« Le Vaurien » (1968) : Après avoir passé 3 ans en prison, Goro, jeune yakuza respectueux d'un code d'honneur en désuétude, cherche à prendre un nouveau départ. Sa rencontre avec la belle Yukiko renforcera sa volonté, mais les liens avec la pègre ne se coupent pas si facilement..
« Le Retour du Vaurien » (1968) : Japon, 1956. Maintenant remis de ses blessures après avoir tué le boss du clan Ueno, Goro Fujikawa est bien décidé à abandonner sa vie de yakuza. Il se rend en train à Tsugaru à l'extrême nord de l'île de Honshu pour retrouver Yukiko et présenter ses excuses à Yumeko pour la mort de Sugiyama. Mais Yumeko est malade et doit être hospitalisée. Pour payer les frais, Goro se résout à accepter d'être l'homme de main de Go Kiuchi et se trouve embrigadé dans un conflit de yakuza entre les clans Kiuchi et Izumi à Yokohama.
« Le Vaurien se Déchaine » (1968) : Goro Fujikawa (Tetsuya Watari) était redevable à Mitsugimoto. Sawada, un yakuza de rang inférieur ayant un problème de jeu, devait trois millions de yens à Mitsugimoto. Cette équation ne peut mener qu'à une seule réponse. Mitsugimoto doit payer et Goro vient chercher.
« Mélodie pour un Vaurien » (1968) : Pour exaucer le dernier souhait d'un camarade de prison et réparer ce qui ne va pas, Gôro tuera à nouveau. Tetsuya Watari rencontre son ennemi juré Shuusuke Shirayama, un gangster rival qui souhaite également se séparer du mode de vie des yakuzas.
« La Vengeance du Vaurien » (1968) : Une guerre de rue éclate entre deux gangs rivaux dans la région du Kansai au Japon. Goro (Tetsuya Watari) est en pleine action.
« Tue Vaurien Tue » (1969) : Bien que Goro soit un assassin connu, il a toujours été opposé aux méthodes des yakuzas. Dans « Outlaw Kill ! » il est plus que jamais confronté au dilemme d'un tel mode de vie : les sacrifices, le temps perdu en prison.
Réalisés par Toshio Masuda et interprété par Tetusya Watari entre 1968 et 1969, la saga du « Vaurien », film de Yakuzas mais chevaleresque fut un succès énorme au Japon à la fin des années 60 et se perpétuera pendant encore de nombreuses années. Longtemps tenu pas « Théâtre of Life », cette saga vient apporter un concurrent de taille : La Nikkatsu. Le plus ancien studio de cinéma Japonais qui fut créé en 1912, puis racheté en 1966 par Namco. D’abord très productif dans les films de samouraï, le studio amorce dans les années 60, un changement de style et se concentre sur les films de Yakuzas dont le public japonais est très friand, avant de se concentrer dans un autre genre pendant les deux décennies suivantes : Le Film érotique. C’est pendant les années 60, que vont naitre des stars nationales qui vont remplir les salles et se fortifier dans ce style, comme Tetsuya Watari (Le Vagabond de Tokyo).
Alors que le genre ninkyo (films de yakuzas chevaleresques) initié par « Theatre of life » continue à remplir les salles de cinéma, la Nikkatsu propose une nouvelle saga dans un contexte actualisé et urbain. La star du studio, Tetsuya Watari, joue un vaurien au grand cœur dans cette série à succès de six épisodes. Son duo avec la grande Chieko Matsubara (Dolls), toujours en activité aujourd'hui, résonne encore aujourd'hui. Et cette édition nous propose de découvrir un personnage qui n’a de cesse que d’évoluer sans jamais perdre de vue ce pour quoi il est fait, défendre les siens et ceux qui en ont besoin. Réalisés par Toshio Masuda, les films ont su s’inspirer des films noirs Américains des années 60-70 avec une atmosphère fade et brutale, parfois oppressante par une ambiance parfois très épurée. Une leçon de cinéma qui ne perd jamais son objectif : Divertir et passionner les spectateurs qui se déplacent en masse.