Springsteen: Deliver Me from Nowhere (Ultra HD / 4K)

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
USA
Date de sortie
25/02/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Ellen Goldsmith-Vein, Eric Robinson, Scott Tuber et Scott Cooper
Scénaristes
Scott Cooper
Compositeur
Jeremiah Fraites et Bruce Springsteen
Edition
Standard
DureeFilm
119
Support
Critique de Emmanuel Galais

La genèse de l’album « Nebraska » au début des années 80, période au cours de laquelle le jeune musicien, sur le point d’accéder à une notoriété mondiale, lutte pour concilier les pressions du succès et les fantômes de son passé. Enregistré sur un magnétophone quatre pistes dans la chambre même de Bruce Springsteen dans le New-Jersey, « Nebraska » est un disque acoustique incontournable aussi brut qu’habité, peuplé d'âmes perdues à la recherche d'une raison de croire.


Voilà un Biopic, comme on aime les voir. Non pas une œuvre linéaire reprenant : « La Naissance, la Vie et la Mort » de l’artiste, mais plutôt, un instant majeur dans sa carrière, celui qui va illustrer sa personnalité, sa créativité et mieux nous permettre de comprendre les étapes de la créativité et surtout de mieux cerner la personnalité de l’Artiste, ce qui le rend différent ou au contraire radicalement proche de nous. Et Scott Cooper l’a bien compris en s’attaquant à une figure majeure du rock Américain : Bruce Springsteen. Un artiste captivant par son décalage total d’avec le Star Système dans lequel il évolue.


Et c’est en se basant sur le livre de Warren Zanes : « Deliver Me from Nowhere : The Making of Bruce Springteen’s Nebraska » paru en 2023, que le réalisateur s’est lancé dans l’écriture du scénario de ce biopic, qui va épouser dans la forme comme dans l’intention, l’état d’esprit de l’artiste au moment de la création de l’album « Nebraska ». Nous sommes en 1981, Bruce Springsteen sort d’une tournée mondiale épuisante qui suivait la sortie de l’album « The River », bourré de Tubes comme « Hungry Heart », « The River » ou encore « The Ties That Binds ». N’importe quel artiste serait resté sur la même lignée et se serait lancé dans un nouvel album recelant des tubes planétaires. Mais voilà, l’artiste est en plein « Burn Out » et il doit se battre contre son plus grand démon : La Dépression. D’autant qu’il va s’enfermer dans une maison dans le New-Jersey, la terre de son enfance. Springsteen va alors enregistrer des chansons sur un quatre pistes dans la chambre à coucher de la demeure. Mais voilà lorsque la maquette arrive en Studio, Springsteen ne retrouve pas l’essence de ces morceaux, et comme à son habitude, il va passer des semaines à se torturer l’esprit et celui des autres pour trouver le son qu’il veut. Et il faudra toute la patience et la force d’écoute de son manager Jon Landau pour que « Nebraska » voit le jour. Un album qui prend complètement le contre-pied de ce que devait être l’album à l’origine et ce qu’attendait la maison de disque après une telle tournée. Le style y est sombre, épuré et tranchant.


Et c’est ce que l’on peut dire de ce biopic ! Scott Cooper, livre une œuvre totalement en adéquation avec son sujet. Le réalisateur laisse son personnage prendre possession de l’histoire, et le fait d’avoir tourné dans le New-Jersey, dans les lieux mêmes où la star a vécu comme Asbury Park ou le fameux « Stone Pony », ne fait que participer à créer l’osmose entre le sujet et la mise en scène. Et même si l’on peut reprocher au réalisateur de na pas avoir laissé de place au groupe pour se focaliser sur la relation de confiance entre le manager et l’artiste, « Deliver me From Nowhere » se révèle une magnifique porte ouverte sur le processus de création de Bruce Springsteen. Comment un film parlant d’un sombre fait Divers qui lui inspire la chanson « Nebraska », comment il puise dans ses souvenirs et fait face à ses fantômes, pour écrire « Mansion on the Hill » ou encore « Atlantic City ».


Et puis bien sûr tout repose sur les prestations du duo Jeremy Allen White (The Bear) et Jeremy Strong (Succession). Jeremy Allan White, signe une composition renversante de justesse. En prêtant ses traits au « Boss », il ne cherche pas le mimétisme, mais lui apporte, au contraire, une image plus sombre, qui lutte contre son démon intérieur et va s’en servir pour créer son « Masterpiece (Chef-d’œuvre) ». L’acteur joue en trainant presque son corps, se laissant parfois noyer par le décor, comme pour mieux illustrer la solitude de l’artiste. Face à lui Jeremy Strong, signe, ici, une prestation toute en discrétion, qui s’efface presque, pour mieux laisser briller son partenaire, comme Jon Landau le fit avec Springsteen. Toujours aussi précis dans son jeu et dans sa palette de nuances, l’acteur signe, ici, encore, l’un de ses plus prestations.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.40:1
Film particulièrement soigné, les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. L’image bénéficie d’une belle luminosité et met en valeur le travail de la photo signé Masanobu Takayanagi (StillWater). L’ambiance en demi-teinte, pour mieux correspondre à l’esprit de ce chanteur hors norme et le souci du détail ayant été les maitres mots de la réalisation le support se devait d’être à la hauteur, des scènes de live particulièrement travaillées. Et il l’est ! Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement souligner chaque détail y compris dans les effets de premiers plans ou d’arrière-plan.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Une piste Dolby Atmos en VO, vient servir avec brio ce film qui offre un angle d’attaque intéressant pour parler du chanteur. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait par rapport aux musiques qui se révèlent souvent dominantes pour mieux faire corps avec le sujet.  La dynamique de l’ensemble fait trembler les murs et on aime ça, surtout dans les scènes de live, venues pour illustrer l’implication légendaire de Springsteen dans ses concerts. Un véritable plaisir pour les oreilles. 
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 45 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

La section Bonus offre une belle plongée dans les coulisses de la réalisation de « Deliver me from Nowhere » :


« Acte 1 : Du livre à l’écran ». A l’origine, il y a le livre de Warren Zanes, puis un producteur Eric Robinson qui y trouve matière à enfin faire enfin un biopic sur la légende. Le reste est raconté dans ce focus.


« Acte 2 : Au-delà de la musique ». Comment raconter la création d’un album, l’inspiration et comment incarner un personnage aussi complexe que Bruce Springsteen ? C’est ce que nous raconte ce focus.


« Acte 3 : Devenir Bruce Springsteen ». Le film ne serait pas réussi sans la prestation impeccable et habitée de Jeremy Allen White.


« Acte 4 : Vraie Authenticité ». C’est en sous-titre ce que l’on pourrait dire de « Nebraska », alors l’équipe a recherché cette authenticité dans la réalisation de ce Biopic.