Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque – et elle aura à ses côtés sa sœur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.
En 2019, sortait un film d’horreur d’un genre plus ou moins nouveau où une jeune femme tombait amoureuse d’un beau jeune homme, qui s’avérait faire partie d’une famille de « Frapadingues » qui ne trouvaient rien de mieux, pour s’amuser, que d’organiser une chasse à l’homme sacrificielle, dont la victime, la cible ou le gibier, comme vous voulez, n’était autre que la mariée elle-même. Seulement la belle-famille ne s’attendait pas à autant de résistance de la donzelle, qui zigouilla, un à un les membres de la belle-famille en finissant par un magnifique feu de la St Jean du manoir familial. Si le film passa un peu inaperçu en France avec seulement 473 000 entrées, dans le monde il rapporta, pas loin, de 57 Millions pour un budget de 6 Millions seulement. Du coup les deux réalisateurs Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Otpin, qui avaient déjà réalisé un autre film de genre : « Abigail » en 2024, ont été reconduis pour l’écriture d’une suite. La Crise sanitaire, la grève des scénaristes et l’envie de trouver une idée convaincante, font qu’il aura fallu attendre sept ans et un budget plus doublé par rapport au premier opus.
Mais voilà, le piège c’est de vouloir soit reproduire ce qui a marché, soit de faire ce qui n’avait pas été possible dans le premier, faute de budget. Et, ici, on sent que les deux réalisateurs ont voulu éviter le piège de la redite, en introduisant une sœur qui ne serait pas forcément très au fait des ennuis de sa parente. Si l’idée est bonne, autant que celle d’aller un peu plus vers la secte sataniste, le scénario manque tout de même de corps et ne parvient jamais à totalement nous surprendre. On a l’impression d’assister à un film de Sam Levinson, genre « Assassination Nation », mais sans l’audace. Et c’est ce qui va manquer au film pour être convaincant, car le scénario ne va plus loin qu’un ersatz de « L’Île du Dr Moreau » d’H.G. Wells ou de la série de films « Saw ». Car, encore une fois, les auteurs ne semblent pas vouloir choisir leurs camps. Entre comédie ou Horreur, les deux finissent par se cannibaliser.
D’autant que la mise en scène du duo, va clairement dans ce sens, eux qui ont travaillé sur les derniers « Scream », sans en faire la révolution, semblent avoir voulu faire un film qui soit tout à la fois une sorte de caricature du genre avec des personnages très caricaturaux, des situations, chaque fois plus improbables, des participants tout aussi fous les uns que les autres et une mariée et sa sœur qui finissent toujours par se sortir des mauvais pas. Du coup « Wedding Nightmare 2 » est un film, éventuellement pour une soirée d’Halloween avec Pop-Corn et chamallows, mais pas plus. Et ce n’est pas la présence au générique de Sarah Michelle Gellar (Buffy Contre les Vampires » qui ne parvient toujours pas à se sortir du personnage qui l’a fait connaître. Et même, si là, elle joue sur la corde sensible entre nostalgie et froideur jubilatoire, autant dire que l’on est tout de même loin du chef-d’œuvre.