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The human centipede

Catégorie Cinéma
Titre Original The human centipede (First sequence)
Genre Horreur
Pays Hollande
Date de sortie 18/10/2011
Réalisateur Tom Six
Avec Dieter Laser, Ashley C. Williams, Ashlynn Yennie, Akihiro Kitamura
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Tom Six, Ilona Six
Scénaristes Tom Six
Compositeur Patrick Savage, Holeg Spies

Critique de Julien Sabatier
Editeur Seven7
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 88 min
Support
   
   

L’histoire :

Kidnappés par un chirurgien fou, trois jeunes gens vont servir de cobayes pour une terrible expérience.

Critique subjective :

Après avoir écumé les festivals du monde entier, The human centipede (First sequence) nous parvient finalement en DTV. Une sortie vidéo qui intervient au moment où le second opus (sous-titré Full sequence), vient de s’attirer les foudres de la censure britannique, écopant d’une interdiction aux moins de dix-huit ans malgré plusieurs coupes.

The human centipede, c’est d’abord un pitch fou. L’histoire d’un chirurgien dément qui décide de fabriquer un unique système digestif avec trois personnes, cousant bouches et anus entre eux. Le mille-pattes humain est né. Le concept est dérangeant et diablement original. Son inventeur, Tom Six, assure que l’idée lui est venue simplement après qu’il ait réfléchi au meilleur châtiment possible pour un criminel pédophile (lui coudre la bouche à l’anus d’un gros routier).

Malgré les apparences, The human centipede ne s’inscrit pas dans la veine du torture porn. Pas question ici de surfer sur la vague du gore glauque et complaisant. Dans First sequence, l’objectif du ravisseur est d’abord de réussir une expérience scientifique et non pas de faire souffrir ses trois cobayes. D’ailleurs, l’opération, réalisée sous anesthésie, n’est (quasiment) pas montrée, tout comme le fameux aspect « coprophagie forcée », abordé lui aussi de façon plutôt allusive. Conscient du côté suffisamment barré de son concept, le métrage ne cherche pas à verser dans le trash outre mesure. Plutôt que de céder aux sirènes des débordements graphiques, son auteur préfère cultiver une ambiance étrange, délétère. Huis clos macabre convoquant Cronenberg et Miike, The human centipede traite donc son sujet de manière inattendue, avec une certaine retenue que rien ne laissait présager. La démarche de Tom Six se veut réaliste (tout ce qui est montré à l’écran est chirurgicalement correct), clinique.

Le film se plait aussi à revisiter la figure du savant fou via le personnage du docteur Heiter. Chirurgien allemand au patronyme suggestif et à la silhouette connotée troisième Reich, il permet au métrage d’évoquer les pages les plus sombres de l’Histoire (les abominables expériences de Mengele ne sont pas loin). Heiter, c’est aussi la révélation de l’incroyable Dieter Laser, un acteur au physique singulier qui s’investit corps et âme dans ce rôle marquant. The human centipede doit beaucoup à sa prestation.

Pour un film concept, The human centipede tient bien la distance, capitalisant sur de bonnes idées (le Japonais en tête de file), une interprétation de qualité (on compatit pour les victimes) et un suspense rondement mené. S’achevant sur une note émouvante (le final est d’une tristesse absolue), le métrage nous surprend jusqu’au bout.

Verdict :

Film aux apparences trompeuses, The human centipede est une œuvre horrifique qui mérite le visionnage.



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 1.78:1
   
   

Une restitution très satisfaisante. La colorimétrie trouve le ton juste et se montre fidèle vis-à-vis d’une photographie particulière, à la fois très saturée et globalement assez froide. La définition exemplaire nous permet de visionner le métrage en bénéficiant d’un niveau de détail incroyable (les sutures des victimes par exemple). On découvre le film dans d’excellentes conditions visuelles.


Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand DTS HD Master Audio 2.0 Non Non Non Bonne Bonne Moyenne
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Moyenne

Format 2.0 (DTS HD) et nature intimiste du film obligent, mieux vaut ne pas s’attendre à une déferlante sonore digne du dernier blockbuster en date. Les pistes (allemande et française) s’en sortent néanmoins avec les honneurs, affichant un rendu limpide, riche et précis. L’équilibre est parfait entre les voix, les effets sonores et la musique. On conseillera fortement d’opter pour la piste VO qui, non contente de proposer un mixage légèrement supérieur à celui de son homologue française, permettra d’apprécier à sa juste valeur le jeu sur les différentes langues (anglais, allemand, français).


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 22 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

- Making of (9 minutes) : Un supplément bref et classique qui donne néanmoins un bon aperçu des conditions de tournage.

- Interview de Tom Six (5 minutes) : Le réalisateur revient sur la genèse de l’intrigue, le côté médicalement réaliste du film, le casting et la suite du métrage. Intéressant.

- Scène coupée (1 minute) : Une scène qui ne cadre guère avec le ton du film et dont on comprend aisément l’éviction du montage final.

- Casting des actrices (2 minutes) : Un bout d’essai sans grand intérêt.

- Bruitages du film (5 minutes) : Enfermé dans un réduit minuscule et surchauffé, un technicien du son s’amuse avec de la bidoche pour créer des bruitages évocateurs. Bien plus écœurant que le métrage lui-même.