Coffret Gamera : Les Années Showa Partie 1

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Daikaiju Gamera
Pays
Japo
Date de sortie
25/02/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Daiei Motion Pictures
Scénaristes
Divers
Compositeur
Divers
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
270
Support
Critique de Emmanuel Galais

Pour les 60 ans de la légende du kaiju eiga, Roboto Films vous propose les trois premiers films de la saga dans une version totalement restaurée en 4K Dolby Vision. Ces magnifiques restaurations ont été supervisées par Shinji Higuchi !


Les 3 films :


Blu-ray 1 : « Daikaiju Gamera » (1965) : Suite à une explosion nucléaire, une tortue préhistorique émerge de l'océan et détruit des villes au large du Japon. Son nom est Gamera.


Blu-ray 2 : « Gamera contre Barugon » (1966) : Barugon, créature reptilienne mythologique, ravage le Japon. Gamera, protecteur de la Terre, se mettra au travers de sa route...


Blu-ray 3 : « Gamera contre Gyaos » (1967) : Une créature volante nommée Gyaos terrorise le Japon en se nourrissant d'énergie humaine. Alors que des scientifiques essayent de comprendre l'origine de Gyaos, Gamera intervient pour sauver l'humanité. 


Alors que des fous semblent s’être emparé des plus grandes puissances mondiales, « Gamera », un monstre en forme de tortue revient en version restaurée, l’occasion pour nous de revenir sur les dessous de cette spécialité nippone qu’est le Kaiju, ce qui signifie en Japonais : « Bete Etrange » ou encore « Monstre ». Ces créatures existent depuis l’antiquité Japonaise, où ils représentaient des créatures mythologiques, puissantes et effrayantes. Mais c’est au sortir de la seconde guerre mondiale que le terme Kaïju a pris le sens de Monstres Géants. Il faut dire que le « Kaiju », dans la culture Nipponne, symbolise la nature indomptée et sont généralement le fruit d’expériences génétiques ou de mutations dues à la radioactivité et aux activités nucléaires. Ils sont la métaphore nécessaire, pour les Japonais des peurs et angoisses liées à la guerre, l’environnement et à la technologie. Le plus célèbre d’entre eux, est évidemment « Godzilla » né en 1954, qui fit prendre un virage radical au cinéma de science-fiction Japonais. Il est l’exemple le plus célèbre mais également le plus emblématique, puisqu’il symbolise à lui seul le traumatisme lié au nucléaire et particulièrement aux bombes qui s’abattirent sur Hiroshima et Nagasaki.


Au départ, a souvent destructeur et laissant les humains démunis, les « Kaiju » prirent un virage radicalement différent à l’entrée des années 60 et 70. Notamment avec Gamera, qui n’est plus simplement une créature destructrice se nourrissant de la chaleur et du feu, elle apparaît comme une protectrice de la nature et n’hésitera pas à se battre contre d’autres Kaijus comme Barugon et Gyaos. Ce n’est pas forcément perceptible de prime abord dans « Daikaiju Gamera », mais pourtant le virage s’amorce dès les premières minutes du film. Notamment parce que dans ce premier film mettant en vedette la Tortue géante, on y voit pour la première fois dans ce type de film, un enfant être le héros de cette histoire et le seul à voir que Gamera n’est pas méchante, qu’elle, en fait une protectrice. La preuve, et même si la scène est étonnante dans l’ensemble du film, elle va sauver l’enfant d’un phare qu’elle vient de détruire.


Ce coffret que nous propose l’éditeur « Roboto Films », nous permet de découvrir cette autre créature venue de l’imaginaire de Nisan Takahashi, l’homme derrière « Maya L’Abeille », et Yonejiro Saito (Passion) et sous la direction de Noriaki Yuasa qui consacra, en très grande partie, sa carrière à Gamera et à ses variantes. Il permet notamment de découvrir la manière dont le personnage a évolué et la manière dont les scénaristes l’ont utilisé pour incarner les peurs sociologiques, politiques et économiques du pays. 


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
2.35:1
Le travail de restauration est absolument remarquable, les films semblent presque sortir tout juste des studios, exception faites de certaines scènes dans lesquelles le grain n’a pu totalement disparaitre, sans pour autant dénaturer l’un des trois films. Les films sont débarrassés de leurs défauts et nous donnent ainsi une œuvre foisonnante et brillante, d’autant que les environnements y gagnent, la plupart du temps en nuances. Chacun des films bénéficient d’une restauration de grande qualité, qui permet aux vidéastes de plonger à nouveau dans le cinéma des « Kaijus ».
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Japonais
Non
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
 
 
 
La piste DTS-HD Master Audio 2.0 ne masque pas le passage du temps, et se révèle parfois assez décevante, notamment parce qu’il reste un certain décalage entre l’image et le son. Certains bruitages sont très en façade et donc très amplifiés. Ce qui vient perturber le visionnage. Cela est très présent sur « Le Bandit Aveugle » mais s’atténue quand même dés « Le Masseur Aveugle ».
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 70 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Chaque film est assorti d’une Présentation par Fabien Mauro, auteur de deux livres sur le cinéma de science-fiction Japonais. 


Une Interview de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura, superviseurs de la restauration.


Et un magnifique livre de 60 Pages signé Jordan Guichaux, réalisateur d’une Web Emission sur le cinéma de Science-Fiction Japonais contenant des photos de tournages.