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Hugo Cabret + 3D

Catégorie Cinéma
Genre Aventures
Pays USA
Date de sortie 14/04/2012
Réalisateur Martin Scorsese
Avec Ben Kingsley, Sacha Baron-Cohen, Asa Butterfield, Chloé Moretz
Producteurs Johnny Depp, Graham King, Tim Headington et Martin Scorcese
Scénaristes John Logan
Compositeur Howard Shore

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Metropolitan
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 128 min
Support
   
   

Hugo Cabret est un jeune garçon qui habite dans une gare. Il se passionne pour la réparation des mécanismes d’horlogerie. Un jour, il rencontre Papa Georges, un vieil homme qui tient un magasin de jouet. Le jeune garçon ne va pas tarder à réaliser que dérrière le visage fatigué de ce monsieur, se cache le premier réalisateur visionnaire du cinéma.

Lorsque Martin Scorcese s’interresse aux nouvelles technologies du cinéma : La 3D, notamment, cela donne : « Hugo Cabret », un petit bijou de mise en scène, ou la technique prend tout son sens. Un film où chaque élément du décor est integré à une mise en scène rigoureuse et précise. Loin devant « Avatar » qui faisait, jusqu’ici office de référence, « Hugo Cabret » est un film qu’il serait difficile d’imaginer visionner autrement qu’en 3D. Pourtant c’est-ce que nous allons faire et le constat est évidemment plus nuancé que lorsque nous avons découvert ce film au cinéma, affublé de ces lunettes ridicules, qui nous donne l’air d’une foule d’Elton John, en train de visionner un film surpenant à bien des égards.

D’abord, une première déception : Le film perd de sa magie dés lors que la scène d’ouverture commence : un long plan séquence, comme les apprécie Scorcese, où le 3D prend tout son sens, non plus comme un argument de surprise, ou comme un simple phénomène de foire, mais plutôt comme une réelle inventivité dans la mise en place de la narration. Une plongée de toute beauté dans les mécanismes de l’horloge, une plongée saisissante dans le décor de l’histoire. Le réalisateur à compris tout le potentiel visuel de la technique. Il ne cherche plus la poudre aux yeux, il offre une expérience à la fois saisissante et en toute cohérence, où le spectateur se retrouve envelloppé dans un décor d’une douceur magnifique. Mais le revers de la médaille d’une telle mise en scène, c’est que la mise en scène, si belle soit-elle, perd tout son sens dans une vision 2D. Et même si l’ensemble reste d’une cohérence implaccable, elle n’en demeure pas moins beaucoup moins spectaculaire que dans sa version 3D.

Deuxième déception : Un scénario un peu confus sur le final. Le Réalisateur et son scénariste veulent rendre hommage à Georges Méliès, ce cinéaste révolutionnaire qui fut le premier à comprendre que la magie et l’image pouvait donner naissance à une nouvelle forme de spectacle. Un cinéaste qui finit sa carrière en tenant un magasin de jouets au cœur de la gare Montparnasse. Martin Scorcese et Brian Selznick ont décidé de mêler l’imaginaire d’une histoire créée de toute pièce, dans une gare indéfinie (celle du film étant un mélange de la Gare du Nord, la gare de Lyon et l’horloge de la gare d’Orsay) au cœur de Paris, et celle plus réelle du cinéaste. Mais le mélange des genres provoque une certaine confusion, déjà par un plan marketing désastreux qui positionna le film sur un terrain propice aux fêtes de fin d’année, où le film apparaissait comme un conte fait de magie et d’aventures, mais aussi et surtout, par une envie presque littéraire de raconter la vie de Mélies. Car toute la première partie se positionne autour de l’automate légué par son père à Hugo et de son carnet mystérieux, pour ensuite dans la deuxième partie plonger dans une biographie appuyée et parfois confuse de Méliès.

Le réalisateur adapte avec brio le roman de son scénariste, mais n’arrive pas à trouver le juste milieu entre deux thèmes parfaitement définis. Avec un talent aussi reconnu que celui de Scorcese, on regrette tout de même cette maladresse, qui a tendance à faire souffrir le film de quelques longueurs, un peu désagréables.

Toutefois, le film reste un véritable bijou d’inventivité, où la mise en scène de la 3D prend tout son sens au fur et à mesure que le film se déroule. Le réalisateur soigne son image, parvient à capter l’essence même de ce que devrait être cette nouvelle technologie : Un formidable outil narratif et non une excuse purement mercantile comme on a pris l’habitude de le voir depuis un long moment maintenant.

En conclusion, « Hugo Cabret » est un film remarquable de beauté, d’une inventivité débordante, dans lequel tout le génie de Scorcese se met au service d’un hommage au premier réalisateur de l’histoire du cinéma. Dommage que le scénario se perde un peu en confusion entre le réel et le fictif. Dans sa version 2D, le film perd en magie et en intérêt forcément, tant la mise en scène a su intégrer la technologie 3D.

Critique Version 3D de Bruno Orru :

La version 3D est admirable à bien des égards. Ce qui saute aux yeux en premier est l’effet de relief sur toutes les séquences mettant en scène les mécanismes d’horloger. Facile me direz-vous, il s’agit d’images de synthèses. Sortant de ces mécanismes, le monde de métal dans lequel évolue Hugo est retranscrit avec une étourdissante profondeur de champs, que ce soit dans sa chambre ou les nombreux couloirs qu’il parcoure. Les ahurissants travellings qu’à imaginé Martin Scorcese participent également à cette plongée en relief des plus intéressante. Pour les autres séquences, bien que moins impressionnantes, on ressent également l’admirable travail pour que les personnages se détachent parfaitement dans des arrières plans bien souvent volontairement flous. Enfin, notons l’intéressant travelling de début de film qui offre une plongée dans un Paris nocturne inédit en 3D, sous une neige tombante que l’on a envi de balayer d’un revers de main. Une réussite !

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 2.40:1
   
   

Une image soignée avec des couleurs particulièrement bien tenues. Les contrastes donnent un véritable éclat aux effets spéciaux, et particulièrement autour de tout ces petits détails que Scorcese utilise pour mettre en valeur la 3D, comme la neige, où la brillance des mécanismes de l'automate et des horloges . Le support est d’une grande efficacité pour mettre en valeur ce travail d'orfèvre, qui nous prouve enfin, à quel point il est possible d'imaginer autrement les nouvelles technologies.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Une piste Master Audio 7.1, qui tient ses promesses, les ambiances sont reconstruites avec beaucoup de brillance surtout dans les bruitages particuliers aux ambiances. Le 7.1 fait des merveilles lors des effets sonores, et ne se perd que très peu dans les méandres habituels : effets sonores Vs dialogues. Quelque soit la version, le support se met toutefois totalement au service du film et parvient à surprendre particulièrement dans la scène d‘ouverture et dans celle du réveil de l‘automate.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 90 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Un making of qui revient avec beaucoup de précisions sur les dessous du film, et la manière dont Martin Scorcese a voulu aborder sa mise en scène en intégrant le 3D. Comme toujours on assiste à une véritable leçon de cinéma. Le maître apparait toujours aussi minutieux et précis dans son rapport à la technique, et aux acteurs.

Puis une interview de Clive Lamming, spécialiste des chemins de fer, qui explique, lui aussi, avec beaucoup de précisions  les différentes inspirations de l’équipe pour pouvoir créer une gare parisienne qui ne soit pas forcément identifiable, tout en étant cohérente avec les monuments parisiens. Le spécialiste fournit une multitude d’informations pour mieux comprendre le travail titanesque de l’équipe du réalisateur afin d'être le plus précis possible.

On finit avec la vision de Brian Selznick lui-même, à la fois de son livre, de la manière dont il a pris de lui-même sa propre indépendance, mais aussi, et c’est tout l’intérêt de l’entretient, de sa transposition au cinéma. L'auteur nous offre une réflexion pointue et maîtrisée du cinéma de Scorcese. L’auteur sait de quoi il parle, et nous captive par des références surprenantes au cinéma français.

Pour conclure des complémentes commerciaux : Bandes annonces et liens internet.