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Dead season

Catégorie Cinéma
Titre Original Dead season
Genre Horreur
Pays Etats-Unis
Date de sortie 05/06/2012
Réalisateur Adam Deyoe
Avec Scott Peat, Marissa Merrill, James C. Burns, Corsica Wilson
Producteurs Adam Deyoe, Loren Semmens
Scénaristes Adam Deyoe, Joshua Klausner, Loren Semmens
Compositeur Louis Chalif

Critique de Julien Sabatier
Editeur Emylia
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 89 min
Support
   
   

L’histoire :

Alors que les morts errent sur terre depuis près d’un an, des survivants trouvent refuge sur une île au large de la Floride.

Critique subjective :

Inédit vidéo, Dead season est le cinquième long-métrage d’Adam Deyoe, réalisateur inconnu dont IMDb nous apprend la polyvalence (il a occupé de nombreuses fonctions sur ses précédents films). Ici encore, il joue les cumulards, apparaissant au générique en tant que scénariste, producteur, réalisateur, monteur et acteur.

Aspirant à ne pas être un énième zombie movie de plus, Dead season évacue rapidement les figures obligatoires du genre. En deux temps trois mouvements, le métrage nous fait un bref topo sur les débuts du phénomène (les initiés relèveront que le premier cas est apparu à Pittsburg) puis nous dépeint la difficile survie en territoire zombie et l’horreur d’une confrontation avec une horde de morts-vivants. Là où la plupart des films auraient joué la carte du road movie ou du huis clos, le métrage emprunte une voie plus inattendue avec des personnages trouvant refuge sur une île. Endroit réputé sûr, la retraite insulaire, eldorado « romerien » par excellence, est ici atteinte dès la fin de la première bobine. Progression narrative intéressante : Dead season commence là où les autres films de zombies s’arrêtent.

Si Dead season nous montre bien des zombies gloutons à l’ouvrage, tel n’est pas son principal propos. Pour Adam Deyoe, l’important est de soigner l’ambiance (mélancolique à souhait) et le côté humain. Dead season se focalise ainsi sur le prix élevé de la survie, les barrières morales que la nécessité impose de franchir, les limites éthiques de chacun. L’obligation de tuer des proches avant la terrible métamorphose aura rarement été si poignante à l’écran (voir comment le personnage de Tweeter reste hanté par la mort du garçonnet). Malin, Adam Deyoe confère une dimension intéressante à son métrage en nous montrant des rescapés contraints d’instituer une forme d’anthropophagie « propre » pour subsister. La frontière entre humains et morts-vivants se fissure. Troublant.

Formellement, le métrage parvient aussi à tirer son épingle du jeu. Sans être époustouflants, les visuels possèdent une certaine allure. La mise en scène relativement posée, le jeu sur la profondeur de champ et la photographie travaillée font parfois même oublier que l’on visionne un mini budget shooté en vidéo. Un petit exploit.

Verdict :

Loin du navet horrifique que l’on pouvait redouter, Dead season s’impose comme un zombie movie avec d’indéniables qualités narratives et visuelles. Une bonne surprise.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Une qualité d’image satisfaisante. Le master est propre, bien net et respecte l’identité visuelle du métrage (colorimétrie au poil). Seul bémol : une compression parfois visible au détour de certains arrière-plans (ça pixellise légèrement aux entournures). Rien de scandaleux néanmoins.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 7.1 Non Non Non Moyenne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 7.1 Oui Oui Non Moyenne Bonne Bonne

Un 7.1 DTS-HD Master Audio qui manque d’équilibre. Cristallin, énergique et ample, le son pâtit cependant d’un mixage perfectible. Le syndrome est connu : sons d’ambiance trop présents, voix faiblardes. Sans pour autant gâcher le visionnage, le défaut, plus prononcé sur la piste en version originale, reste quelque peu gênant.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 38 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

- Making of (9 minutes) : Un supplément qui nous dévoile les modestes conditions de tournage. Trop brut, le bonus aurait gagné à être émaillé d’interviews des membres de l’équipe du film.

- Bêtisier (6 minutes) : Un module anecdotique à réserver aux amateurs.

- Scènes supprimées (15 minutes) : Des passages coupés globalement sans grand intérêt. On comprend leur éviction du montage final.

- Bandes annonces (8 minutes) : Dead season, Zombie lover, The woman, Dead heads.