Willow (Blu-ray)

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
USA
Date de sortie
03/04/2013
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Nigel Wooll
Scénaristes
Bob Dolman
Compositeur
James Horner
Edition
Standard
DureeFilm
126
Support
Critique de Emmanuel Galais

Il était une fois un royaume peuplé de petits habitants appelés les Nelwyns. Ce peuple paisible était dominé de temps immémorial par les Daikinis, gens de grande taille gouvernée par la cruelle reine Bavmorda. Or il advint qu'un prophète annonçât la naissance d'une princesse appelée à détrôner Bavmorda. La terrible reine ordonna alors de tuer céans tous les nouveau-nés du royaume. Elora échappa au massacre et ce fut Willow, un jeune Nelwyn féru de magie, qui la recueillit. Mais Bavmorda n'avait pas dit son dernier mot...

L’une des premières réalisations de Ron Howard (Da Vinci Code), en tous les cas, aux commandes d’une grosse machinerie, comme les aime le producteur et scénariste Georges Lucas (Star Wars), « Willow » fut un tour de force qui innova dans l’utilisation de différentes techniques, comme le Matt Painting et surtout le morphing qui trouva là ses titres de noblesses. Le film allie en permanence anciennes techniques, comme celle de la superposition d’image  sur fond bleu, comme on le voyait déjà dans « Le retour du Jedi » et ces nouveautés, qui nous paraissent maintenant, un peu désuètes, mais qui, à l’époque ont fait rêver des millions de spectateurs dans le monde. Dans « Willow » tout est surprenant, à commencer par le casting des Nelwyns, qui sont tous de véritables nains, alors que le cinéma (et même encore maintenant) n’hésite pas à utiliser des acteurs de tailles classiques pour interpréter des nains. L’ensemble des personnages sort littéralement des codes de la narration classique, avec des héroïnes âgées : La reine Bavmorda interprétée par Jean Marsh (Cléopâtre) qui affichait déjà ses 54 ans et la fée Raziel jouée par Patricia Hayes (L’histoire sans fin) elle-même âgée de 78 ans. Seul le couple Matmartigan /Sorsha s’en sort à peu près bien, hors mis l’inversion des genres avec une femme guerrière supérieure en force et en tactique au fougueux chevalier plus intéressé par ses plaisirs que par les quêtes éventuelles pour sauver le monde.

 

On l’aura bien compris, « Willow » est volontairement un film qui prend à contre-pied les codes classiques, pour offrir une aventure originale, pleine de rebondissements, signées par le père de la saga « Star Wars », Georges Lucas. Alors évidemment, on peut parler d’un scénario simple, utilisant parfois un peu trop de raccourcis un peu légers, mais qu’importe, cette aventure inspirée de l’histoire de Moïse, avec le panier sur le fleuve, l’enfant qui doit sauver le monde du mal, etc…Tout est fait pour passionner les spectateurs. Et même si les effets spéciaux semblent parfois un peu archaïques, comme dans la scène de la citadelle, où les héros affrontent un monstre à deux têtes, l’ensemble opère toujours aussi bien et l’on plonge aisément dans les aventures de « Willow ».

 

Côté distribution, Warwick Davies (Harry Potter) court partout, donne de sa personne et charme l’audience avec un jeu impeccable. Parfois un peu surjouée, sa composition n’en demeure pas moins minutieuse et rafraichissante, pour un acteur dont la taille, n’offre pas souvent de possibilité de tenir un film sur ses épaules, (une discrimination souvent oubliée). Le duo qu’il forme avec Val Kilmer (Top Gun), qui accéda définitivement au statut de star avec ce rôle de Matmartigan, est l’un des plus convaincants du cinéma américain. L’acteur se fait un nom par une composition drôle, tout en caricature parfois, à l’image de son personnage.

 

En conclusion, « Willow » est un film dynamique, à la mise en scène minutieuse et inventive, qui participa à l’évolution des techniques d’effets spéciaux, en les intégrant dans la mise en scène. Difficile de ne pas céder au charme de l’aventure de ce petit homme qui doit sauver un bébé d’une mort certaine, afin de réaliser une prophétie qui annonce la fin du mal.

Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma
2.40:1
Si la qualité de l’image est méticuleuse, avec des couleurs parfaitement dosées et des contrastes appuyés , qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble, on ne peut s’empêcher de souligner que ce qui est la principale qualité de cette édition blu-ray, devient en même temps son principal défaut, car elle met, malheureusement en lumière les défauts de l’âge de certains effets spéciaux, notamment la scène du monstre à deux têtes.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne

La piste DTS HD Master Audio 5.1 est précise, avec une mise en ambiance remarquable de chaque coin de l’installation, l’aventure se fait emballante et enveloppante. Les dialogues sont parfaitement bien dosés, et ne souffrent pas d’une invasion trop appuyée d’effets spéciaux. Un seul regret : La version française, se limite à un DTS 5.1, c’est pénible !

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 65 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Que de bonnes idées dans cette réédition !

 

On commence avec les classiques scènes coupées (12’) commentées par Ron Howard, qui explique avec plaisir, les raisons du renoncement d’utiliser ces scènes. C’est toujours intéressant en soit !

 

Puis « Willow : un héros improbable » (10’), est un journal vidéo de Warwick Davis, que le comédien a tourné pendant les attentes entre deux prises. Cela n’amène rien de particulier, sinon de petites anecdotes amusantes sur le tournage.

 

Le « Making Of : les coulisses d’une aventure » (23’) revient un peu plus en détail sur les dessous de l’aventure. Avec une présentation de Ron Howard, le documentaire explique les techniques volontairement utilisées pour faire avancer l’utilisation des effets spéciaux. Mais aussi (et c’est assez peu fréquents pour le dire), le choix de Ron Howard et sa vision du projet lorsqu’on lui proposa le projet.

 

Le documentaire « L’aube du numérique au cinéma : du « mort » au « morphing » » (17’) revient en détail sur la technique utilisée. C’est toujours passionnant, d’autant que les réalisateurs utilisent des séquences du film pour mieux faire comprendre les choix utilisés.

 

Et pour finir  « Matte Paintings » est une succession des décors dessinés (Mat Paintings) utilisés dans le film, avec les différentes étapes de leur intégration. Une véritable réussite !