On Continue à l'appeler Trinita

Catégorie
Cinéma
Titre Original
...continuavano a chiamarlo Trinità
Genre
Pays
Ital
Date de sortie
12/03/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Italo Zingarelli
Scénaristes
Enzo Barboni
Compositeur
Franco Nicani, Guido et Maurizio De Angelis
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
117
Support
Critique de Emmanuel Galais

Trinita et Bambino font une promesse à leur père sur le point de mourir : ils deviendront de vrais bandits et leurs têtes seront mises à prix. Mais ce n’est pas si simple : leur bonne nature va les amener à prendre la défense de moines menacés par des hors-la-loi.


Les années 60 et 70 furent fastes pour le cinéma Italien, qui produisit beaucoup de films, initialement réservés à Hollywood, ce fut le cas des films d’horreur mais surtout des Western, Ce qu’on appellera par la suite, avec un peu de condescendance et de mépris, les Westerns Spaghettis, s’offriront de gros succès et feront naitre des stars internationales comme le duo : Bud Spencer et Terence Hill, respectivement Carlo Perdesoli et Mario Girotti. Le duo qui a d’abord travaillé en solo s’est formé en 1967 avec un premier film : « Dieu Pardonne… moi pas » de Giuseppe Colizzi. A partir de là le duo tournera 17 films et engrangera les succès. Leurs pseudonymes furent inspirés par la Bierre Bud Et un hommage à un célèbre acteur Américain Spencer Tracy (Devine qui vient Diner) pour le premier et le nom de sa femme et le prénom d’un romancier pour le second. Car il était demandé aux acteurs de la Cinecitta qui tournaient dans les westerns de prendre des pseudonymes américains pour coller au plus près des westerns. 


D’abord destinés à un autre duo d’acteurs : George Eastman (Django) et Pietro Martellanza (Ringo Le vengeur), c’est à la demande de Terence Hil et Bud Spencer, qui cherchaient un nouveau film à faire ensemble, que le scénariste et le producteur acceptèrent de faire tourner le duo dans ce qui allait devenir le plus gros succès du cinéma italien jusqu’en 1986. Et grand bien leur a pris car le réalisateur et, donc, scénariste Enzo Barboni, pu profiter d’un duo qui fonctionnait à merveille en jouant sur les oppositions et sur l’humour. Pour coller au duo, les bagarres aux révolvers furent remplacées par des bagarres à grand renfort de baffes sur sonorisées.  Et ça marche ! Les deux acteurs portent littéralement le film à bout de bras. Entre un personnage bagarreur qui ne rate aucune occasion de mettre le bazar partout où il passe et un autre qui veut se faire plus discret, mais qui se retrouve systématiquement à intervenir dans les rixes de son demi-frère, les deux acteurs s’en donnent à cœur joie pour le plus grand plaisir du public.


Il faut dire qu’Enzo Barboni (Ciak Mull) pour son deuxième film livre une œuvre qui a parfaitement bien assimilé les codes narratifs du western et s’est peut-être même inspiré des aventures de Lucky Luke de Morris aidé de Goscinny (L’un des pères d’Astérix et Obelix), dont les premières furent éditées en 1947 dans « L’almanach 1947 », puisqu’on y voit des cow-boys, notamment le personnage interprété par Terence Hill, tirer plus vite que son ombre. Le scénario est solide, l’histoire intéressante, et si l’on n’y prend garde on se croirait dans un véritable western américain, avec des plans en scope qui nous offrent des paysages de toute beauté. Le film qui fut tourné en Italie et en Espagne, nous embarque dans une aventure, drôle, rafraichissante et en même temps suffisamment sombre pour ne pas rendre l’ensemble trop caricatural. Et c’est là, la bonne idée du réalisateur que de chercher avant tout à respecter les codes du western, mais de livrer une œuvre drôle sans pour autant être ridicule, ni trop décalé, comme pouvait le faire les comédies italiennes de l’époque. Le succès fut colossal et garda la place de plus gros succès en Italie jusqu’en 1985.


Et pour cette deuxième aventure, le réalisateur va d’abord choisir de nous présenter deux personnages dont le duo parlait beaucoup dans le premier opus, mais sans jamais nous les montrer : les parents. C’est également un film qui va clairement axer sa narration sur l’humour pour coller à ce qui avait plu au public dans le premier opus. Ici, plus de morts mais une distribution de baffes qui deviendra la marque de fabrique du duo, et des scènes destinées à faire rire le public, à l’instar de la scène dans le restaurant tout en jouant sur les qualités des personnages et sur leurs valeurs, avec la rencontre régulière dans le film avec cette famille pauvre qui traverse le pays en chariot avec un bébé malade. Le film fonctionne toujours autant et les amateurs ne sont pas dépaysé par un environnement sur un environnement destiné à faire plaisir aux fans.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
Le film a bénéficié d’une restauration minutieuse et précise, qui permet aux images du réalisateur de pouvoir retrouver un nouvel éclat. Le travail minutieux et précis de son chef opérateur Aldo Giordani (On L’appelle Trinita), particulièrement dans la reconstitution de cet univers de l’Ouest Américains, de sa chaleur et de ses couleurs délavées par la poussière. L’image bénéficie d’une nouvelle clarté et met en valeur ce travail si cher au réalisateur lui-même chef Opérateur pour Sergio Corbucci.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Le film est disponible en Dolby Digital 2.0 qui ne change pas radicalement l’écoute de la bande son d’origine, si ce n’est que les environnements sonores ne sont pas vraiment mis en valeur, même si parfois certains sons bénéficient d’un peu plus de relief. La musique de Maurizio et Guido De Angelis parvient à trouver un certain équilibre dans la répartition.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 45 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Le film est présenté en 2 versions l’une datant de 1972 et l’autre de 1982, avec des doublages différents en Version Française.


« Le Phénomène Trinita », Le Journaliste Philippe Lombart nous explique comment Trinita est devenu un succès colossal et comment la suite fut réalisée et comment elle fut perçue par le public.


Puis une interview de Bud Spencer datée de 2014 qui revient sur sa carrière et sa collaboration fructueuse avec Terrence Hill.


Ainsi qu’une galerie de photos.