Les Titans

Catégorie
Cinéma
Titre Original
Arrivano i titani
Genre
Pays
Ital
Date de sortie
16/06/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Alexandre Mnouchkine
Scénaristes
Duccio Tessari et Ennio De Concini
Compositeur
Carlo Rustichelli
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
120
Support
Critique de Emmanuel Galais

Cadmos, le roi de Thèbes, fait éclater la colère de Zeus lorsqu'il se fait proclamer Dieu par son peuple. Depuis l'Olympe, Zeus envoie Kryos par vengeance, le chef des titans venu tout droit de l'enfer...


Dans les années 60 et 70, les studios Italiens ont tourné à plein régime des films de guerre, des Westerns et des Péplums. Une production telle que les grandes stars américaines sont même venues tourner des films et certains sont devenus des références comme « Le Bon, La Brute et le Truand » de Sergio Leone (ll était une fois dans l’Ouest), sorti en 1966 et qui compte à son générique des acteurs américains comme : Clint Eastwood (Gran Torino), Eli Wallach (Les Sept Mercenaires) et Lee Van Cleef (Le Train Sifflera Trois Fois). Mais comme toute grande époque, il y a une fin et la source commence à se tarir, par manque de renouvellement et des personnages trop ancrés dans leur légende ou dans leur histoire. Et c’est le genre du Péplum qui souffrit le premier de ce manque de liberté ou de légèreté que les productions pouvaient prendre avec l’histoire. Même si avec « Les Travaux d’Hercule », le studio tenait une licence qui remplissait les caisses, le péplum ne trouvait plus son public des heures glorieuses. Et comme beaucoup de confrères de son époque, le réalisateur Duccio Tessari a touché à tous les styles développés par les célèbres studios Italiens. Mais c’est en 1962 que les choses changèrent pour lui. Scénariste depuis 1959 pour différentes productions comme « Le Colosse de Rhodes » de Sergio Léone, en 1961, il comprit qu’il fallait bousculer le genre.


Et c’est avec l’aide d’Ennio De Concini (Le Diable au Corps), il écrivit : « Les Titans », un film inspiré de la mythologique grecque, mais qui ne va pas forcément se prendre au sérieux, loin de là ! Car, sans être une parodie du genre, ou une caricature déjantée, « Les Titans », est un film qui va suivre les mésaventures de Kryos, le chef des Titans, qui n’aura comme arme que son intelligence pour envoyer aux enfers le mégalo Cadmos, qui a décidé de défier les Dieux. Et comme Duccio Tessari et Ennio De Concini sont deux grands amateurs et spécialistes de la mythologie grecque, ils parviennent à écrire une histoire qui s’inscrit parfaitement dans le style et pourrait aisément être venue tout droit de l’un des grands écrivains de l’antiquité. Jamais hors sujet, malgré un ton plus léger et des situations parfois burlesques, « Les Titans » est un scénario solide qui suit une logique qui fera des émules quelques années plus tard avec des œuvres venues de BD, dont on pourrait croire qu’elles furent inspirées de ce film.


Et la mise en scène de Duccio Tessari va d’ailleurs dans le sens de ne jamais dénaturer le genre mais de le rendre plus léger et moins classique, moins tragique. Alors, bien sûr, nous sentons rapidement le manque de budget, mais le réalisateur parvient à tourner dans des décors naturels, en Espagne, par exemple, pour offrir des plans de toute beauté, et sait utiliser chaque sou pour que le film ne soit pas une version pauvre des productions du moment. Et même, si l’utilisation d’éclairage et de lieux filmés différemment pour illustrer deux mondes est courante, durant les 2 heures de film, l’ensemble se regarde avec plaisir. Et il faut dire que la présence solaire de l’acteur principal Giuliano Gemma (L’Affaire Mori), qui, à la différence des ses collègues acteurs venus du culturisme, n’offre pas une prestation toute monolithique, mais plutôt lumineuse et avec un véritable sens du tempo et une palette de nuance surprenante pour un tel rôle.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
HD 1080p
Format Cinéma
1.85:1
Le film a bénéficié d’une belle restauration, qui permet aux images du réalisateur de pouvoir retrouver un nouvel éclat. Le travail minutieux de son chef opérateur Alfio Contini (Ripley’s Game), particulièrement dans la reconstitution de cet univers mythologique, et des effets de lumière pour masquer le manque de budget retrouve un éclat à la hauteur de son travail. L’image bénéficie d’une nouvelle clarté qui nous permet de découvrir à nouveau ce film.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Italien
Non
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Anglais
Oui
Oui
Non
 
 
 
Le film est disponible en Dolby Digital 2.0 qui ne change pas radicalement l’écoute de la bande son d’origine, si ce n’est que les environnements sonores ne sont pas vraiment mis en valeur, même si parfois certains sons bénéficient d’un peu plus de relief. On notera un décalage, certainement d’origine entre l’image et le son, notamment dans les scènes de bagarres avec le son des « Baffes » suramplifié et très aigue comme dans les films de Bud Spencer et Terence Hill. 
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 60 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

D’abord une présentation du film par Stéphane Lacombe, le directeur éditorial des Editions Frenezy, à voir après le visionnage du film.


Un entretien intéressant avec Ariane Mnouchkine (Molière), Metteuse en scène, réalisatrice et créatrice du Théâtre du Soleil, qui revient sur sa rencontre le réalisateur et surtout sur son terrible monteur Renzo Lucidi (L’Exécuteur).


« Les Péplums Mythologiques Italiens », l’historien Laurent Aknin nous plonge dans l’histoire des Péplums.