The bride! (Ultra HD / 4K)

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
USA
Date de sortie
08/07/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Boîtier Blu-ray avec fourreau
Producteurs
Emma Tillinger Koskoff, Maggie Gyllenhaal, Talia Kleinhendler et Osnat Handelsman-Keren
Scénaristes
Maggie Gyllenhaal
Compositeur
Hildur Guönadottir
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
128
Support
Critique de Emmanuel Galais

Rongé par la solitude, « Frank » se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse !


« The Bride ! » de Maggie Gyllenhaal (The Dark Knight) n’est pas un film facile à classer. Car pour son deuxième film, la réalisatrice signe une mise en scène faussement déstructurée, gothique et Punk, dans laquelle les personnages évoluent loin des critères habituels du genre. Sur un scénario qu’elle a elle-même signé, Maggie Gyllenhaal transforme le couple de la créature et de sa fiancée en sorte de road movie tragique où ceux qui croisent leur route courent un danger, non pas parce qu’ils sont des monstres, mais parce qu’ils revendiquent, au contraire, un droit d’exister, un droit à la différence qu’on leur refuse. Et puis, à mesure, que l’intrigue se déroule, le point d’intérêt, se décale légèrement, pour se concentrer sur, la fiancée à proprement parler. Alors que par le passé, ce personnage était, le plus souvent, réduit à un faire-valoir du héros, ici, elle est créée, non pas pour un but charnel, mais simplement parce que la créature souhaite avoir quelqu’un avec qui partager son existence et, pourquoi pas, quelqu’un qui le fasse se sentir vivant.  Et à travers elle, c’est l’émancipation des femmes, le #Metoo qui traverse les époques. 


D’ailleurs la mise en scène de Maggie Gullenhaal va dans ce sens en faisant de son héroïne un mélange de Bonnie Parker, Harley Queen et Cruella. Une esthétique assumée et poussé au maximum, avec une mise en scène qui sort les personnages de leur époque habituelle. Nous ne sommes plus dans le Londres Victorien, mais dans le Chicago des années 30, avec ses excès et ses dérives. Une ville et une époque marquée par le machisme sous toutes ses formes et où les femmes sont reléguées au second plan. Avec la réalisatrice, les limites sont repoussées à mesure que ses héros se créent leur bulle et que le monde ne finisse par graviter autour d’eux. Le docteur Frankenstein n’est plus, mais une autre a prit sa place. Ce n’est plus la Créature qui mène la danse, mais bien la fiancée. Est-ce que cela nuit au film ? Pas du tout, car la réalisatrice est bien décidée à faire de son œuvre une sorte d’hybride comme Sofia Coppola l’avait dans une autre mesure avec « Marie-Antoinette ». L’anachronisme ne vient que planter un peu plus son histoire dans notre époque pour mieux nous désarçonner. Et c’est ce qu’elle parvient à faire avec brio et qui lui a surtout côté sa place au box-office. Mais, on le sait bien, les films culte ont été des bides au box-office, il suffit alors d’être patient pour que « The Bride ! » soit reconnue à sa juste valeur.


D’autant que les prestations de Christian Bale (The Dark Knight) et Jessie Buckley (The Lost Daughter) sont impressionnantes. L’acteur qui aime se grimer, sait également apporter à ses personnages une complexité et une profondeur comme peu d’acteurs savent le faire. Et ici, avec la Créature, il lui apporte une sensibilité et une folie tendre qu’on ne lui connaissait pas. Quant à l’actrice elle s’empare radicalement de l’écran et impose un personnage punk par excellence avec ses excès mais également ses doutes et ses fêlures. Captivante autant que touchante, Jessie Buckley n’interprète pas son personnage elle en est complètement habitée.


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.35:1
Forcément un film comme « The Bride !» se doit d’offrir un spectacle tout en couleur et tout en nuances qui oscillent de façon régulière entre des scènes aux éclairages plus sombres notamment les scènes dans le laboratoire ou dans les rues de Chicago, nécessitant ainsi un contraste suffisamment précis pour ne pas pixeliser ou alors des scènes aux éclairages plus éclatant comme lors de certains extérieurs ou lieux de fêtes. L’édition 4K ne manque certainement d’éclat ni de précision et cela fait gagner en profondeur et en volume. Les couleurs sont parfaitement bien dosées. Les contrastes sont parfaitement marqués et une belle luminosité pour mieux profiter des détails.
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Anglais
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
La piste Dolby Atmos fait, évidemment, vibrer les basses et parvient à nous plonger au cœur de l’aventure car elle se révèle d’une grande précision et met parfaitement en valeur les dialogues et les séquences de folie du film, avec en plus une mise en verticale assez remarquable des scènes de bagarre dans la ville. Jamais dans l’excès, la piste Audio est parfaitement bien harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique ou par les effets spéciaux qui parviennent à trouver leur place pour ne pas prendre le dessus des dialogues ni se laisser dépasser. 
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 90 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage

« La création de La Fiancée », le making of du film qui balaye tous les aspects de la conception de ce film, étonnant et parfois déroutant.


« La conception de l'esthétique » mélange de Bonnie Parker, Harley Queen et Cruelle, l’esthétique de la fiancée méritait bien un focus.


« La Muse et le Monstre réinventé », un focus sur la manière dont la réalisatrice a voulu réinventer les deux personnages et surtout cette histoire d’amour construite.


« La fête de la mariée », la scène la plus marquante du film, la fête de la mariée est, ici, découpée pour mieux en comprendre la complexité.