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Superman Returns (Blu-Ray)

Catégorie Cinéma
Genre Super-héros
Pays U.S.A
Date de sortie 30/06/2007
Réalisateur Bryan Singer
Avec Kevin Spacey, Kate Bosworth, Brendon Routh
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Jon Peters, Gilbert Adler, Bryan Singer
Scénaristes Michael Dougherty, Dan Harris, Bryan Singer
Compositeur John Ottman, John Williams

Critique de Pierre Dubarry
Editeur Warner
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 148 min
Support
   
   

Résumé

Pendant les cinq années où Superman était à la recherche de sa planète d'origine, les choses changeaient sur sa planète d'adoption. La Terre a continué de tourner sans lui. Lois Lane a maintenant un fils, un fiancé et un prix Pulitzer pour son article intitulé "Pourquoi le monde n'a plus besoin de Superman". Et Lex Luthor est en train de monter un plan pour détruire des milliards de vies...

La critique subjective de Phillipe Jallet :

Superman, le héros en cape et collants est donc enfin de retour. On se demandait si ce projet verrait le jour, tant les reports furent nombreux durant ces dix dernières années ! Et c’est finalement Bryan Singer qui aura eu le privilège de faire revivre le plus populaire des super héros. Le réalisateur abandonna à Brett Ratner le soin de réaliser le troisième opus de la saga des X-Men (le spectateur y aura grandement perdu au change !).

L’idée de départ est séduisante, avec ce retour de Superman après cinq longues années d’absence. Qui de mieux que Lex Luthor pour incarner le super vilain ? Après Gene Hackman, c’est donc à l’excellent Kevin Spacey de reprendre le rôle. Avec succès.
Du côté du héros en cape, un inconnu a été préféré à une tête d’affiche, Brandon Routh. Si sa prestation est tout à fait correcte, il est difficile de faire oublier le regretté Christopher Reeve. C’est dans la peau de Clark Kent plutôt que de Superman que Brandon Routh est d’ailleurs le plus à l’aise, voire même excellent. Ses confrontations avec Loïs Lane (Kate Bosworth, charmante) sont parmi les meilleurs moments du film, même si elles se résument à quelques courtes minutes.

En effet, et c’est sans doute le plus gros défaut du film, l’action et l’intrigue principale de la confrontation entre Lex Luthor et Superman sont largement privilégiés aux dépends de personnages secondaires et d’intrigues secondaires. L’arrière plan, le background de ce film est malheureusement très pauvre, et cela coûte au spectateur de plus se voir impliqué dans les scènes d’action par la suite. Alors oui, les effets spéciaux sont excellents, et prenants. Mais comme toujours, rien ne vaut un bon scénario. Parfois on a l’impression d’assister à une suite de sketches pour permettre à Superman de se mettre en valeur, et ça devient pesant et nuit grandement au film.

De plus, le réalisateur a jugé utile de nous fournir un clin d’œil avec une apparition posthume de Marlon Brando dans le rôle du père de Jor El, d’après des plans du premier Superman (Richard Donner, 1978). Las. A trop puiser dans la nostalgie, on finit par s’y perdre, et par ne plus créer.
Et ce n’est pas le semblant de coup de théâtre du dernier tiers du film qui va relever le niveau, tant c’est tiré par les cheveux.

Superman returns est cependant loin d’être un mauvais film. Simplement pouvait on en espérer largement plus, à la vue des deux premiers X-Men servis par Singer, où il avait bien saisi l’intérêt de nous raconter une histoire privilégiant les personnages plutôt que les actions. 


Contre-avis de Pierre Dubarry

Autant se le dire, ce Superman Returns n'est pas un film si moyen que cela. Bien évidemment on pourra toujours reprocher à Bryan Singer d'avoir opté pour une prise de risque minimale, mais d'un autre côté il avait affiché ses ambitions concernant le film dès le départ, le spectateur était prévenu et par conséquent devait s'attendre à retrouver selon ses propres attentes soit un film moyen soit un très bon film de divertissement. C'est un fait Bryan Singer reprends le cahier des charge de Richard Donner, mais malgré cela arrive à marquer le film d'une empreinte qui lui est propre, non pas dans l'approche des scènes d'actions mais dans sa vision de chaque personnage, exception faite de Loïs Lane qui à bien des égards est le personnage le plus insipide de ce remake. Mais la vision du réalisateur reconnaissons-le peine à trouver une oreille attentive au regard d'une telle nervosité dans sa mise en scène, et une telle lenteur dans son déroulement assez paradoxal vous ne trouvez pas? Nous aurions également aimé un approfondissement de la personnalité du fils de Superman, maillon sous-utilisé ici qui pourrait éventuellement l'être un peu plus dans Superman Returns 2?

Concernant les acteurs, et le tant décrié Brandon Routh, il n' atteint en aucune manière le charisme d'un Christopher Reeve notre Superman légendaire, mais ne s'en sort pas si mal que ça, le soucis principal concernant l'acteur est que l'on a du mal à faire une véritable démarquation entre Clark Kent et Superman, plutôt ennuyeux... Kevin Spacey quand à lui est tout bonnement excellent comme à son habitude, et incarne à merveille et avec beaucoup de charisme son personnage de Lex Luthor en injectant une dose de folie dans cette coque d'homme mégalomaniaque; vu par certains comme un jeu plus parodiesque qu'autre chose, il faut voir ici une volonté de se démarquer du personnage du grand méchant tel que nous l'avons toujours connus.

Conclusion

Au final il nous reste non pas un film moyen, mais un très bon film de divertissement qui malgré certaines tares comme un Bryan Singer qui a du mal à prendre véritablement ses marques, des acteurs sans aucun charisme excepté Kevin Spacey, réussit tout de même à nous faire passer un très bon moment de cinéma, et rien que pour ça nous ne saurions que vous conseiller de jeter un coup d'oeil à un film qui ne méritait pas un tel désintéressement.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Un très beau master 1080p qui démontre encore une fois l'apport de la Haute-Définition. Le directeur de la photographie attitré de Bryan Singer à ici réaliser un travail en amont de très grande qualité, qui est ici largement encensé par l'encode en VC1 donnant un aspect quasi tri-dimensionnel au film. Aucun soucis de saturation exagerée sur ce master,ni de postérisation et autres macroblocs mais un problème récurrent concernant les scènes sombres qui peinent ici à trouver un rendu idyllique à cause d'un grain vidéo très prononcé. De plus on reste assez étonné de voir un tel rendu alors que le bitrate vidéo ne force pas véritablement (une moyenne aux alentours des 10-15Mbits/s). Concernant les contrastes ceux-ci sont aux petits oignons il n'y a qu'a s'en rendre compte sur les plans larges qui de toute beauté. Au final un Warner nous offre un master de haute volée sur ce BRD.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand Dolby Digital Plus 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Moyenne
Anglais Dolby Digital Plus 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français Dolby Digital Plus 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Moyenne

Malgré cette absence, nous allons essayer de relativiser l'absence de piste PCM non-compressé ou de piste Dolby True HD présente sur le HD-DVD(bien qu'aucun lecteur ne soit capable de laisser passer ce flux actuellement). Les trois pistes Dolby Digital Plus VO, VF et VA se suivent mais ne se ressemblent que bien peu; alors que la version française bénéficie honteusement d'un doublage français canadien, acoustiquement c'est cette même piste qui s'en sort le moins bien dans la retranscription multicanale du film bien que la dynamique s'en sorte très bien sur les scènes mouvementées, l'absence de véritables effets surrounds est à regretter, le jugement est identique pour la version allemande. C'est pourquoi si vous n'êtes pas anglophobes nous vous redirigeons vers la VO beaucoup plus riche en information sonore, et beaucoup plus généreuse dans sa retranscription acoustique de l'univers de Superman, il n 'y a qu'à se délecter de la scène de Superman venant au secours d'un avion pour entendre vrombir votre installation.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 300 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Il est à noter que tous les bonus offert sur cette édition Blu-Ray bénéficient d'un affichage en 1080p excepté les bandes annonces en SD. On en redemande !

Requiem pour Krypton : la production de Superman Returns (173mn) L'un des bonus de l'année à n'en pas douter! Long de 3 heures ce making-of est divisé en cinq parties qui expliquent chaque étape de la post-production, en passant par la réalisation même du film, ce making-of reprends toutes les étapes importantes du film et se montre passionnant du début jusqu'à la fin. Voici le découpage de ce bonus:

P1 : Les secrets de la genèse de Superman et les tout premiers problèmes (29 min) : de la lecture à la présentation du scénario, on sent l’implication de Bryan Singer. Il est habité par son film.
P 2 : Super-Syle et super-designers (34 min) : des costumes aux décors, un tour d’horizon de l’implication des designers. Affolant de voir à quel point chaque détail compte !
P 3 : Tour du Monde des plateaux de tournage avec vue sur la mer (95 min)
P 4 : Menacer Superman : le passe-temps favori des super-vilains (21min)
P 5 : Superman dans la boîte (14 min)

Sous ses fausses allures auto-promotionnelles se cache un véritable bijoux pour les Blu-Ray Philes et autre HD-DVD Philes que nous sommes. I-N-D-I-S-P-E-N-S-A-B-L-E!

Jor-El ressuscité (4mn) Ici on revient sur l'étape de reproduction numérique du personnage de Marlon Brando au sein de Superman Returns. Peu détaillé, et surtout beaucoup trop court pour l'être nous aurions aimé nous y attarder un peu plus surtout qu'il y avait de la matière pour réaliser quelque chose de réellement passionnant; au final un bonus aussi utile qu' anecdotique .

Scènes coupées (15mn) 11 scènes coupées très anecdotiques qui auraient mal trouvés leur place au sein du long-métrage, celles-ci n'apportant strictement rien sur un plan scénaristique.

Bandes-annonces (SD)