Après avoir vu sa mère tuée par un chasseur alors qu’il n’était qu’un faon, Bambi, un jeune cerf, perd sa compagne Faline, renversée par un camion qui transportait des déchets radioactifs. Lorsqu’il boit l’eau de la rivière, contaminée par les déchets toxiques, Bambi se transforme en une créature puissante, déterminée à se venger. Peu de temps après, Xana et son fils Benji prennent un taxi pour rejoindre le reste de leur famille pour Thanksgiving. Le véhicule est sauvagement attaqué par Bambi. Trois chasseurs se lancent alors dans la traque du grand cerf...
Nous pourrions croire que bousculer les rêves d’enfant lorsque l’on devient adulte réalisateur et scénariste est gage de bonne idée. Et bien Non ! Nous l’avions déjà vu avec la réinterprétation en film d’horreur de « Winnie l’Ourson » « Winnie The Pooh : Blood and Honey » dont on se demande encore comment elle a pu arriver jusque sur les écrans. Et même si son budget de 100 000 Dollars fut largement remboursé puisque le film fit plus de 5 Millions de recettes au Box-Office mondial. Mais voilà, malgré des retours catastrophiques, critiques comme publics, le producteur et scénariste Rhys Frake-Waterfiled (Firenado) se reposant sur les recettes du film, mis en chantier deux nouveaux projets : « Peter Pan’s Neverland Nightmare » qui sorti directement en vidéo en début d’année 2025, puis ce « Bambi La vengeance » sorti également directement en vidéo.
Et heureusement pour nous, car, le film manque cruellement de matière et d’originalité. Avec des idées piquées un peu partout, y compris chez les Monty Python. Et c’est bien ce qui est dramatique, car le film manque totalement d’intérêt, alors qu’il pouvait, éventuellement développer un peu plus ou, tout du moins, avec un peu plus de subtilité, la vengeance de ce cerf qui a vu sa mère et sa compagne tuées par des chasseurs et qui suite à l’ingestion d’eau contaminée par des déchets toxiques, devient un monstre surpuissant. Mais voilà, que ce soit le réalisateur Dan Allen (Mother Krampus) ou le producteur et scénariste, ils donnent le minimum syndical, et il en ressort un film, au rabais, où tout est tellement convenu qu’il est difficile de sursauter. Et même lorsque le scénario tente de rendre cette indigeste fable, un tant soit peu intéressante, ils finissent par y rajouter une conclusion qui vient tout mettre par terre.
A l’image de ce père absent tout au long du film et dont on pressent sans trop se forcer qu’il va faire son apparition avant la fin du film. Et bien, même là, le réalisateur et son équipe parviennent à rater l’effet de surprise par une succession d’indices, dont les premiers, dés le début du film nous laissaient deviner ce qui allait se passer. Et puis comme le ridicule ne tue pas, outre ce Cerf qui ne ressemble pas à grand-chose d’original, ils le rendent incapable de renifler un gamin à trois mètres de lui. Alors dit comme ça cela peut paraître anodin, mais vu ce que le réalisateur veut nous faire avaler comme couleuvre depuis le début du film, croyez-moi ce n’est pas rien.
Alors, forcément, la distribution ne peut, dans ces conditions, pas vraiment briller. A commencer par Roxanne McKee (Pandora), qui porte, en grande partie, le film, et qui a bien du mal à se dépêtrer de ce rôle de femme forte, qui voudrait bien que son mari soit là pour s’occuper de son fils et qui doit se rendre à une réunion de famille, où une grand-mère souffrant de nombreux moments d’absence a bien du mal à être contrôlée par les autres membres de la famille. « Bambi : La Revanche » pouvait être une bonne idée, mais le manque de matière et la réalisation sans intérêt en font un film indigeste qui se subit plus qu’il ne se regarde avec délectation.