Avant la destruction de la planète Krypton, une petite nacelle est envoyée sur Terre. À son bord, Kal-el, un bébé recueilli par un couple de fermiers du Kansas. Quelques années plus tard, le jeune homme cache sa force surhumaine et ses superpouvoirs sous l’identité de Clark Kent, journaliste au Daily Plannet de Metropolis. Aux côtés de Lois Lane, Clark enquête sur les criminels menaçants la sécurité de la Terre, qu’il neutralise sous les traits de Superman !
Créé par Jerry Siegel et Joe Shuster en 1933, même si les véritables fondations de ce qui est le personnage tel que nous le connaissons maintenant ne furent posées qu’en 1934 voire même 1937. En 1941, distribué par Paramount dans les avant-programmes de leurs cinémas où il devint même un outil de propagande avec ses combats contre des Japonais et des savants fous. A travers des épisodes d’une dizaine de minutes le super héros qui porte de manière assez subjectives les valeurs et les couleurs de l’Amérique, apparaît comme le premier super-héros de l’animation, dans un style très épuré, fréquent pour l’époque, mais avec une phrase d’ouverture devenue tellement célèbre qu’elle en devint le titre d’une comédie musicale en 1966 : « It’s a Bird…It’s a Plane…It’s Superman (C’est un oiseau…C’est un avion…C’est Superman) ».
Cette série, outre son aspect très patriotique, surprend, avant tout, par la qualité de son animation. Car, même si elle peut nous paraître un peu trop basique maintenant avec des personnages qui manquent parfois cruellement de fluidité, pour l’époque tout y est soigné, l’image, les couleurs et l’éclat de lumière en général. Et cette édition collector lui redonne toute sa splendeur d’une période où l’animation se perd souvent dans des avancées technologiques et en oublie parfois la poésie ou tout simplement un esprit de jeunesse.
Diffusée entre 1941 et 1943, « Max Fleisher’s Superman » fut l’une des plus belles productions d’un studio à l’agonie, qui avait connu son heure de gloire avec deux personnages « Popeye le marin » et le dessin animé très coquin : « Betty Boop » que le tristement Code Hayes obligea à devenir plus prude et qui fit perdre de l’intérêt à son personnage. Pour couronner le tout sous la pression de Paramount, le studio se lança dans une concurrence effrénée contre Disney mais ne parvint jamais a en atteindre les niveaux de rentabilité. Les frères Fleischer qui avaient un contrat avec la Paramount furent remerciés et le studio reprit leur société et la baptisa Famous Studio, ce qui explique que dans cette édition, l’année 1943 soit sous les couleurs de Famous Studio.