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Les Infidèles

Catégorie Cinéma
Genre Comédie
Pays France
Date de sortie 04/07/2012
Réalisateur Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Alex Courtès, Michel Hazanavicius, Jan Kounen, Eric Lartiguau
Avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Guillaume Canet, Sandrine Kimberlain, Manu Payet
Producteurs Jean Dujardin, Eric Hannezo et Guillaume Lacroix
Scénaristes Jean Dujardin, GGilles Lellouch et Nicolas Bedos
Compositeur Evgueni Galperine

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Tf1 video
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 109 min
Support
   
   

L’infidélité masculine et ses multiples variations à travers l’œil de 7 réalisateurs.

Initié par Jean Dujardin lui-même, qui a eu à cœur de convertir chacun des réalisateurs à son projet, « Les initiés » est un film a sketches qui traite de l’infidélité masculine, avec malice, mais surtout avec un ton résolument décalé qui peut soit provoquer un certain détachement et par la même occasion une adhésion totale à l’humour qui est présent d’un bout à l’autre du film, soit il suscite le rejet total par un ton parfois un peu trop machiste dans une société qui n’a de cesse de faire valoir le respect des femmes dans une humanité qui se veut constamment dominée par des hommes. Dans tous les cas, « Les infidèles » ne laisse personne indifférent.

Et forcément réunir sept réalisateurs autour d’un projet, cela donne des moments irréguliers, mais aussi des moments de bonheur particulièrement réjouissant, comme les inter-séquences réalisées par Alexandre Courtès, jusqu’ici abonné au clip. De petites scènes de 2 ou 3 minutes qui viennent faire la séparation entre les séquences plus longues des réalisateurs chevronnés, qui sont à hurler de rire, notamment celles avec Manu Payet (décidemment irrésistible) ou encore Guillaume Canet (qui semble prendre un plaisir non contenu dans le rôle de ce bourgeois infidèle et idiot).

Les grandes séquences oscillent chacune entre humour totalement débridé, même noir, parfois proche du mauvais goût à l’image de « Lolita » où un dentiste est amoureux d’une jeune étudiante de lycée ou en première année de fac, et l’émotion parfois juste d’un couple qui veut jouer la carte de la confession mais qui finit par se briser les ailes. Il y a des moments réjouissant de drôlerie : La réunion des infidèles anonymes et des instants de grâce : toujours le couple en pleine confession.

L’intervention de ces sept réalisateurs associée à une écriture particulièrement bien inspirée avec entre autre la plume de Nicolas Bedos, Jean Dujardin et Gilles Lelouche, donne une œuvre à l’humour noir assumé (même si certaines scènes furent coupées en raison de la campagne de Dujardin aux Etats Unis pour « The Artist ») et aux qualités de mise en scène indéniables. Parfois le spectateur se sent mal à l’aise pour être positionné comme un voyeur, face aux péripéties des personnages, encore plus lors du voyage à Las Vegas. Mais il y a toujours une  surprise qui attend le spectateur quelque part au coin d’un plan, d’une réplique, que sait-on encore.

L’ interprétation fait le reste de la réussite de ce film surprenant. Dujardin et Lellouche s’en donnent à cœur joie, y compris lors de la scène finale et cela est toujours une bonne nouvelle pour le spectateur. Mais autour du duo, il y a des acteurs à la composition impeccable comme Alexandra Lamy (Oncle Charles) touchante dans une justesse confondante, Guillaume Canet, encore lui, à hurler de rire dans ce rôle de bourgeois, et Sandrine Kimberlain renversante de drôlerie en Psy dominatrice.

En conclusion, « Les infidèles » est un film certes dérangeant, mais absolument drôle en bien des points. D’un réussite imparable, maniant l’humour comme rarement d’autres après Dupontel n’ont su le faire. A voir absolument !

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Du côté de l’image, rien à dire ! Le contrat est remplie et bien remplie, avec des couleurs brillante et des contrastes qui donnent une bonne profondeur à l’ensemble. Avec parfois quelques bonnes surprises, notamment la scène d’ouverture avec des niveau couleurs intéressants et une lumière parfaitement mise en valeur par le transfert sur le support Blu-ray.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne

Une piste DTS-HD Master Audio, qui tient ses promesses, les ambiances sont reconstruites avec beaucoup de brillance. Sans faire dans l‘excès (nous ne parlons d‘un film d‘action, non plus), la piste 5.1 fait des merveilles avec une belle spatialisation, une dynamique assez bien équilibrée et un surround assez discret pour ne pas se faire trop hors sujet.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 60 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Version longue

Bonus 

La version Longue permet au spectateur de découvrir le film tel qu’il aurait dû apparaitre, notamment avec la séquence de Jan Kounen, qui avait été jugée trop décalée par rapport aux objectifs du films. Et la fameuse et brillantissime scène de l’ascenseur.

Le making of de 45 minutes qui s’intéresse particulièrement aux origines du projets et aux différentes vision des réalisateurs face au sujet proposé. Intéressant, pour ne pas dire passionnant et souvent drôle, notamment lorsqu’il s’agit des scènes les plus difficiles à filmer.

Puis des bonus un peu plus conventionnels tels que « Le bêtisier » ou en encore « La tournée promotionnelle ».