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Identity (Blu-Ray)

Catégorie Cinéma
Genre Thriller
Pays USA
Date de sortie 18/04/2007
Réalisateur James Mangold
Avec John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet, John Hawkes, Alfred Molina, Clea DuVall, John C. McGinley, William Lee Scott, Jake Busey, Pruitt Taylor Vince, Rebecca De Mornay
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Cathy Konrad
Scénaristes Michael Cooney
Compositeur Alan Silvestri

Critique de Frédéric Beaufrere
Editeur SPHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 90 min
Support
   
   

Par une nuit à la météo inquiétante, 10 personnes au caractère affirmé sont confinées dans un motel et vont disparaitre brutalement les unes après les autres, sans arriver à identifier qui les extermine. Premier thriller du réalisateur James Mangold, Identity est proposé par Columbia Tristar Home Vidéo dans une version Blu-Ray à l’image superbe. Un film manipulateur au casting bien fourni qui vaut la peine d’être regardé ne serait-ce que pour l’originalité de son scénario dont le coup de théâtre final est inédit.

Orage, eau, désespoir.

Une nuit de déluge, alors qu'un orage violent noie les routes et empêche toutes les communications cellulaires, une femme se fait renverser sous les yeux de son mari (John C. McGinley) et de son enfant par le chauffeur d’une limousine (John Cusack). Ne pouvant joindre les secours, le chauffeur inattentif décide d’emmener tout le monde au motel le plus proche pour y trouver du secours. Dans le même temps, un policier (Ray Liotta) et son détenu arrivent au même motel pour y faire étape en attendant que le ciel soit plus clément. De fil en aiguille ce sont finalement 10 clients de tous horizons qui doivent se côtoyer pour la nuit, contraints qu’ils sont par l’orage de se retrancher dans un motel de seconde zone, seul lieu hospitalier du coin.

Mais alors que les caractères se confrontent pour palier aux urgences, l’ambiance tendue tourne à la terreur lorsque la tête d’une des clientes est retrouvée dans un machine de la laverie. La suspicion commence à naître au sein de la petite communauté et la tension monte encore d’un cran alors qu’un second meurtre survient, sans qu’aucun témoin ne puisse confondre l’assassin. Détail troublant, chacun des corps est retrouvé avec une clef de chambre dont la numérotation décroit depuis 10 à chaque meurtre, tel un compte à rebours, ce qui n’augure rien de bon.

Un cauchemar sang issue

Entre les pétages de plombs et les pertes de sang froid des uns et des autres, la tension monte crescendo tout au long du film et donne lieu à nombre de confrontations violentes entre les protagonistes luttant contre l’extinction de leur communauté improvisée. Le problème c’est que l’enchainement des décès défie toute logique et que les survivants peinent à trouver un point commun entre tous les meurtres jusqu’à ce qu’ils se rendent compte d'un détail troublant qui apporte bien évidemment son lot de questionnement supplémentaire. Suit alors un enchaînement de situations qui tournent au cauchemar pour chacun des individus qui se fait occire. Des personnages d’horizons divers, tous intrigants : une prostituée rebelle, une starlette arrogante, une famille reconstituée au père introverti, un ancien flic devenu chauffeur pour on ne sait quelle raison, un policier trouble en activité promenant un détenu dont on ne sait rien, un obscur gérant du motel plutôt pouilleux, un couple à peine marié qui se dispute en permanence, etc.

Dribbler thriller

Comme dans tout bon thriller, chaque fois que l’on pense avoir cerné l’assassin, un rebondissement remet en question l’hypothèse et les compteurs sont remis à zéro. En attendant, ça découpe, ça tranche, ça étouffe, ça pulvérise et le nombre de personnages s’amenuise. On se fait facilement chahuter par le scénario qui fait reporter à plusieurs reprises les soupçons d’un personnage à l’autre ce qui n’empêche pas d’être ému par l’histoire personnelle et souvent pitoyable de chacun de ces pions qui constituent l’échiquier de l’histoire. Pour un premier essai de James Mangold dans le monde du thriller Identity, tout en étant très bon, n’évite pas certains clichés comme le confinement d’une troupe de palanquins servis en pâture au tueur ou comme la grognasse de service qui fait justement ce qu’on lui a recommandé de ne pas faire. Mais dans l’ensemble le cinéaste s’en sort plutôt très bien, tant grâce à la distribution fort appétissante du film qu’au coup de théâtre final qui remet en question toutes les hypothèses construites par le spectateur.

Mobide mais sans excès, le film suggère les assasinats plutôt que de filmer leur violence. Très peu d'hémoglobine donc, juste quelques cadavres ou leurs restes filmés avec une certaine pudeur ce qui permet au spectateur de se concentrer avant tout sur l’intrigue servie par des acteurs de qualité qui donnent de la crédibilité aux personnages dont les énergies et les cadences sont des plus variées : aura philosophique et sagesse pour certains, sens pratique et instinct explosif pour d’autres. Ce contraste entre les protagonistes de l’histoire accentue la manigance générale dont le secret reste invisible aux yeux du spectateur jusqu’à la toute fin du film.

Conclusion

Un film casse-tête envoutant mêlant l’horreur et le mystère, qui ne ménage pas les méninges du  spectateur. Frissons, violence, angoisse, suspens et émotion sont au programme grâce à un scénario finement déroulé par la mise en scène et très habilement servi par le montage du cinéaste. Un film d’atmosphère, tantôt lugubre, tantôt tragi-comique, dont le rythme soutenu ne laisse pas de place à l’ennui.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 2.40:1
   
   

Malgré la contrainte principale du film dont l’histoire se déroule de nuit et sous la pluie cette version haute définition 1080p nous est servie dans un format 2.40:1 dont la photographie est splendide. Bien que la quasi-totalité du film se déroule de nuit sous une pluie battante et en éclairage artificiel à aucun moment l’image ne souffre de défauts de compression ni d’artefacts dans ses zones les plus sombres. Le fait que ce Blu-Ray soit gravé en double couche et que le film y soit encodé en MPEG4 n’y est pas étranger et c’est là un parfait exemple de HD propre, aux détails précis, sur fond d’extermination morbide dont la variété donne lieu à des tableaux particulièrement impressionnants de finesse.

L’image est à l’a hauteur de ce que l’on attend du support Blu-Ray avec des contrastes excellents et une colorimétrie personnalisée épousant parfaitement le suspens latent du film. Les éclairages subtils composent de façon très artistique avec l’eau omniprésente en exploitant les moindres reflets, les moindres flaques. La pluie joue en permanence avec la lumière, ruisselant sur les visages et sculptant les coiffures jusqu’à devenir un personnage du film à part entière. Le rendu visuel retranscrit finalement l’ambiance oppressante avec talent et aucune gouttelette ruisselant sur le visage buriné de Ray Liotta n’échappe à l’œil du spectateur.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand PCM 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Allemand Dolby Digital 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Anglais PCM 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Anglais Dolby Digital 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Arabe Sous-Titrage Oui Non Non      
Chinois Sous-Titrage Oui Non Non      
Coréen Sous-Titrage Oui Oui Oui      
Danois Sous-Titrage Oui Non Non      
Espagnol Sous-Titrage Oui Non Non      
Finnois Sous-Titrage Oui Non Non      
Grec Sous-Titrage Oui Non Non      
Hindi Sous-Titrage Oui Non Non      
Hongois Sous-Titrage Oui Non Non      
Néérlandais Sous-Titrage Oui Oui Oui      
Norvégien Sous-Titrage Oui Non Non      
Polonais Sous-Titrage Oui Non Non      
Portugais Sous-Titrage Oui Non Non      
Suédois Sous-Titrage Oui Non Non      
Thailandais Sous-Titrage Oui Non Non      

La bande son exploite de façon parfaite les 5.1 canaux et donne à ce thriller une dimension particulièrement dynamique. Côté effets spéciaux, depuis les craquements de plancher jusqu’au tonnerre qui gronde en arrière salle en passant par les éclats de voix sur fond de pluie diluvienne, toutes les voies disponibles sont utilisées pour baigner le spectateur dans les eaux troubles d’une angoisse audio restituée avec gravité. La dynamique irréprochable des pistes 5.1 PCM anglaise et allemande est d’autant plus bluffante. Dommage que la version française subisse une compression et soit la seule à ne pas être proposée en PCM.

La bande musicale composée par Alan Silvestri souligne les instants les plus tendus pendant lesquels le spectateur est invité à éprouver de la peur. Une partition grinçante bien adaptée au genre mais sans plus. Une musique qui sait aussi se faire discrète pendant les dialogues ou les rixes verbales auxquelles les acteurs donnent beaucoup d’eux-mêmes comme en témoigne la piste en VO très appréciable.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 205 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Si l’on passe assez rapidement la bande annonce des titres Blu-Ray à venir, la partie bonus de ce Blu-Ray est constituée de deux pistes audio supplémentaires sous-titrées comportant les commentaires du réalisateur pour la première et ceux du scénariste pour la seconde. Tout ceci nous permet d’en apprendre davantage sur le film, d’entrevoir ses secrets de tournage et de profiter de la vision de chacun sur la façon de mener l’intrigue. Le DVD contient aussi quelques scènes supplémentaires qui ont du être coupées au montage, principalement axées sur le relationnel entre les personnages, déjà bien développé dans le film dans sa version finale.

Une section comparant le story board avec le film donne un bon aperçu du travail effectué en amont du tournage, d’autant que les scènes de Identity ainsi que les croquis du story board sont affichés simultanément sur l’écran qui est alors divisé en deux. Très instructif. Enfin, un documentaire un peu cout (d’un quart d’heure environ), intitulé « On the Set » (sur le plateau), donne un aperçu de l’ambiance de tournage sous une pluie artificielle constante et de l’enthousiasme qu’ont eu les acteurs à jouer ces personnages aux caractères… bien trempés.