Les Rayons et les Ombres

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
FR
Date de sortie
26/08/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Olivier Delbosc et Patrick Godeau
Scénaristes
Xavier Giannoli et Jacques Fieschi
Compositeur
Guillaume Roussel
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
199
Support
Critique de Emmanuel Galais

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration.

 
Il y a des sujets dont on sait d’avance qu’ils vont réveiller les passions, surtout lorsqu’il s’agit de regarder l’histoire dans les yeux et de vouloir avec un peu plus de subtilité que dans bon nombre de productions. Et puis s’attaquer à l’histoire c’est toujours un risque de voir les historiens et les gardiens du temple crier au sacrilège, en oubliant qu’il s’agit d’une œuvre cinématographique, qui nécessite forcément des libertés chronologiques pour donner une certaine cohérence à l’ensemble. « Les Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli n’échappe, donc, pas à la règle. Car le réalisateur, qui fit sensation en 2021 avec « Illusions Perdues » son précédent film, a décidé de raconter le parcours de Corinne Luchaire, une actrice à la carrière fulgurante entre 1935 et 1945, et de son père Jean Luchaire, figure majeure de la Collaboration pendant la seconde mondiale. 


Et le scénario du réalisateur et de son co-scénariste Jacques Fieschi (La Femme la plus riche du monde) va commencer par déconstruire l’image parfois caricaturale de la collaboration et la replacer dans un contexte d’engrenage et parfois d’opportunisme malsain. Et la manière dont le père Jean Luchère est dessiné fait penser à, toutes proportions gardées, à Shindler, dans le sens où Luchaire est un homme d’affaire, un journaliste qui fait faillite et veut absolument sauver son journal et surtout son train et va faire un pacte avec le diable, d’abord en toute innocence puis en toute connaissance des choses. Le parallèle avec Shindler s’arrête là, car Luchaire, s’est avant tout quelqu’un, dont les idées ont évolué en fonction d’où venait l’argent et qui est passé de pacifiste à antisémite et a cherché à se donner bonne action en rendant de « petits services ». Mais la première bonne idée du scénario est de ne pas le présenter comme une caricature, mais comme un homme avec ses doutes, ses failles et son amour pour le luxe, l’argent et d’une certaine manière le pouvoir. Mais n’oublions pas Corinne Luchaire, jeune actrice à la valeur montante, qui commence à avoir du succès et voue, pour son père, un amour immodéré, mais que la maladie va venir cueillir en pleine ascension.


Le film de Xavier Giannoli, n’est ni complaisant, ni à charge, il cherche avant tout à faire comprendre aux spectateurs, comment s’est construite cette « Collaboration », comment certains ont vécues leur meilleure vie, pendant que le peuple souffrait de restriction. Comment les Allemands ont su avec vice manipuler tout le monde en s’appuyant sur leurs faiblesses, en ce qui concernant Luchaire le goût de l’argent. Il y a dans « Les Rayons et les Ombres », une véritable sincérité et une honnêteté inattaquable qui ne cherche jamais à excuser, comment cela pourrait-il être possible ? Mais il a l’honnêteté de mettre en lumière toutes les parts d’ombres de cette société française, de ces comportements pendant la guerre, mais également celui de ces milices auto-proclamées qui n’hésitèrent pas à abuser de leur statut pour humilier et violenter des personnes sous le simple fait d’une dénonciation publique ou anonyme. Et pour bien comprendre les personnages, il fallait les montrer sous tous les angles, pour que le spectateur puisse assimiler tous les paradoxes de cette période sombre de notre histoire.


Jean Dujardin (The Artist) est comme toujours complètement habité par son personnage et lui offre une nuance et une profondeur qui permette de mieux cerner ce que fut Jean Luchaire. Avec un jeu d’une précision remarquable, il évite la caricature à son personnage et lui donne plus de relief pour mieux le cerner. Même chose avec la magnifique Nastya Golubeva (Revoir Paris), qui signe une prestation remarquable de puissance et de nuances. Elle capte la lumière et le plan dès qu’elle apparaît. A la fois fragile et déterminée, l’actrice possède une grande palette de jeux qui lui permette de ne jamais être en-dessous de son personnage.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.35:1
Film particulièrement soigné, les contrastes se doivent d’offrir le plus de profondeur de champ possible. Le support offre beaucoup de clarté et de précision, sur les visages bien sûr, mais également sur les textures. L’ambiance lumineuse et le souci du détail ayant été les maitres mots de la réalisation le support se devait d’être à la hauteur, des scènes à l’éclairage plus nuancés bénéficient d’une précision remarquable. Les contrastes donnent un relief et une profondeur à l’image qui viennent parfaitement mettre en valeur chaque détail y compris dans les effets de premiers plans ou d’arrière-plan.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Français
Oui
Non
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Une piste Dolby Atmos, vient servir avec brio ce film qui trouve le bon chemin pour donner une vision mal connue de la Collaboration, que celle qui a fait son chemin dans l’inconscient collectif. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait par rapport aux musiques qui se révèlent dominantes parfois.  La dynamique de l’ensemble est précise et on aime ça, surtout lors des scènes musicales comme celles se passant dans le cabaret.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 0 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Pas de Bonus.