Scarlet et l'Éternité (Ultra HD / 4K)
Titre Original
Hateshinaki Scarlet
Date de sortie
28/07/2026
Scénaristes
Mamoru Hosoda
Pitch Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l'épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père. Son plan échoue et grièvement blessée elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts. Elle va croiser la route d'un jeune homme idéaliste de notre époque, qui non seulement l'aide à guérir mais lui laisse également entrevoir qu'un monde sans rancœur ni colère est possible. Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance. CritiqueScarlet et l’éternité provient d’une inspiration très libre de « Hamlet » par Mamoru Hosoda, réalisateur japonais qui nous avez étonnés avec « La Traversée du Temps » et, il y a quelques années, une relecture de « La Belle et la Bête ». Ici, on suit la fille de Hamlet, Scarlet, empoisonnée dans un piège tendu par son oncle Claudius, qui a fait assassiner Hamlet, roi du Danemark. Propulsée dans un espace liminaire entre la vie et la mort ; une sorte de purgatoire qui brouille les frontières du paradis, de l’enfer, le passé, le présent et le futur. Elle entreprend sa quête de vengeance pour la mort de son père. Au fil de ce voyage, elle croise les ennemis de son père, mais aussi des peuples d’autres mondes et d’autres époques, dont un infirmier japonais de notre temps. Il l’aide et l’accompagne dans sa quête. Malgré de grandes scènes cinématographique, la structure conserve une dimension théâtrale, alternant scènes d’action et quelques monologues d’inspiration shakespearienne.
Ce film ose une narration complexe et parfois exigeante, mêlant la vengeance filiale à une méditation sur la vie, la mort et le poids des héritages. Le public cible est résolument adolescent-adulte et n’est pas destiné aux enfants. Malgré une mise en scène généreuse en batailles et scènes d’action pour soutenir le rythme, on considère que certaines batailles ne se justifient pas toujours narrativement.
Le film dure un peu plus de deux heures et se révèle prenant, mais n’est pas exempt de quelques longueurs ni de passages brouillons qui demandent au spectateur de s’accrocher. La fin manque de fluidité, devenant très larmoyante puis s’arrêtant brusquement, ce qui atténue l’impact émotionnel. Néanmoins, la réussite visuelle et sonore, la richesse technique et l’ambition thématique en font une proposition singulière, exigeante et immersive.
On retrouve chez Hosoda le goût pour moderniser des œuvres classiques en les triturant pour leur donner une résonance contemporaine, une démarche que l’on juge intéressante dans le paysage de l’animation japonaise ou mondiale.
Verdict
« Scarlet et l’éternité », sorti en salles en mars 2026, reste un film de référence en matière d’animation par sa virtuosité technique et sa capacité à articuler action, contemplation et réflexion philosophique légère. Malgré quelques défauts de rythme et quelques choix narratifs discutables, il se mérite, peut déstabiliser, et gagne possiblement à un second visionnage.
Chez DVDcritiques, on a particulièrement apprécié l’audace et l’ampleur du projet qui confirment que Mamoru Hosoda s’affirme parmi les grands noms de l’animation japonaise grâce à un regard personnel, un travail d’écriture originale et une exigence artistique constante.
Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.35:1
Le Blu-ray Ultra HD et du HDR est ici servi par une réalisation intégralement numérique qui joue sur des contrastes marqués et une grande variété de situations lumineuses, des scènes très sombres aux éclats de couchers de soleil et ciels étoilés. Le film module ses techniques en fonction des lieux et des temps : un purgatoire en 3D réaliste, parfois photoréaliste, le Danemark d’avant la mort en 2D quasi entièrement dessinée à la main, et, lors d’une incursion dans le Japon contemporain, une animation plus dépouillée, vibrante, proche du rendu vidéoludique.
Cette alternance de registres visuels maintient en permanence une différenciation de rendu qui questionne la frontière entre rêve et réalité. La définition d’image et le dynamisme des tons sont irréprochables, et la compression de cet animé dans le master UHD est sans faille.
Malgré l’usage ponctuel de motion capture, l’animation reste en 24 i/s, voire moins, avec une saccade volontaire qui participe à la texture esthétique du film. On note une débauche d’éléments visuels — modèles 3D, dessins, inserts photographiques — qui ne souffre d’aucune altération liée à le transfert sur disque.
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
On constate un design sonore ambitieux dès l’ouverture, avec des infragraves issus d’instruments acoustiques (contrebasses XXL expliquées dans le making-of) qui font réellement vibrer la pièce et réveillent les caissons de basse et l’amplification, jusqu’à se transmettre au mobilier.
La version française propose des effets multicanaux solides, même si les dialogues restent centrés sur la voie centrale et musiques/effets sont largement plus enveloppants. Avec
la version originale japonaise en Dolby Atmos est un véritable festival. Cette bande-son multiplie les événements au-dessus du champ visuel (ciels atypiques, dragons, éclairs, objets sonores traversant l’espace) et exploite efficacement les enceintes verticales.
On précise que le doublage français est de très bonne qualité, et l’on y retrouve les excès émotionnels propres (des scènes parfois très larmoyantes) de la version originale.

Supléments
Menus

Sérigraphie

Packaging
Durée Bonus :
20 min

Livret

Bande annonce

Biographies

Making of

Documentaire

Interviews
Com. audio

Scènes sup

Fin alternative

Galerie de photos

Story board

Multi-angle

Liens internet

Interface Rom

Jeux intéractifs

Filmographies

Clips vidéo

Bêtisier

Bonus Cachés

Court Metrage
Les menus sont sonorisés.
Le disque Ultra-HD est rempli de suppléments sans nécessiter de revenir au Blu-ray (comme souvent) :
– un entretien de 8 minutes 38 avec Mamoru Hosoda qui éclaire des choix artistiques et des scènes clés
– des tests d’animation révélant des étapes intermédiaires
– une galerie d’art mettant en valeur des décors magnifiques
– des dessins conceptuels montrant des versions alternatives de l’héroïne
– deux comparaisons storyboard/scènes particulièrement instructives.
On estime à environ vingt minutes la durée totale des bonus, bien conçus pour offrir une vue d’ensemble du processus créatif tout en restant accessibles.