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Saw 3 (Director's cut)
Titre Original Saw III
Genre Horreur
Pays Etats-Unis (2006)
Date de sortie 3/6/2008 12M
Durée 115 Min
Réalisateur Darren Lynn Bousman
Avec Tobin Bell, Shawnee Smith, Donnie Wahlberg, Dina Meyer
Producteurs Gregg Hoffman
Scénaristes Leigh Whannell
Compositeur Charlie Clouser
Format Dvd 9
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Oui
Oui
Non
  Anglais
Non
Non
Non

  Critique de Julien Sabatier
  Editeur   Metropolitan
  Edition   Collector
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  115 min
  Nb Dvd  2
   
   

L’histoire :

A l’article de la mort, Jigsaw n’a pas dit son dernier mot et entreprend de sonder la capacité à pardonner d’un homme dont le fils a été accidentellement tué.

Critique subjective :

Petit retour en arrière. Le 22 novembre 2006, Saw III débarque dans les salles de l’hexagone, assorti d’une interdiction aux moins de 18 ans. La nouvelle est tombée peu de temps avant la diffusion du film en France. Explication ? « La violence et le sadisme incessant et insoutenable de scènes s’apparentant explicitement à des tortures physiques et morales justifient pleinement cette décision d’interdiction ». Rappelons que le 12 juillet 2001, un décret avait restauré la possibilité d’interdire un film non pornographique aux moins de 18 ans. Deux cas de figure : des scènes de sexe trop explicites ou une violence extrême. Saw III sera le premier film interdit aux mineurs pour la seconde raison. Doit-on considérer cette jurisprudence comme la marque d’un durcissement de la censure, voire même d’un retour à un certain ordre moral ? Un élément, au moins, laisse à penser que oui : la classification française est plus sévère que le visa américain. Un fait rarissime. Réputée pour son conservatisme, la MPAA (Motion Picture Association of America) n’a classé le film « que » R, soit interdit aux moins de 17 ans non accompagnés. Voilà qui n’est pas sans rappeler, aussi,  une sombre époque où, en France, des films comme Massacre à la tronçonneuse, Zombie ou Mad Max se voyaient flanqués d’un visa X infâmant.

Quid de la violence dans ce troisième volet de Saw ? Des scènes très graphiques, il y en a bien quelques-unes unes mais nous ne sommes certainement pas en présence du film gore ultime. On relève un passage relativement impressionnant, sévice à base d’anneaux dans le corps reliés à des chaînes, ainsi qu’une opération (consentie) du cerveau autrement plus sanguinolente qu’une recette de Joël Robuchon, mais rien d’insoutenable ou de traumatisant pour le commun des mortels (ou alors vous avez votre carte chez Familles de France et là, on ne peut vraiment plus rien pour vous). Toutes ces séquences de violence sont qui plus est grandement désamorcées par un montage frénétique (procédé employé sur Saw I pour contourner la censure et réutilisé par la suite afin de contenter un public qui avait apprécié la chose !) ainsi qu’un côté résolument « train fantôme ». Pas bien plus corsé que ses deux prédécesseurs (pourtant sortis eux aussi après le décret de 2001), Saw III a donc écopé d’un visa qui, non content d’être exagéré, s’avère également incohérent.

Sorti sur les écrans en 2004, Saw (James Wan), thriller horrifique malin, avait créé l’événement. Porté sur le sadisme et sous bonnes influences (le titre s’inscrivait notamment dans l’esprit de certains gialli italiens), Saw premier du nom entérinait définitivement la fin d’un second degré « screamesque », démontrant que l’horreur gore et premier degré pouvait encore s’attirer les faveurs d’un très large public. Le film ayant engrangé une petite montagne de billets verts, le studio mît rapidement des suites en chantier. C’est ainsi que virent le jour un Saw II réalisé par Darren Lynn Bousman en 2005 et ce fameux Saw III, signé du même réalisateur (troisième volet qui ne sera pas le dernier titre de la franchise, loin de là …). S’inscrivant dans un « univers Saw » désormais bien jalonné (voir la superbe séquence avec les porcs en putréfaction), ce troisième opus se montre assez redondant. On y retrouve cette immuable construction narrative : un enchaînement de tortures et de pièges parachevé par un inévitable twist final. La trame n’apporte rien de bien nouveau (elle aurait même plutôt tendance à regarder en arrière à travers moult flash-backs) et la mise en scène n’évolue guère (on déplore encore et toujours ce montage ultra-cut inapproprié). Supérieur à un mauvais Saw II (c’est indéniable), ce troisième opus n’en demeure pas moins un titre moyen, autant dire que l’on est loin de la flamboyante série B qui ouvrait la saga.

Verdict :

Distillant un message faussement profond sur le pardon, Saw III est réduit à une simple succession de sévices (réussis) se terminant par un rebondissement final (à tendance involontairement comique … « Il avait tout prévu »). Le premier Saw allait au-delà de ce schéma basique. A la vue de ses deux suites, variantes qui ne renouvellent jamais le concept global, on est donc en droit de se poser cette question : le film de James Wan ne se suffisait-il pas à lui-même ?

N.B. : En France, la Director’s cut de Saw III est identique à la version salles.



 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.85:1
   
   

Un pressage DVD très propre et extrêmement fidèle aux choix artistiques du réalisateur. La colorimétrie est idéalement gérée. On retrouve l’étalonnage sombre et glauque (le film est à dominante verdâtre) du métrage, ainsi que sa granularité particulière. La compression survole l’ensemble en mode furtif.



 
  LangueAnglais
  Type
  Format5.1
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Français 6.1
6.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
 

Trois pistes sonores (VF en DD 5.1 et DTS, VO en DD 5.1) du tonnerre. Avec une sacrée profondeur (les basses impressionnent), une puissance rare et une spatialisation affûtée, l’immersion auditive est garantie. Le soin apporté par les techniciens aux bruitages du film est particulièrement palpable. Les craquements d’os et autres sons de chairs déchirées sont des plus efficaces.



 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 73 min
  Boitier Amaray
   
   

- Le commentaire audio de Shawnee Smith et Tobin Bell : Ironie du sort, le seul commentaire en version originale sous-titrée se trouve être le moins intéressant du lot. Sympathiques (bien que l’on sente qu’ils se plient à une obligation contractuelle dont ils ne raffolent guère), les deux comédiens se montrent peu éclairants et souvent contraints de meubler comme ils le peuvent. Quelques éléments à grappiller ça et là dans un supplément globalement dispensable.

- Le commentaire audio du réalisateur Darren Lynn Bousman et du comédien J. LaRose : Un commentaire dénué de sous-titres français (contrairement au précédent, en voilà de la cohérence éditoriale …), à croire que cela doit coûter extrêmement cher. Bonus intéressant cela dit (les anglophones, seuls, apprécieront).

- Le commentaire audio du co-producteur exécutif et scénariste Leigh Whannell : Encore un commentaire en VO non sous-titrée. Dommage car il s’agit du plus intéressant des trois, Whannell ayant une très bonne vue sur la franchise et une indéniable connaissance du genre horrifique.

- Les bandes annonces (14 minutes).

- Les énigmes du tueur au puzzle : Six séries d’énigmes portant sur les trois premiers opus de la saga. De quoi ravir les fans de la franchise.

- La création de l’horreur (14 minutes) : Encore un supplément à destination des aficionados puisqu’un spécialiste des effets de maquillage nous explique comment se grimer en victime de Jigsaw à moindre coût. Intéressant.

- « Killer inside » par Hydrovibe (3 minutes) : Une chanson extraite du film.

- Choisissez votre supplice (38 minutes) : Modules commentés sur la conception technique des pièges vus dans Saw II et Saw III.

- Les coups de cœur : Les principaux architectes de la saga Saw expliquent respectivement quels sont, pour eux, les meilleurs scènes / répliques / pièges. Encore une fois, les fans ne pourront pas dire que l’on n’a pas pensé à eux.

- Saw IV teaser (4 minutes).



Bonus
  Livret
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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain