Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar. Dans LE TEMPLE DES MORTS, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine – c’est l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant…
Danny Boyle (Slumdog Millionnaire), réalisateur oscarisé, et Alex Garland (Civil War), scénariste nommé à l’Oscar, se retrouvèrent pour « 28 Ans Plus tard », nouvel opus terrifiant de la saga initiée par le film « 28 Jours Plus Tard » sorti en Juin 2025. Nous n’étions pas loin de correspondre au titre du film, puisque c’est en 2002 que le réalisateur britannique Danny Boyle a révolutionné le film de Zombies avec « 28 Jours plus tard », une œuvre angoissante et planante dans la quelle nous pouvions voir Cillian Murphy se réveiller dans un hôpital désert et errer dans un Londres tout aussi vidé de ses habitants et de toute activité humaine. La révolution que porta le réalisateur se trouva dans ses Zombies, dont les apparitions faisaient bondir sur les sièges, d’abord parce que le réalisateur laissait de très longs moments de silence avant que la musique de John Murphy (Snatch) ne vienne vous faire bondir un grand coup., mais ensuite parce que, jusqu’ici, les morts-vivants avançaient doucement, dans une démarche déstructurée en poussant des grognements, et que Danny Boyle leur a donné de la vitesse, même de la grande vitesse qui faisait de leur apparition un moment de chaos hallucinant.
Après plusieurs serpents de Mer que furent les suites au film « 28 semaines plus tard » que réalisa en 2007 le réalisateur Juan Carlos Frasnadillo (Intruders) et qui donnait à la future licence une tout autre direction, le duo d’origine Scénariste et réalisateur s’étaient donc retrouvé, pour ce qui était amené à devenir une nouvelle trilogie. Et c’est donc la réalisatrice Nia DaCosta (The Marvels) qui fut chargé de réaliser cette nouvelle intrigue au cœur d’un monde infecté par un virus, qui transforme les humains en zombies, ou infestés. Avec à l’écriture toujours Alex Garland, qui reprend l’histoire là où le précédent s’arrêtait. Un scénario qui va donc creuser un peu plus cet avenir incertain de la race humaine après l’attaque du virus. Et, comme souvent, le scénariste va aller là où on ne l’attend pas ! Car, ce « Temple des Morts » va, d’une certaine manière, inverser les rôles. Le plus grand danger, ici, ce ne sera pas les « Infectés », mais l’être humain et ses fausses croyances.
La grande nouveauté de ce nouvel opus, va tourner autour du Dr Kelson, magnifiquement interprété par Ralph Fiennes (Harry Potter) qui va chercher un remède pour soigner les infectés et va tester ses recherches sur le terrible Alpha, qui semait la terreur dans le précédent opus. Et l’intrigue de jouer sur deux tableaux différents : L’espoir porté par la Science et la Terreur véhiculée par les croyances. Et c’est peut-être ce qui déstabilise dans ce scénario, qui voit les « Infectés » sortir du centre de l’intrigue et donc de la mise en scène. Car s’ils restent au cœur du sujet, le scénario va plus suivre le parcours de ce faux prêcheur psychopathe, joué avec une véritable fureur par Jack O’Connell (Sinners), et en parallèle celui de ce Docteur qui cherche à redonner espoir en l’humanité.
Et la mise en scène de Nia DaCosta va clairement dans ce sens, avec une lecture à deux vitesses, une particulièrement serrée autour de ce groupe de fanatiques qui suivent un gourou psychopathe, et dans lequel va se retrouver le jeune Spike, et une plus sobre et presque contemplative autour de ce médecin qui veut rendre sa place à l’humanité et se fait un devoir de créer un sanctuaire pour les morts. Un décor impressionnant qui sert ainsi une mise en scène inspirée, qui, parfois se perd dans une baisse de rythme qui peut, nous exclure, avant de venir nous rechercher dans un final particulièrement réussi. Le film fut un échec au box-office, pour plusieurs raisons, mais ce ne on,t certainement pas ses défauts qui en sont la cause, tant il s’inscrit tout de même dans un style que Danny Boyle avait lui-même utilisé lors du tout premier opus en 2003.