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Sale Temps pour un Flic

Catégorie Cinéma
Titre Original Code of Silence
Genre Policier
Pays USA
Date de sortie 08/08/2012
Réalisateur Andrew Davis
Avec Chuck Norris, Henry Silva, Bert Remsen, Mike Genovese, Nathan Davis, Ralph Foody, Allen Hamilton, Ron Henriquez, Joseph Guzaldo , Molly Hagan, Ron Dean, Wilbert Bradley , Dennis Farina, Gene Barge, Mario Nieves, Miquel Nino, Ronnie Barron, Joe Kosala, Lou Damiani, Nydia Rodriquez Terracina, André Marquis, John Mahoney, Dennis Cockrum, Zaid Farid, Howard Jackson, Alex Stevens, Don Pike, Les Podewell, Trish Schaefer, Martha Oton, Jack Kandel, James Fierro, Tom Letuli
Producteurs Raymond Wagner
Scénaristes Michael Butler ; Dennis Shryack ; Mike Gray
Compositeur David Franck

Critique de Simon Bitanga
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 101 min
Support
   
   

Eddie Cusack (dit l’Acier le plus Pur) est responsable d’une unité policière de Chicago.
Bien huilée mais planifiée avec soin depuis longtemps, une opération de surveillance visant à infiltrer un indic au cœur d’un important deal de drogue pour le compte de la famille Comacho est en cours.  

Naturellement ledit deal tourne au vinaigre grâce à très certainement Anthony Luna dit «Tony le Barge» (Mike Genovese), de la famille rivale Luna, partant avec le fric et la poudre … Bilan de la tentative d’arrestation des intrus : le coéquipier de Cusack Dorato (Dennis Farina) est blessé par balle ; le membre de la team de Cusack Craigie (Ralph Foody) commet une bavure ; quelques cadavres du côté des Comacho ne seront pas laissés impunis par l’encoléré chef Luis Comacho (Henry Silva) !!  

Cusack se donne un point d’honneur à arranger TOUS ces problèmes fissa avant que les relations au commissariat prennent un pendant dégueulasse et que le conflit des 2 familles ne dégénère en guerre ouverte !! Mais vous savez ce qu’on dit sur la loi des séries …

LE JEU DU SILENCE

Profession prolifique toujours bien exploitable à la télé et au ciné, la majeure partie des figures importantes du cinéma (américain (assez (récent))) se sont prêtés sous quelque forme que ce soit au rôle du flic (pour certains jeunes acteurs, ce n’est sans doute qu’une question de temps …) ... Et notre Chuck de chopper de nouveau sa plaque pour veiller dans un environnement plus urbain. Il devra cette fois lutter contre un ennemi moins physique qu’à l’accoutumée : la loi du silence.
Même à juste titre, lorsqu’un flic dénonce un autre flic, ses prochains temps peuvent s’annoncer bien sales ...
Il faut quelqu’un de droit, responsable, digne de confiance, assez fort mentalement pour ne pas se laisser baver sur les rouleaux et ayant assez de répondant pour cogner gagnant : Cusack, supportant l’injustice aussi bien dans ses rangs que dans les rues, est l’homme de la situation.  

Séduisante problématique proposée par un film moins centré sur une simple enquête (pointant et) remettant en question les travers de ce Code Moral dans la Police, pas si éloigné que ça de celle présente chez les truands !
Tout est possible, même l’improbable : Michael Butler, Mike Gray et Dennis Shryack sont brillement parvenus à trouver un réel équilibre entre les nécessités norrissiennes (la tête dure efficace, ayant autant d’ennemis qu’il insupporte que d’amis qui l’acceptent tel quel, pratiquant assidûment du sport de combat pour la forme et cette fâcheuse tendance à vouloir agir (seul) plus que causer) et un script, dont la réelle solidité et la noirceur n’en pâtiront pour ainsi dire jamais.

Parmi les personnages, les scénaristes accorderont une bien belle importance à l’opposition de plusieurs versions & générations de flics : les routards (le celui qui devrait raccrocher tant il multiplie les faux pas, le tough one, le celui qui ne pense qu’à une pépère reconversion (cf les 2 Flics à Chicago de Hyams) face au celui qui veut faire son trou / bien de faire voir (un peu le représentant de l’innocence chez les flics).  

Chez les truands, pas de figure positive (ils sont durs, sévères et insultants) mais il règne chez eux une certaine loyauté (voyez comme Luis jure de venger ses frères) voire même un rapport domestique développé en dépit du temps accordé limité (les relations tumultueuses chez les Luna ; pendant l’exil de Tony le Barge, son ami Gamiani (Lou Damiani) veillera sur sa fille Diana, un peu la figure innocente) … Vous pourrez en outre constater 2 différentes formes d’organisation & gestion (l’un comme une entreprise, l’autre plus familiale)  

Niveau emballage, il y a tout ce qu’il faut pour être heureux : des acteurs plus que concernés par ces affaires (pas de fausse note dans le casting) ; des dialogues savoureux ironiques tout pleins d’un certain humour (tout le monde, même Chuck, balance des vannes. Ca c’est frais !) ; des oppositions autant drôles (la rencontre avec l’oncle Felix Scalese (Nathan Davis), un peu de détente-bière au bar entre collègues), tendres (Cusack et les choix du jeune détective Kopalas (Joseph Guzaldo)) ou tendues (toutes les scènes entre Cusack et Luis Comacho; une affaire de protection de témoin féminin qui ne vas pas forcément tourner comme c’est si souvent le cas ; …

Influencés par la vague SF en cours (Terminator est sorti l'année précédente) ou coïncidence, ils ont réussi à caser dans l’intrigue le Prowler, un espèce de tank de combat téléguidé préfigurant l’ED 209 de RoboCop que certains peuvent qualifier d’hors sujet mais qui aura le mérite d‘annoncer la soupe : course-poursuite sur les trains, cascades (le frère de Chuck, Aaron, les chorégraphie), bagarre au lowkick … Bien que Cusack aura un peu moins l’occasion de se servir de ses poings au-delà de quelques scènes (la période imposait plus la puissance des armes à feu que celle, martiale), les jurons pleuvront autant que les balles et les douilles s’écraseront autant sur le sol que le grand nombre de cadavres, ça boumera à l’image de cette séquence de fin apocalyptique, pétant littéralement le feu !  

Niveau technique, le futur metteur en scène de Piège en Haute Mer, Le Fugitif, Poursuite, Coast Guards et Dommage Collatéral offre de l’efficacement monté et filmé, avec de panos soyeux de la ville de Chicago (mention spéciale sur les plans et scènes de nuits, splendidement photographiés).  

La seule chose qui vient ternir le tableau (ou lui apporter sa touche inimitable) c’est Chuck lui-même.
Au look, coupe de cheveux, blouson Teddy, blue-jean ad hoc (il manque plus que les baskets Noël et la panoplie est complète), les 101 minutes font donc valoir son tempérament (on ne lui invente pas de passé, c’est juste un flic dans un épisode pivot de sa vie). Son temps de présence à l’écran reste modeste et son jeu (basé sur du caractère & de la distribution de pains à l’aïe) n’est finalement plus un problème, l’intrigue prenant astucieusement le relais et les personnages lui léchant moins humidement les bottes que de coutume …  
Toujours autant à l’aise pour répondre aux provocations de qui vient lui chercher embrouille, il arrive néanmoins à trouver sa place et être un peu moins monolithique lors de nombreuses séquences dans lesquelles il y aurait eu normalement plus de blocages … Même si dans l’absolu il conserve ce côté rugueux qui fait tout son (in)succès.  

Du coup, le laisser seul contre tous est mieux amené et ça tombe bien, ça ne lui fait pas froid aux yeux … Moralité : avec Chuck (Cusack), l’intégrité ça finit toujours par payer.
 
CONCLUSION :  

Polar noir interchangeable (typiquement le genre de projet hybride qui peut être réécrit et adapté en fonction de quelle figure influente se le cogne - genre le Flic de Chicago (décidément !) ou celui de Beverly Hills) mais droit dans ses rails et non dénué de charme (merci les eighties), Sale Temps pour un Flic s’avère être un très recommandable et étonnamment intéressant divertissement : violent et plutôt secoué, présentant au mieux de leurs formes les thématiques Chuck Norissiennes (si on peut dire ça comme ça … du moins l’archétype du personnage, lui, est intact) auquel on peut choisir de se détourner pour se recentrer sur l’histoire, bien menée, bien écrite et bien interprétée : il y a pas à dire, pour ce que représente le film, c’est pas loin d’être son must.  

Bon travail bien mis en boite qui a pour défaut d’être présentement noyé dans la masse d’histoires de flics hardboiled
(qui plus est de ces années-là) 

Si naturellement dans le genre :  

* Tout ce qui est antérieur à une certaine période vous laisse froid …
* Des séries comme le Capitaine Furillo, NYPD Blues, NY Unité Spéciale (autres temps, autre rythme) ou NY 911 c’est pas votre tasse de thé …
* Vous n’attendez pas de Chuck Norris du rafistolage malin mais une vraie profondeur de jeu …
* La présence de Chuck Norris ne vous réussit pas …  

… c’est pas trop la peine d’essayer.

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Une meilleure définition, plus de détails que l'ancienne édition DVD, des noirs profonds, du grain à l'image, des couleurs assez vives,  ... Mention très spéciale pour les néons des bars et les lumières de la ville la nuit, au bien bel éclat. C'est pas 1 point blanc toutes les 10 minutes qui vont venir gâcher le spectacle. 

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Anglais DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Moyenne
Castillan DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Italien DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Insuffisante Moyenne Insuffisante
Espagnol Sous-Titrage Oui Non Non      
Néérlandais Sous-Titrage Oui Non Non      
Portugais Sous-Titrage Oui Non Non      

Le film n'ayant pas de remastérisation pour le coup inutile, on découvre les 5 différentes pistes en DTS Master Audio HD Mono. Alors OK, c'est un film d'action policier, OK la norme réclame au moins du stéréo (spatialisation minimale) et OK que le caisson de basse soit éteint ou allumé c'est pareil, mais cela concours à restituer le plaisir des films de cet age (surtout son enthousiasmante BO, chaloupée, typique, ... avec le saxo et tout) aux effets sonores restant quand même limpides et costaud.  
La VO anglaise sera l'occasion de profiter d'un bien plus percutant rendu et de cet argot si particulier.  

Généralement un peu plus étouffées, les autres doublages sont à voir en fonction de ce qui vous tente ou vous concerne (Italien, Allemand, Castillan) mais concernant le français, vous constaterez que la voix localisée de Chuck d'habitude (Bernard Tiphaine) n’est pas le même : il s'agit pour le coup de celle d'un certain Yves Rénier !  

Pour bien lire pendant le film, 9 sous-titrages (allemand, français, italien, espagnol, castillan, néerlandais, portugais + anglais & allemand pour sourds et malentendants).

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 3 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Pas de menu affichant Chuck armé analogue à la version DVD mais tout simplement … rien ! On insère la disque et le film, après quelques messages / logo Fox, part directement.  

Pour accéder aux réglages, rien de plus aisé : une simple pression sur la touche MENU et des vignettes permettent de :
- Lire / Mettre le film en Pause
- Configurer les sous titrages
(Allemand, Français, Italien, Espagnol, Castillan, Néerlandais, Portugais ; Anglais et Allemand pour sourds et malentendants).ainsi que les pistes sonores DTS HD Master Audio (Anglais Mono ; Français Mono ; Italien Mono ; Allemand Mono ; Castillan Mono).
- Accéder à l’un des 8 Chapitres
- Accéder aux Bonus 
(une bande annonce vend l’incorruptibilité et les talents de nettoyage de rues de Chuck Norris dans «Code of Silence», le tout en VO à traduire vous-même !)