu’elle mêle une histoire de triangle amoureux (Lancelot / Arthur / Guenièvre), un fond médiéval proche de l’héroic fantasy et une histoire fantastique et mythologique, celle du Graal.
Et donc ? La bonne idée du film est de replacer tout ceci dans le contexte de l’époque (violence, insécurité, pillage et tentative d’Arthur d’avoir un pouvoir central, fort en en paix) et de donner un vrai rôle de femme forte et de souveraine à Guenièvre. Le film tente aussi de faciliter l’identification aux héros en nous les montrant souffrant et trahis dans leur amour. Mais tout ceci manque terriblement de souffle épique et la reconstitution historique pêche un peu et Camelot ressemble plus à une ville fortifié du XVIII ème qu’ au véritable Camelot. A part Sean Connery qui tire son épingle du jeu, Richard Gere apparait un peu falot dans le rôle du héros légendaire. De plus la réalisation plate au possible frise le ridicule bien trop souvent, quand Arthur est en colère, le réalisateur (Jerry Zucker des Zucker, Abrahams et Zucker, responsable des Y-a-il…) nous fait un fondu d’un brasier qui apparait dans son œil.
Un dernier mot Un film sans prétention à regarder les soirs de pluie.
|