Le 6 juin 1944 les parachutistes américains sont largués en Normandie. Face aux conditions déplorables beaucoup d’entre eux vont atterrir à des dizaines de kilomètres de leur drop zone initiale. Ce sera le cas pour plusieurs soldats de la 82 ème aéroportée se retrouvant aux abords du petit village de Graignes, à 30 kilomètres de Carentan. Aidés par la population locale les parachutistes vont décider d’y établir une position de défense qui sera bientôt assiégée par une division SS. Malgré la bravoure de ces soldats et le courage de certains habitants, prêts à tout pour aider les Américains, la situation va vite s’avérer désespérée et Graignes restera dans les mémoires comme le théâtre de massacres perpétrés par les nazis et comme le petit Fort Alamo Normand dans celle des combattants américains.
La seconde guerre Mondiale semble être le cœur de l'inspiration du réalisateur David Aboucaya, qui a signé pas moins de 6 films dont la base n'est autre que la période de 39-45. Après un documentaire « Nous étions Soldats : Les Oubliés de la seconde guerre Mondiale », il revient à la fiction avec « 7 Jours en Juin ». Sur un scénario qu'il a lui-même écrit, le réalisateur nous plonge de l'aventure d’une équipe qui, suite aux mauvaises conditions climatiques se retrouve à dix Kilomètres de leur position prévue initialement. Un épisode tragique où le courage et la détermination de ces soldats américains et des habitants du village qui leur viennent en aide, force le respect. Er David Aboucaya qui a produit, écrit, composé la musique, fait le montage et donc réalisé le film en a conscience et souhaite, lui aussi, avec bravoure, leur rendre hommage. Mais seulement les bonnes intentions ne suffisent pas à faire un film réussi. Et « 7 Jours en Juin » est très très loin de répondre à nos attentes, malgré quelques moments intéressants comme les scènes de combats plutôt bien réussie, le film souffre de bien des défauts, à commencer par la mise en scène qui manque cruellement de rythme et des acteurs que l'on dirait tout droit sortis d'une troupe de théâtre amateur. David Aboucaya signe également un scenario bancal qui utilise un grand nombre de ficelles, parfois inutiles, comme celle d'expliquer pourquoi les soldats parlent français en expliquant qu'ils viennent de Louisiane.
C'est toujours désagréable de dire du mal d'un film surtout lorsque l'on imagine bien toute l'implication du réalisateur qui a assume un grand nombre de postes. Mais malheureusement il faut être honnête, 2h20, c'est déjà long pour un film ordinaire mais quand la distribution n'est pas au rendez-vous et que le film manque de rythme, ce n'est plus une tannée, mais un enfer. Et même si les scènes de combat sont réussies, elles ne suffisent pas à sauver le film.