Primate

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Primate
Genre
Pays
USA
Date de sortie
21/05/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Walter Hamada, John Hodges et Bradley Pilz
Scénaristes
Johannes Roberts et Ernest Riera
Compositeur
Adrian Johnston
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
89
Support
Critique de Emmanuel Galais

De retour de l’université, Lucy rejoint sa famille sur une île isolée pour ce qui devait être un séjour paradisiaque. Lors d’une fête nocturne autour de la piscine, Ben, le chimpanzé de la famille, est mordu par un animal inconnu. Rapidement, la rage le transforme en une créature incontrôlable et sanguinaire. Piégés sur l’île, Lucy et ses amis se barricadent autour de la piscine, dernier refuge face à la fureur bestiale qui les traque, tandis que le paradis se change en un cauchemar primitif.


Les animaux sauvages sont souvent le terreau idéal pour toutes les formes de cinéma de genre et particulièrement l’horreur. Et même si cela entache durablement l’image de l’animal, comme le Requin de Spielberg dans « Les Dentes de la mer » rendu responsable de la mauvaise réputation du prédateur. Les Singes ont également leur part de fantasmagorie, mais la plupart du temps, ils sont voués à dominer le monde. Mais parfois, au détour d’un scénario, le singe devient la cause d’horreurs et de peurs. Nous pourrions citer « Incidents de Parcours » (1988) de Georges R Romero ou plus proche de nous, « Nope » (2022) de Jordan Peele. Mais le point commun de tout ces films, c’est l’intervention humains qui est source d’un dérèglement qui amplifierai l’intelligence du primate mais également son instinct sauvage. Comme si la proximité entre les hommes et les simiens n’étaient, en fait, qu’un miroir à cette évolution qui fait s’amplifier l’intelligence mais également le côté sombre de l’espèce. Et à moins que l’humain ne se rappelle que son cousin de génome est avant tout un être vivant, mais surtout un animal sauvage qui a besoin de sa liberté, le drame n’est jamais bien loin.


Dabs « Primates », donc, un éminent professeur spécialiste des singes, a adopté un chimpanzé et le considère au mieux comme un membre de la famille, au pire comme un animal de compagnie. Tout cela se passait jusqu’à ce que Ben, le chimpanzé ne soit mordu par un animal porteur de la rage. Et là, plus rien ne va ! Le scénario signé du réalisateur et d’Ernest Riera (47 Meters Down) va alors s’amuser monter toute une intrigue qui se passe essentiellement dans une piscine puisque la barrière naturelle qui empêche le passage d’un singe est l’eau. A chacun alors de lutter pour sa survie face à un animal particulièrement malin, qui ne manquera pas de ruse et de perversité pour tuer ses victimes. De ce côté-là, il n’y a rien à dire de particulier, si l’animal n’était pas un peu malin, ce ne serait pas amusant. Seulement le film va enfiler des perles sur des ficelles qui ressemblent plus à des cordes à linges. Ce que je veux dire c’est qu’il n’y a pas de grandes surprises dans le déroulement des faits et que souvent pour s’en sortir le scénario va mettre de gros sabots pour nous faire croire à telle ou telle action.


Et nous pourrions imaginer que la mise en scène de Johannes Roberts, un réalisateur qui semble avoir un contentieux avec les animaux sauvages, puisqu’il réalisa « 14 Meters Down », un film avec des requins tueurs, aurait pu venir sauver l’ensemble mais parfois ce que l’on pense être une bonne idées se révèle un désastre à commencer par le design  de la maison qui, dés sa première apparition, annonce une des morts à suivre durant le déroulement du film, ainsi que cet espace restreint qui nécessite pas mal d’idées (Ce qui n’est pas le cas de « Primate »), ou encore, et surtout, le singe que le réalisateur a voulu en réel pour que les acteurs ai quelqu’un avec qui interagir, mais qui, se révèle une fausse bonne idée, tant la gestuelle humaine du comédien revêtant le costume de l’animal, se laisse parfois aller au jeu, pour coller à l’action. Sans parler de certaines scènes assez incohérentes, comme l’appel aux garçon rencontré brièvement dans l’avion et leur arrivée assez saugrenue et prévisible.


C’est dommage, « Primate » partait d’une bonne idée, mais la manque de matière, et la réalisation un peu trop audacieuse, font rater la marche de la réussite. Car beaucoup d’incohérences scénaristiques, beaucoup de scènes prévisibles et une distribution bien en peine de trouver l’inspiration dans un film qui veut créer une dynamique mais se perd dans des détails qui auraient pu être évité, avec un peu moins d’audace et plus de réflexions pour donner plus de corps à l’histoire.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
« Primate » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent d’appuyer une ambiance qui met en lumière la qualité de travail des graphistes qui ont travaillé sur le projet. Les contrastes sont suffisamment présents pour pouvoir donner plus de profondeur à l’image, et le grain est bien évidemment est inexistant ce qui permet de profiter agréablement du film. La clarté offre une belle immersivité dans le monde qu’a voulu créer le réalisateur, mais à contrario met un peu trop en lumière les effets numériques notamment sur les animaux.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Oui
Bonne
Bonne
Bonne
La piste Surround Dolby Digitale 5.1 se révèle d’une très grande efficacité dans la mise en place des ambiances. La bande-son envahie les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et comme le film a été conçu pour en mettre plein les yeux et plein les oreilles, il était nécessaire que la piste sonore soit à la hauteur. Le résultat est saisissant même si on peut noter parfois un certain déséquilibre dans les dialogues notamment lorsque les Français apparaissent.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 90 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

« Terreur Primitive : La Réalisation de « Primate » » :  Un making of assez complet qui vient mettre en lumière les choix du réalisateur. Ce n’est pas renversant, mais, au moins cela permet de découvrir la genèse du film.+


« Nouveau Sang : Les visages de « Primates » » : Un focus sur la distribution composée en majorité d’acteurs inconnus.


« La Création de Ben » : Un focus sur la manière dont le danseur Miguel Torres Umba s’est approprié son personnage et dont les équipes ont conçu le costume.


Puis les commentaires audios du réalisateur Johannes Roberts et du producteur Walter Hamada (Passenger),