De L'eau Tiède sous un Pont Rouge

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Akai hashi no shita no nurui mizu
Pays
Jap
Date de sortie
24/06/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Hisa Lino
Scénaristes
Shôhei Imamura, Daisuke Tengan et Motofumi Tomikawa
Compositeur
Shinichiro Ikibe
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
119
Support
Critique de Emmanuel Galais

Yosuke, qui a perdu son travail, quitte Tokyo pour se rendre dans la ville portuaire de Noto, où il espère trouver le trésor dont lui a parlé un ami récemment décédé. En arrivant sur place il rencontre Saeko, une jeune femme dont il tombe rapidement amoureux et découvre peu à peu ses secrets...


« De l'eau tiède sous un pont rouge » est le dernier long métrage de Shohei Imamura (double palme d'or). On y retrouve Koji Yakusho et Misa Shimizu, déjà vus dans « L'anguille », dans une fable romantique aux accents philosophiques avec une bande-son qui vous restera dans la tête pendant longtemps. Disparu en 2006 à l’âge de 79 ans, Shôhei Imamura resta un réalisateur prolifique qui incarna à lui tout seul la nouvelle vague, s’amusant de ses sujets les transformants en des œuvres touchantes, parfois drôles, parfois tragique mais toujours avec un sens inné de la narration. Doublement palmé à Cannes en 1986 pour « La Balade de Narayama », dans lequel une vieille femme part pour un périple dont la fin sera sa propre mort, puis en 1997 pour « L’Anguille » où il suit le parcours d’un homme libéré de prison après une peine infligée pour le meurtre de sa femme et qui va devoir à réapprendre à se connecter avec le monde.


Et tout le cinéma de Shôhei Imamura peut se résumer dans ces personnages en marge de la société qui vont, alors partir dans une sorte d’errance qui va bouleverser leurs vies et les faire retrouver une voie perdue et un espoir que l’on ne croyait plus possible. Avec « De L’eau Tiède sou un pont Rouge » son dernier film, le réalisateur s’amuse avec une fable doucement érotique, où un homme en rupture avec la société va partir pour un voyage à la recherche d’un trésor et va y faire la rencontre d’une femme ayant la particularité de se remplis d’eau et de ne pouvoir l’évacuer que par le plaisir celui de la cleptomanie mais surtout celui du sexe. Une particularité qui la met aux bans de la société et la soumet à toutes les rumeurs et envies les plus nauséabondes. La rencontre de ces deux êtres en errances ne pouvait être qu‘inévitable. D’autant que les intentions des deux sont pures et que la fable pour se conclure par le fait que le plus grand trésor de ce pont rouge est cet amour qui finit par unir les deux personnages principaux.


Avec un certain goût pour l’humour et pour l’érotisme sage, le réalisateur parle aussi bien des Femmes fontaines que de l’amour ou de la société nipponnes et ses êtres en errances. A un âge avancé Imamura n’a rien perdu de sa subtilité et chaque plan peut être disséqué afin d’y trouver des sens cachés, mais surtout une précision visuelle et narrative redoutablement efficace qui viennent confirmer, si besoin en était toute la beauté d’une carrière qui n’aura jamais souffert de perte de qualité et su garder une ligne de conduite toujours tournée vers ses personnages et son histoire. Avec sa propre signature, Imamura film les environnements, les acteurs avec la même précision et tous participent à un tableau chaque fois plus captivant et hypnotisant que l’autre.
Et d’ailleurs le duo d’acteurs assez iconoclaste participe à cette œuvre entre fable et comédie où tout semble décalé. Koji Yakusho (Perfect Days), déjà présent dans « L’Anguille » n’est pas, à proprement parlé, l’image que l’on se fait d’un acteur sensuel et captivant par sa beauté. Mais son jeu et sa palette d’émotions, tellement large, rendent son personnage précis et touchant. Misa Shimizu (L’Anguille), autre actrice ayant déjà travaillé avec le maitre, donne une autre dimension à son personnage de femme se remplissant d’eau, avec une fraicheur de jeu et une sorte d’innocence d’une justesse remarquable.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
Le film profite merveilleusement de cette restauration  avec des couleurs parfaitement dosées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film jouant constamment sur les environnements et sur les couleurs, il gagne, ici, en précision en nuances. Le travail de transfert et de très bonne qualité et le film retrouve une nouvelle jeunesse.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Japonais
Non
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Anglais
Oui
Oui
Non
 
 
 
Français
Oui
Oui
Non
 
 
 
Une piste DTS-HD Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait.  Lorsque la mise en scène se lance dans des scènes plus bruyante ou nécessitant un environnement plus soigné, le transfert se révèle efficace. La répartition est minutieuse et installe le spectateur au cœur de l’intrigue.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 30 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

Toujours très soignée, chez cet éditeur, cette nouvelle édition propose un Livret de 28 pages signé Bastian Mereisone, réalisateur et spécialiste du cinéma Asiatique.


Puis une Table ronde avec Mathieu Macheret, journaliste au « Monde » et Victor Morozov, Critiques de Cinéma et Ecrivain.