Ninja Turtles : Teenage Years

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
USA
Date de sortie
07/12/2023
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Seth Rogen, Evan Goldberg et James Weaver
Scénaristes
Seth Rogen, Evan Goldberg, Dan Hernandez, Benji Samit et Jeff Rowe
Compositeur
Trent Reznor et Atticus Ross
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
99
Support
Critique de Emmanuel Galais

Après des années passées loin du monde des humains, les frères Tortues entreprennent de gagner le cœur des New-Yorkais et d'être acceptés comme des adolescents normaux grâce à des actes héroïques. Leur nouvelle amie April O'Neil les aide à s'attaquer à un mystérieux syndicat du crime mais ils se retrouvent dépassés par les événements lorsqu'une armée de mutants se déploie contre eux.


« Les Tortues Ninjas » et le cinéma, c’est une histoire de « je t’aime, Moi non plus ! » entre succès et lassitude. « Ninja Turtles : Teenage Years » de Jeff Rowe (Les Miller contre les Machines) et Kyler Spears (Qui signe là sa première co-réalisation), à l’initiative, entre autres, de Seth Rogen, est une nouvelle tentative de relancer la carrière des tortues au cinéma. Mais cette fois-ci en animation. Et, de la même manière que le studio Sony l’a fait avec « Spider-Man New Generation » et « Across the Spider-Verse », le réalisateur a décidé de casse les codes de l’animation traditionnelle. Chez Sony, le choix avait été fait d’utiliser différents types d’animations, ici, c’est tout l’inverse, les équipes ont du désapprendre de leur métier et créer des courbes désorganisées, pour coller au plus près, à de l’animation qui pourrait être faite par des adolescents. Le résultat est un long métrage d’animation, qui touche, justement par cet effet, quasi amateur, un peu comme des dessins animés que l’on projetait dans les cinémas dans les années 30. Le film bénéficie pourtant d’un travail soigné et surprend par sa tonalité presque désorganisée mais bien pensée.


Ce qui surprend surtout avec « Ninja Turtles Teenage Years », c’est cette tonalité très potache qui s’en dégage, ave des répliques qui font mouche, avec suffisamment de subtilité pour nous faire rire en même temps que les enfants tout en interprétant différemment les propos des héros. Seth Rogen (Sausage Party) qui a signé le scénario avec Evan Goldberg (The Boys), son complice de toujours, ainsi que Dan Hernandez (Pokemon Détective Pikachu), Benji Samit (La Famille Adams 2 : Une virée d’enfer) et bien sûr le réalisateur Jeff Rowe, a décidé de réécrire les origines de ces tortues et s’en amuser en le faisant évoluer comme de véritables adolescents avec la naïveté qui peut aller avec, et le besoin de trouver sa place et une reconnaissance dans ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Mais c’est là que le film fait son premier faux pas, car le scénario semble tourner en rond et ses auteurs ne pas avoir de grandes idées pour l’emmener bien plus loin que : « Les Humains sont méchants et ne tolèrent pas la différences ». Si le propos est louable et à la base de l’histoire des « Tortues Ninja » il est répété sans cesse dans le film et rend le propos un peu indigeste.


D’autant, que, comme à chaque fois avec les « Tortues Ninjas », les scènes tournent vite au grand n’importe quoi et l’on a vite envie de passer à autre chose pour avance dans l’histoire. Ici, les origines des 4 héros prend un bon tiers du film, celle du méchant pareil, ne reste pour le reste qu’un tiers ce qui ne représente plus grand-chose et n’offre pas beaucoup de latitude pour rendre le film intéressant et réussit comme ont pu l’être les deux derniers films d’animation de « Spiderman ». Alors si les enfants y trouveront leur compte, parce que, mine de rien, le réalisateur et le producteur et scénariste savent y faire pour donner une certaine dynamique à leurs histoires, il n’en demeure pas moins que Seth Rogen et sa bande ont su donner de meilleures idées comme « Sausage Party » ou encore la série « The Boys », pas le même public, mais les mêmes auteurs et surtout le même sens de l’humour potache, qui n se révèle que trop peu.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.40:1
Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. C’était le moins que nous pouvions attendre de l’éditeur pour mettre en valeur toutes les qualités visuelles de ce film. Si le 4K a tendance à appuyer un peu trop les effets de flous, il offre tout de même de grands moments, comme lors des plongées des Tortues, par exemple. Les couleurs et les effets dessins d’adolescents du film sont parfaitement servis par le support qui leur apporte une véritable brillance.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Une piste Atmos, qui vient mettre en valeur le travail d’environnement sonore propre au film. La bande son très R’n’B vient profiter avec beaucoup de précision d’une répartition précise et d’une dynamique puissante. Rarement prise en défaut de faiblesse, la piste sonore vient se mettre au service du film et lui offre un grain impeccable qui laisse une belle place aux dialogues et aux effets sonores, propre à l’animation. Il y a même de la place pour s’amuser avec les sonorités des influences très années 80-90 et 2000.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 90 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

La section bonus offre beaucoup d’informations autour du film :


« Ninja Turtles : Teenage Years » le making of qui revient sur les origines du long métrage et comment il est arrivé dans els mais de Seth Rogen et de Jeff Rowe.


« Le Soulèvement des Mutants », un focus qui revient sur l’histoire et la manière dont Seth Rogen et son équipe se sont approprié l’histoire pour la dépoussiérer.


« New-York, New-York: L’univers ». La ville tient une place importante dans le film et comme toujours, depuis, les attentats du 11/09/2001, on la montre sous les attaques des monstres et les destructions qu’elle subit.


« Visuel de Teenage Years », bien sûr un focus sur l’esthétique du film et la manière dont le réalisateur a choisi de donner une texture particulière au film en déstructurant les codes de l’animation.


« Apprenez à Dessiner Léo » tout est dit dans le titre de ce bonus.