Yoroi

Catégorie
Cinéma
Pays
FR
Date de sortie
04/03/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
David Gauquié, Julien Deris, Orelsan et Clément Cotentin
Scénaristes
David Tomaszweski et Orelsan
Compositeur
Orelsan et Skread
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
102
Support
Critique de Emmanuel Galais

Après une dernière tournée éprouvante, Aurélien décide de s'installer au Japon avec sa femme Nanako, enceinte de leur premier enfant. Alors que le jeune couple emménage dans une maison traditionnelle dans la campagne japonaise, Aurélien découvre dans un puits une armure ancestrale qui va réveiller d'étranges créatures, les Yokaïs.


Alors, oui, un tel projet donne parfois l’envie d’en dire du mal, tant la musique et le cinéma sont deux mondes totalement différents dans l’esprit de beaucoup de gens ! Mais ce serait injuste de ne pas regarder « Yoroï » comme une œuvre à part entière, avec ses défauts et ses qualités. Car le film de David Tomaszweski, qui signe, ici, son premier long-métrage, est certes inégale, mais pas si inintéressant que l’on voudrait nous le faire croire. D’abord parce que la genèse du film remonte à un clip qu’il avait réalisé en 2012, pour le rappeur et qui s’inspirait des Chevaliers du Zodiac, et que l’idée a eut le temps de murir, et chacun de se documenter et de laisser germer pour ensuite se mettre à écrire un scénario en duo dans lequel l’artiste serait en plein burn-out après une tournée harassante et se retrouverait confronté à son moi négatif et à tout ces sentiments qui peuvent pourrir quelqu’un dont la vie prend un tournant radical. Partis de ce postulat de départ le réalisateur et son co-scénariste et acteur principal vont alors s’inspirer de la culture japonaise et particulièrement celle des mangas et de Hayao Myazaki (Mon voisin Totoro).


Et le moins que l’on puisse dire c’est que le scénario est assez malin pour aller réfléchir sur la paternité, l’honnêteté et le rapport au public et aux autres lorsque le succès nous porte au plus haut de l’échelle. Avec un sens du rythme évident, le duo a su tirer une intrigue intéressante, sans être renversante, qui soit la base de ce qui sera ensuite développé dans les textes de chansons du rappeur. C’est à la fois une bonne idée et en même temps un risque assez peu maitrisé par le réalisateur qui s’appuie beaucoup sur le charisme de son acteur principal, mais un peu trop. Car, si Orelsan est un excellent rappeur, côté Cinéma, il reste limité dans son jeu et contente de rejouer le personnage qu’il a créé que ce soit à la télévision, ou même dans son précédent film « Comment c’est loin ».


Pourtant le comédien a donné de sa personne en s’entrainant aux ars martiaux et aux cascades pour que son personnage soit suffisamment crédible. La mise en scène de David Tomaszweski, même si elle manque parfois de souffle, sait prendre le meilleur de ces scènes pour que le film conserve cet univers entre réflexion spirituelle et hommage aux arts japonais. Car, il est tout de même bon de préciser que « Yoroï » est, avant tout un film artisanal. Le générique fut dessiné par le réalisateur lui-même avec des pinceaux, et de la gouache. Le gros chat en peluche que l’on voit dans le film fut conçu par la maman du réalisateur. Tout cela, ajoute à « Yoroï » une sorte de sincérité qui se lit dans chaque plan et qui, malgré ses imperfections, mérite que l’on regarde avec plus de bienveillance ce film, assez hors normes dans sa conception et dans l’objectif d’être une extension d’un clip vieux de 13 ans et en même temps d’un album qui sort un peu avant le film. 


Pour conclure, je dirais que « Yoroï » n’est pas une œuvre parfaite, mais la sincérité, le travail et la fraicheur du propos autant que de la mise en scène ne peuvent pas laisser indifférent. Orelsan devra travailler un peu plus son jeu d’acteur et David Tomaszweski la dynamique de sa mise en scène autant que son rapport à son acteur principal. Mais nous passons, tout de même, un excellent moment en visionnant ce film qui rend hommage à la culture japonaise dans bien des aspects et montre dans une certaine mesure, l’envie de la nouvelle génération d’artiste d’aller développer des films de genre souvent boudés par le cinéma français.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
2.35:1
L’esthétique du film fut particulièrement travaillée et l’image est particulièrement soignée. Les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Ici, l’édition BR offre un écrin à la hauteur de la photographie du film dont le réalisateur a particulièrement travaillé chaque plan, un choix qui se révèle forcément payant, notamment pour mettre en lumière et faire gagner en luminosité l’environnement visuel entre les scènes au Japon, avec des intérieurs cosy et la deuxième partie plus jeu Vidéo.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Français
Oui
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
La piste Dolby Atmos, se révèle d’une très grande précision. La répartition est tout simplement remarquable avec des mises en ambiances soignées et des effets en arrière magnifiquement marqués pour mieux nous surprendre. Chaque canal apporte son lot de petits détails. La musique trouve également sa place dans une spatialisation maitrisée ainsi que les effets sonores.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 0 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Pas de Bonus. Une déception.