Afin de réaliser un documentaire sur une peuplade inconnue d'Amazonie, l'anthropologue Cale et son équipe s'enfoncent dans la jungle. Ils portent secours à Paul Sarone, chasseur de serpent dont l'embarcation est en panne. Il profite de la faiblesse de Cale pour prendre le commandement de l'équipe et s'enfoncer plus avant dans la forêt, à la poursuite du plus grand des reptiles, l'anaconda, qui broie ses victimes avant de les gober tout entières.
Bon, nous n’allons pas nous mentir, il y a quand même des signes qui annoncent que le film que nous allons découvrir est très éloigné de ce que nous pourrions, communément appeler une réussite. D’abord la distribution : Ice Cube, ancien rappeur du groupe N.W.A., reconverti dans le cinéma et la télévision avec des faits d’armes tels que « Friday » (1995) de F. Gary Gray ou encore « Ma super Nièce » (2008) de Fred Durst, mais avec, quand même quelques réussites comme son premier rôle dans « Boyz’n the Hood » (1991) de John Singleton, aux côtés de Cuba Gooding Jr ou encore « Les Rois du Désert » (1999) de David O’ Russell. Owen Wilson, le compère de Ben Stiller dans « Zoolander » (2001) de Ben Stiller. L’acteur qui a su, tout de même, tirer son épingle du jeu, a quand même une carrière assez inégale tendant plus vers le moins bon que vers le meilleur. John Voight (Délivrance) qui malgré une carrière jalonnée de films marquants et ayant travaillé avec les plus réalisateurs, a su se perdre dans des productions insipides. Et puis Jennifer Lopez (un mariage trop parfait), dont la carrière cinématographique n’a jamais fait réellement d’étincelles et dont on se fait des nœuds au cerveau pour trouver un film qui sorte du lot.
Et puis après, comme autre signe du désastre annoncé, le réalisateur Luis Llosa (Sniper, tireur d’Elite), dont la carrière a surtout brillé sur les étagères des vidéos clubs ou dans les fonds de rayon des plateformes de streaming. Et le pire dans tout ça c’est que le scénario, parce qu’il y en a un, a été écrit par trois scénaristes : Hans Bauer (Titan A.E), Jim Cash (Top Gun) et Jack Epps Jr. (Turner et Hooch). Tout étant parti d’une idée de créer une histoire de monstre énorme qui tuerais des humains en pleine forêt amazonienne. Les Singes géants et moins géants étant déjà pris, ainsi que les requins, il ne restait que les Crocos ou les Serpent. Et c’est donc l’Anaconda qui se retrouva, bien innocemment au cœur de cette intrigue cousue de fil blanc, ou rien ne parait vraiment vraisemblable et où chaque mort peut être prédite dès le début du film.
La réalisation va d’ailleurs dans ce sens, avec des effets de caméra sans grand intérêt et un serpent en CGI qui sent l’amateurisme à plein nez. C’est bien simple, si vous rajoutez une distribution qui en fait des caisses, et ne parvient jamais à donner le change, hormis, peut-être Owen Wilson, dans un rôle un peu plus solide qui parvient à survoler tout le monde, malgré un personnage qui va dans tous les sens, autant dire que l’on peut comprendre que la nouvelle production signée Tom Gormican (That Awkward Moment) ait su trouver la parade en en faisant une comédie pleinement assumée pour mieux rire de cette histoire d’équipe de tournage du National Géographique parti pour filmer le plus gros serpent du monde et aux prises avec un méchant braconnier. Pour la suite je vous laisse deviner comment se déroule le film.