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Casablanca driver
Genre Comédie
Pays France (2005)
Date de sortie 1/15/2005 1AM
Durée 83 Min
Réalisateur Maurice Barthélemy
Avec Maurice Barthélemy, Dieudonné , Isabelle Nanty, Sam Karmann, Chantal Lauby, Alain Chabat, Patrick Chesnais, Tom Novembre
Producteurs Bruno Lévy
Scénaristes Maurice Barthélemy
Format Dvd 9
Critique Cinéma Casablanca driver
 

Langues
  PCM Label Film Bonus Commentaire
  Français
Non
Non
Non
  Anglais
Oui
Non
Non

  Critique de Frédéric Deschryver
  Editeur  
  Edition   Standard
  Label  
  Zone  2
  Durée Film  83 min
  Nb Dvd  1
   
   

L’histoire

Casablanca Driver est un garçon très spécial. Personne ne le comprend. Casablanca Driver est le pire boxeur de tous les temps, ou du moins de cette année 1969. Casablanca Driver s’est en effet découvert très tôt une passion pour la boxe, et s’est mis en tête d’affronter le super champion de l’époque : Jimmy la Renta. L’issue du combat semble inévitable, mais pourtant…


Critique subjective

Tout droit sorti de la bande des Robins des Bois, et après quelques essais sur le grand écran en tant qu’acteur, Maurice Barthélemy endosse, avec Casablanca Driver, le double costume d’acteur (principal) et de réalisateur. Triple même, puisqu’on le retrouve également à l’écriture de cette comédie qui raconte l’histoire de Casa, boxeur pitoyable, incompréhensible et incompris, qui s’exprime dans un sabir où l’on reconnaît quelques fragments de français, l’anglais ou d’espagnol. Le choix fut fait de raconter l’histoire, qui se situe dans les années 70, à la façon de l’émission "Hollywood stories", sur un faux documentaire, mêlant vraie-fausses images d’archives, émissions TV, clip, fausses pubs ou interviews et témoignages des proches. L’humour employé est non sensique, burlesque, et on pense plus à Buster Keaton ou Harold Lloyd qu’au très moyen RRR! que nous avaient servi les Robins. Maurice Barthélemy, qui déborde d’idées, puise un peu partout dans ses références, et on reconnaît ici ou là quelques inspirations, comme "Prend l’oseille et tire toi" de Woody Allen, ou l’ensemble des film de ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker). Pour mener à bien cette folle entreprise, notre Réalisateur est secondé par une belle brochette de seconds rôle, dont ses petits camarades des Robins venus lui prêter main forte. On appréciera un superbe Dieudonné, en "Don King du pauvre", ou Alain Chabat venu jouer les psy, plus quelques invités comme Dominique Rocheteau ou Plastic Bertrand, venus jouer le jeu. La palme revient à Christian Morin venu tenir le rôle d’un animateur ringard. Casablanca Driver se retrouve avec beaucoup d’atouts en mains, finalement très bien exploités. Todo match!


La genèse du film

C’est en voyant "When we were kings" que l’idée de Casablanca Driver, et de l’univers de la boxe en particulier est venue au réalisateur Maurice Barthélemy: "Au lieu de raconter l'histoire du meilleur boxeur, en l'occurrence Mohammed Ali, filmer celle du plus mauvais de tous les temps, Casablanca Driver. Imaginez si j'avais vu un documentaire animalier, le sujet aurait été différent ! L'idée d'un faux documentaire m'amusait bien. Et le milieu de la boxe est propice au burlesque : Keaton, Chaplin ou les Marx Brothers en ont fait la preuve. Un univers où on peut allègrement se prendre des gamelles et, en même temps, c'est un sport magnifique à filmer, très esthétique".


Le personnage principal

Le réalisateur/acteur s’est inspiré, pour le personnage de Casa, de son beau-père, un Cubain, qui dit réellement "Todo match!", ce qui veut dire : "Tout va bien, tout marche". "Casa, explique Maurice Barthélemy, est un personnage de burlesque muet. Sa manière de s'exprimer est tellement incompréhensible que ça le prive littéralement de parole. On est plus dans la référence Harold Lloyd, Buster Keaton, Charlie Chaplin, qu'autre chose. En opposition à Mohammed Ali, qui était un personnage excessif, exubérant, avec une façon de s'exprimer assez étonnante, j'ai pensé que l'inverse serait quelqu'un que personne ne comprend".


Les influences américaines

"Je me réfère très clairement aux documentaires américains des années 1970. Les vieux docus ont une esthétique particulière : 16 mm, qualité de l'image aléatoire, décors de mauvais goût pour les interviews, des archives pauvres... J'ai décliné l'univers 1974 sur tout le film. Et puis je voulais placer le personnage dans une réalité historique. L'enfance de Casablanca remonte aux années 50, l'adolescence aux années 60, le combat est en 1969 et les témoignages en1974. Comme je ne pouvais avoir des effets spéciaux à la FORREST GUMP, montrer, par exemple, Casablanca serrant la main de Kennedy, je me suis limité à reconstituer l'attentat de Dallas. Sauf qu'au lieu de se faire tirer dessus, Casa se prend un vélo d'appartement sur la gueule. Pour cette scène, j'ai revu JFK, puis j'ai carrément téléchargé sur le Net les images du film de Zapruder. Comme lui, j'ai essayé de tourner la séquence en super-8, mais ça ne donnait rien. Je me suis rabattu sur le 16 mm, puis, au montage, j'ai ralenti l'image, accentué les contrastes, augmenté le grain".


Le look seventies

L’action se déroule au début des années 70, donc il était nécessaire de forcer, voir caricaturer le look de l’époque. "À partir du moment où on avait choisi le contexte des années 70, je me suis appuyé sur les films de la Blaxploitation, dont SHAFT, pour décliner les costumes de chacun. J'ai également incité la costumière, Anne Schotte, à revoir MEURTRE D'UN BOOKMAKER CHINOIS. Après quoi, elle a dégoté un stock de fringues dans cet esprit. Les acteurs avaient le droit de choisir, la moindre des choses si on veut qu'ils s'approprient leur personnage (…) Pour qu'un univers soit crédible, il faut chiader la moindre chose. D'où l'importance accordée aux accessoires. Chaque image est chargée d'informations. Visuelles ou sonores. Une interview qui, sur le tournage, se déroule dans une ambiance neutre, j'y ajoute au montage son une sirène ou un métro aérien façon Chicago, et la scène est immédiatement enrichie".


Verdict

Pour un premier essai à la réalisation, Maurice Barthélemy gagne son pari. Humour décalé, loufoque, absurde, avalanche de gags, multiples références cinématographiques, une réussite. Alors, certes, l’humour à la Robin des Bois peut déconcerter, ce qui est compréhensible. Mais ce type d’humour aussi réjouir, alors si tel est le cas, pourquoi se priver d’une telle comédie?




 
  Définition
  Couleurs
  Compression
   
  Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
  Format Cinéma 1.77:1
   
   

Une image de qualité honorable proposée dans son format 1:77. Les couleurs sont vives avec un bon piqué.  La définition est correcte. Il faut néanmoins signaler une compression pas toujours maîtrisée, et qui provoque quelques artefacts dans les arrières plans.




 
  LangueFrançais
  Type
  Format2.0
  Spatialisation
  Dynamique
  Surround
  
   Français 5.1
5.1 Spatialisation Dynamique Effets surround
 

Pour un film de cette catégorie, il faut reconnaître que la bande son a été particulièrement soignée. Les dialogues sont très clairs et bien intégrés à l’ensemble. Les bruits d’ambiance, la musique, tout y est très bien mixé. La répartition sonore a été également soignée. En effet les enceintes arrières sont également de la partie, sans effet spectaculaire, mais tout de même.




 
  Supléments
  Menus
  Sérigraphie
  Packaging
 
  Durée Bonus 71 min
  Boitier Amaray
   
   

Voilà une édition soignée, avec une section bonus très bien fournie, présentée sur des menus fixes (à part pour le chapitrage), au look très 70s en lien direct avec le film. Les menus sont eux même écrits dans la langue obscure de Casablanca Driver, mais rassurez-vous, on s’y retrouve très vite! D’ailleurs un lexique vous est même proposé!

Sous le nom El lex, se cachent donc deux pages d’un mini dico Casablanquien/Français

El commente de mi: ça dure 6mn, ça ressemble à un commentaire audio, mais rapidement on comprend la supercherie. Il s’agit d’un faux commentaire audio, le narrateur étant: Casablanca Driver lui-même.

El no bonn’: d’une durée de 9mn26, dans cette section sont rassemblées et mises bout à bout, les séquences inutilisée. Un mélange de scènes coupées et de bêtisier. A voir, pour les performances d’acteurs.

Les couv: un montage animé des fausses couvertures de magazine mettant Casa à l’honneur

La galeria: galerie de photos montée en une séquence vidéo de 3mn47.

La making de Casa: le point central des suppléments. Durant 47mn39, on suit l’équipe de réalisation, les acteurs sur les plateaux, durant les réunions, les tournages. Beaucoup d’interviews. Un très bon making of plein d’humour.

Et si vous regardez bien, sur la page bonus, vous voyez quatre chiffres: 1, 2, 3 et 4, qu’il est possible de mettre en surbrillance. Il s’agit de bonus cachés, quatre courtes séquences, mini reportages sur le tournage. Comment y accéder? Mettez El Lex en surbrillance, puis flèche droite, et on clique!


Bonus
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
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  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  


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Réalisation Yannick Evain. Mise en scène Bruno Orrù . Responsable éditorial José Evrard. Graphisme Laurent Berry

Rédacteurs : Anthony Maccali, Arnaud Weil-Lancry, Bruno Orru, Céline Evain, Chanh Hong, Christophe Gauthier, Emmanuel Galais, Fabrice Navarro, Frédéric Beaufrere, Frédérik Kapler, Guillaume Simon, José Evrard, Julien Sabatier, Laurent Berry, Maxime Claudel, Nicolas Polteau, Philippe Jallet, Pierre Dubarry, Sebastien Keromen,Steve Dehanne, Sylvain Fossey, Vincent Devulder, Yannick Evain