Coffret OSS 117 (Ultra HD / 4K)

Catégorie
Cinéma
Genre
Pays
FR
Date de sortie
21/10/2026
Réalisateur
Format
Blu-Ray
Boitier
Amaray
Producteurs
Eric et Nicolas Altmayer
Scénaristes
Michel Hazanavicius et Jean-François Halin
Compositeur
Ludovic Bourse et Kamel Ech-Cheikh
Editeur
Edition
Standard
DureeFilm
199
Support
Critique de Emmanuel Galais

OSS 117 - LE CAIRE NID D’ESPIONS : 1955. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse, l’espion Hubert Bonisseur de la Bath dit OSS 117, mettre de l’ordre dans une Égypte au bord du chaos


OSS 117 - RIO NE RÉPOND PLUS : 1967. Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117, est envoyé en mission à Rio de Janeiro, à la recherche d’un ancien dignitaire nazi réfugié en Amérique du Sud après la guerre.


Ecrits entre 1949 et 1963, par Jean Bruce, le personnage d’Hubert Bonisseur de la Bath dit « Oss 117 » est un espion français plus vieux de quelques années que le célèbre 007 créé par Ian Flemming en 1953. Que ce soit en librairie ou sur écran. Mais avec une longévité et un succès bien différent car si l’on comptabilise, pas moins, de 25 films pour le britannique (Un 26ème est en préparation), il n’y eut que 7 adaptations du français de 1956 à 1970. Il faudra attendre 36 ans pour que l’espion français revienne sur les écrans sous la direction de Michel Hazanavicius, mais avec un ton radicalement opposé à celui de ses prédécesseurs, car si les 7 premiers films suivaient la logique sérieuse et haletante du film d’espionnage, celui du réalisateur de « The Artist » est une parodie assumée, à l’humour totalement débridé, qui va s’amuser à tordre le coup aux us et coutumes de la société des années 70 et son machisme ambiant. Pour Hazanavicius, OSS 117 c’est avant tout un personnage qui possède tous les défauts possibles : Mysogine, raciste, idiot, prétentieux et j’en passe et des meilleurs.


Et si le ton est complètement décalé, l’écriture est précise et assume toutes ses diversions, à commencer par les horreurs que peut dire Oss 117 sur les Egyptien, sur les femmes, les Hippies et sur tout ce qui n’est pas français. Situé dans une société où les colonies sont encore d’usage, De La Bath fait preuve d’un racisme décomplexé, mais l’écriture est tellement intelligente et subtile qu’il n’y a aucune ambiguïté sur les objectifs du réalisateur de peindre un personnage en décalage complet avec le monde qui l’entoure tout en étant un miroir avec des idées malheureusement, devenues, plus ou moins acceptables dans les médias. OSS 117, c’est avant tout, un personnage complètement hors sol qui nous fait rire par son manque de discernement, par la manière dont il se sort de situations compliquées. Et puis, bien sûr, il y a Jean Dujardin (The Artist) en Hubert Bonisseur de la Bath. L’acteur est brillant et sait parfaitement coller au personnage et à son univers surjoué, surévalué et surtout excessif en tout. Son jeu colle parfaitement à la mise en scène du réalisateur et, surtout, il fonctionne comme une sorte d’Alter-Ego d’Hazanavicius pour donner aux aventures d’Oss 117, que ce soit au Caire ou à Rio, une texture particulière très inspirée des films des années 50-60 et des œuvres télévisuelles de la même époque avec un surjeu dans bien des situations : Lorsqu’il sort son arme, qu’il se bat ou qu’il joue sur la plage avec son meilleur ami.


Ce qui est toujours amusant lorsque l’on regarde les OSS 117, c’est la double lecture qu’il peut y avoir du personnage, son ambiguïté sexuelle, abordé dès le premier opus mais encore plus appuyée dans le second. Et si dans le « Le Caire Nid D’espion » l’humour y est présent et le personnage déjà bien décalé et propose des moments de grâce comme la version de Bambino en Arabe ou encore la colère d’Hubert lors de l’appel à la prière du matin, dans « Rio ne répond plus » les indélicatesses et les ambigüités de De La Bath sont encore plus appuyées notamment après une nuit sur la plage avec des Hippies, la survie dans la jungle, ou encore la course effrénée dans l’hôpital. Le réalisateur et son acteur principal s’amusent et cela se voit, les deux se complètent et se comprennent. Pas étonnant que leurs collaborations se soient achevées sur des Oscars avec « The Artist ». 


Définition
Couleurs
Compression
Format Vidéo
Ultra HD 2160p
Format Cinéma
2.35:1
Un transfert qui bénéficie d’une belle luminosité avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. La mise en scène de Michel Hazanavicius joue beaucoup sur les textures et sur les couleurs pour recréer les environnements et les époques : Les années 60-70. Pour cela le Directeur de la photographie Guillaume Schiffman (Bac Nord) a utilisé toutes sortes de filtres et de lumières qui viennent donner cette image si spécifique à ces périodes entre délavée et un peu floutée. 
Sous Titres
Notes
Langues
Film
Bonus
Com
Spatial
Dyn
Surr
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Français
Oui
Oui
Non
Bonne
Bonne
Bonne
Une piste Dolby Atmos qui vient donner beaucoup de relief à l’ensemble. La répartition est minutieuse et les effets sonores sont particulièrement bien répartis dans les différents canaux.  Et même lorsque les voix se trouvent un peu trop en façade, l’équilibre se fait par une belle précision en arrière pour créer les ambiances., On sent que les voix, plus que les autres effets ont bénéficié d’un remarquable soin de transfert et de mixage.
Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
Durée Bonus : 180 min
Livret
Bande annonce
Biographies
Making of
Documentaire
Interviews
Com. audio
Scènes sup
Fin alternative
Galerie de photos
Story board
Multi-angle
Liens internet
Interface Rom
Jeux intéractifs
Filmographies
Clips vidéo
Bêtisier
Bonus Cachés
Court Metrage
Quelle excellent idée que d’avoir réuni dans un coffret les deux films réalisés par Michel Hazanavicius. Un troisième disque propose : « Pas de Vacances pour OSS 117 » et qui revient sur les deux tournages avec plusieurs documentaires qui nous plonge dans les coulisses et dans les préparations des prises de vues.