Pour les 60 ans de la légende du kaiju eiga, Roboto Films vous propose les trois premiers films de la saga dans une version totalement restaurée en 4K Dolby Vision. Ces magnifiques restaurations ont été supervisées par Shinji Higuchi !
Les 3 films :
Blu-ray 1 : « Daikaiju Gamera » (1965) : Suite à une explosion nucléaire, une tortue préhistorique émerge de l'océan et détruit des villes au large du Japon. Son nom est Gamera.
Blu-ray 2 : « Gamera contre Barugon » (1966) : Barugon, créature reptilienne mythologique, ravage le Japon. Gamera, protecteur de la Terre, se mettra au travers de sa route...
Blu-ray 3 : « Gamera contre Gyaos » (1967) : Une créature volante nommée Gyaos terrorise le Japon en se nourrissant d'énergie humaine. Alors que des scientifiques essayent de comprendre l'origine de Gyaos, Gamera intervient pour sauver l'humanité.
Alors que des fous semblent s’être emparé des plus grandes puissances mondiales, « Gamera », un monstre en forme de tortue revient en version restaurée, l’occasion pour nous de revenir sur les dessous de cette spécialité nippone qu’est le Kaiju, ce qui signifie en Japonais : « Bete Etrange » ou encore « Monstre ». Ces créatures existent depuis l’antiquité Japonaise, où ils représentaient des créatures mythologiques, puissantes et effrayantes. Mais c’est au sortir de la seconde guerre mondiale que le terme Kaïju a pris le sens de Monstres Géants. Il faut dire que le « Kaiju », dans la culture Nipponne, symbolise la nature indomptée et sont généralement le fruit d’expériences génétiques ou de mutations dues à la radioactivité et aux activités nucléaires. Ils sont la métaphore nécessaire, pour les Japonais des peurs et angoisses liées à la guerre, l’environnement et à la technologie. Le plus célèbre d’entre eux, est évidemment « Godzilla » né en 1954, qui fit prendre un virage radical au cinéma de science-fiction Japonais. Il est l’exemple le plus célèbre mais également le plus emblématique, puisqu’il symbolise à lui seul le traumatisme lié au nucléaire et particulièrement aux bombes qui s’abattirent sur Hiroshima et Nagasaki.
Au départ, a souvent destructeur et laissant les humains démunis, les « Kaiju » prirent un virage radicalement différent à l’entrée des années 60 et 70. Notamment avec Gamera, qui n’est plus simplement une créature destructrice se nourrissant de la chaleur et du feu, elle apparaît comme une protectrice de la nature et n’hésitera pas à se battre contre d’autres Kaijus comme Barugon et Gyaos. Ce n’est pas forcément perceptible de prime abord dans « Daikaiju Gamera », mais pourtant le virage s’amorce dès les premières minutes du film. Notamment parce que dans ce premier film mettant en vedette la Tortue géante, on y voit pour la première fois dans ce type de film, un enfant être le héros de cette histoire et le seul à voir que Gamera n’est pas méchante, qu’elle, en fait une protectrice. La preuve, et même si la scène est étonnante dans l’ensemble du film, elle va sauver l’enfant d’un phare qu’elle vient de détruire.
Ce coffret que nous propose l’éditeur « Roboto Films », nous permet de découvrir cette autre créature venue de l’imaginaire de Nisan Takahashi, l’homme derrière « Maya L’Abeille », et Yonejiro Saito (Passion) et sous la direction de Noriaki Yuasa qui consacra, en très grande partie, sa carrière à Gamera et à ses variantes. Il permet notamment de découvrir la manière dont le personnage a évolué et la manière dont les scénaristes l’ont utilisé pour incarner les peurs sociologiques, politiques et économiques du pays.