Guerre des Gangs à Okinawa

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Bakuto gaijin butai
Genre
Pays
Japo
Date de sortie
23/09/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Coffret
Producteurs
Koji Shundo et Tatsuo Yoshida
Scénaristes
Kinji Fukasaku, Fumio Konami et Hiro Matsuda
Compositeur
Takeo Yamashita
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
93
Support
Critique de Emmanuel Galais

Gunji Sadao sort de prison après 10 ans de détention. Son clan n'existant plus, il décide de réunir à nouveau ses troupes pour tenter leur chance à Okinawa. Mais la pègre locale est déjà bien implantée, et soutenue par les Américains en place.


Il y a un peu plus de 23 ans disparaissait l’un des réalisateurs japonais les plus influents : Kinji Fukasaku. Si son nom ne vous dit pas forcément quelque chose, ses œuvres en revanche sont passées à la postérité, que ce soit sa coréalisation avec Richard Fleisher du film « Tora ! Tora ! Tora ! » en 1970, ou encore son dernier film et énorme succès mondial : « Battle Royal » en 2000. Lorsque l’on parle de réalisateur influent, le mot n’est pas anodin, tant Fukasaku est cité par des réalisateurs comme John Woo (Volte-face) ou Quentin Tranatino (Kill Bill), pour ne citer qu’eux. Le réalisateur s’était fait une spécialité des Yakuza-Eiga (Films sur la mafia Nipponne). L’homme possède, pourtant, une filmographie assez large qui incluse également des films de Science-Fiction et de Samouraï. 


En 1971, donc, il réalise l’un des films qui illustrent le mieux le style de Kinji Fukasaku : « Guerre des Gangs à Okinawa », Ici, le héros, membre des Yakuzas sort de prison et décide de se venger tout en cherchant à s’accaparer un secteur complet et y faire fortune avec ses associés. Le code de l’honneur n’est plus au cœur de l’intrigue, il est même, d’une certaine manière régulièrement piétinée, par les protagonistes dont on ne cerne pas toujours les objectifs. Le metteur en scène signe un film radical où la violence est récurrente, spectaculaire et sans concession. Sur un scénario qu’il a signé avec Fumio Konami (La Trilogie Shogun) et Hiro Matsuda (Le Cimetière de la morale), Kinji Fukasaku nous plonge dans un univers sombre à la plastique soigné dans laquelle on pourrait presque voir du Melville, tant tout semble épuré, le moins esthétique possible et en même temps tout répond aux codes du film noir et particulièrement du film de Yakuza.


Et le réalisateur de pouvoir compter sur son acteur principal Koji Tsuruta, qui a déjà travaillé avec Kinji Fukasaku dans « Le Caïd de Yokohama » et qui campe, ici, un personnage énigmatique et sombre qui ne se sépare jamais de ses lunettes noires, comme pour lui donner encore plus de profondeur et de charisme. L’acteur ne fait particulièrement dans la nuance mais son jeu monolithique lui permet de poser son personnage de Yakuza, qui se libère de son code de l’honneur pour assouvir sa vengeance.


En conclusion, « Guerre des Gangs à Okinawa » est une œuvre qui vient redistribuer les cartes du film de Yakuzas et impose un style très naturaliste, où les personnages évoluent dans des décors assez froids, qui noient presque chacun des protagonistes comme pour mieux laisser éclater la radicalité de la violence récurrente et spectaculaire qui fait la singularité du style du réalisateur, dont on retrouvera les inspirations chez des réalisateurs comme Takeshi Kitano (Zatoïchi) ou Takashi Miike (Crows Zero).


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
La mise en scène de Kinji Fukasaku est puissante et tout en précision. Le travail de la photo est capital pour cela, car le réalisateur soigne le détail pour offrir une œuvre marquante et maitrisée, afin que le spectateur puisse plonger dans cette ambiance digne de Melville. La remasterisation fait des merveilles et offre des noirs puissants et une meilleure tenue des contrastes qui offre une nouvelle vie au film.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Japonais
Non
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Oui
 
 
 
Le film est disponible en DTS-HD Master Audio 2.0, en VOST. Un choix évident qui permet de réellement plonger dans le jeu des acteurs et de mieux se laisser imprégner par l’histoire et par ses réflexions. Le film gagne en précision et évite les craquements pour mieux mettre en valeur chaque élément sonore du film.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 60 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Cartes Posatles

Outre le Coffret collector rigide, l’édition propose un Livret de Malik-Djamel Amazigh Houha bourré d’informations et qui propose, en plus, des photos du film, une analyse précise de l’œuvre de Kinji Fukasaku.


Puis un échange qui manque parfois de dynamique entre l’écrivain Stéphane du Mesnildot et le directeur de la rédaction du magazine « Mad Movies » Fausto Fasulo.

 
Puis les Commentaire audio du scénariste Nathan Stuart.

 
Des cartes postales viennent compléter l’édition.