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Eyeborgs

Catégorie Cinéma
Titre Original Eyeborgs
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 19/10/2011
Réalisateur Richard Clabaugh
Avec Adrian Paul , Megan Blake , Luke Eberl , James D. Ballard , Nadiyah Dorsey, Dale Girard, James Marshall Case, Tim Bell , Charles Coyl, Ambrose Ferber, Vinny Genna , Danny Trejo
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs John S. Rushton ; Richard Clabaugh ; Charles Peller ; Kim Swartz
Scénaristes Fran Clabaugh ; Richard Clabaugh
Compositeur Mark Brisbane ; Guy Roger Duvert

Critique de Simon Bitanga
Editeur Free Dolphin
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 99 min
Support
   
   

Gare au Terrorisme Global ! La Solution pour enrayer ce fléau sera dans un futur proche : les Eyeborgs, espèces de Webcams mobiles, filment et enregistrent les moindres faits et gestes de la population. Toutes ces informations sont stockées sur le super serveur ODIN.
Ces précautions, destinées à assurer un monde plus sûr, génèrent tout de même une étrange série de meurtres dont les preuves sur le terrain concordent nullement avec ce qui a été «enregistré».
Affaires classées bien trop facilement au goût de l’Agent Fédéral du Département de Sécurité Intérieure Gunner Reynolds qui, pour dénicher le responsable, devra paradoxalement investiguer en marge d’un système sursécurisé qu’il défend. Une journaliste fouineuse et un jeune musicos membre du groupe Painful Daze lui prêteront assistance pour passer entre les mailles du filet d'une affaire où de bien choquantes vérités les attendent.  

VIE PRIVEE, VIE PUBLIQUE, VIE COMMUNE   

Eyeborgs a pas mal de choses à dire, et ce n'est pas le manque de moyens qui va l’en dissuader !! Il veut soulever 2 aspects de cette société moderne futuriste : la théorie du complot et sa filiation avec un voyeurisme intrusif dans la vie sociale

Les attaques terroristes internationales ont mené à de telles mesures protectionnistes intérieures que les relations diplomatiques avec les autres pays sont devenues conflictuelles. Les masses populaires se doivent d'être convaincues de l'efficacité du système via une importante (dés)information télévisuelle (étant ici un média moins fiable qu'Internet), qui n'hésite pas à constamment annoncer un nouvel ennemi.
Le meilleur moyen de gérer le peuple est de réguler la vie de ce dernier. On met en place des caméras miniatures qui ne laissent passer aucun détail de la vie citoyenne.  

Rapide résumé du script qui est l'une des meilleures armes d’Eyeborgs. Très démonstratif, il s'évertue à tout expliquer à l'excès pour garantir qu'aucun ne sera paumé en cours de route.  

Du coup le film s'assure une mise en place initiale conventionnelle dont la réalisation générale fleure (bon) le thriller futuriste des années 90, avec un enjeu humain classique, quelques clins d’œil disséminés et, en prime, son humour pince sans rire qui peut autant emporter la bonne pâte que faire grincer quelques dents.
A mi-parcours, les plus patients verront enfin comment place le réalisateur les pièces sur son échiquier scénaristique : le contenu est progressivement substantiel avec ses conspirations/complots/crimes à foison. Il offre par ailleurs 20 dernières minutes qui, même si on n’atteint pas les cimes du genre, y vont de leur surprise qui fait froid dans le dos : tout le mérite est alors de rompre avec la monotonie des scripts de ce genre d'entreprises.   

Parmi la liste des influences qui pourraient avoir aidé Richard Clabaugh à bâtir son film, on peut penser à du Minority Report (design de certaines bestioles arachnoïdes ; syndrome de l’équipe d’incapables supplantés par un chef/héros qui, malgré la tourmente d’un drame familial, fait pratiquement tout le boulot tout seul et court dans tous les sens ; coulisses d'une technologique formidable et ses limites), du Transformers (intégration informatique de machines perfectionnées dans un environnement mouvementé), du Starship Troopers (aspect satirique, médias TV qui interviennent fréquemment pour habiller l’environnement du récit) , du Terminator (III) (design d’autres machines ; côté «mission à accomplir en peu de temps avec son final explosif») et du Surrogates (s’attarder sur les effets socio-politiques d'une technologie novatrice avec son final, lui aussi explosif). Éventuellement du Ennemi d’Etat (respect de la vie privée) et un rien d’I Robot.  

Les protagonistes principaux sont généralement creux et un peu typés : la blonde journaliste très professionnelle, le cameraman comique, le Mexicain cool (Danny Trejo !!) ou le jeune un peu agaçant qui prouve que dans le futur proche Punk is Not Dead, … Mais une fois le film entamé, ils finissent par inspirer de la sympathie.
Qu'ils soient amis ou collègues des héros, les personnages secondaires ont quand à eux une durée de vie de 15 lignes de dialogues maximum avant de trouver une mort rapide face aux impitoyables machines … Ces dernières font par contre bien joujou lors des duels face à un Adrian Paul qui fait son possible pour assumer le rôle du héros tonique.  

Les effets spéciaux ne seront pas source de moqueries, bien au contraire : au vu du sujet, support et budget, ils sont de qualité et l’intégration aux scènes live correctes, même s’il y a fort à parier qu’ils vont assez vite vieillir. Il est amusant de constater que certains des minicyclopes mécaniques ont un caractère facétieux et que l’équipe des 3DCGI a conçu plusieurs modèles différents.
Autrement, quelques explosions, fusillades et corrections graphiques de très honnête facture sont saupoudrés ça et là pour se hisser au niveau moyen de ce qu’attend le spectateur de ce type de divertissement. Il y a même un peu de sang !!  

CONCLUSION :  

Eyeborg aurait juste pu se contenter d’être un sage petit nanard tiède comme il en pullule des caisses mais se révèle être bien coquin. Le résultat à l’écran est décent pour une production aussi modeste, mené assez correctement et ayant presque ses moments d'extase. Il n'est pas garanti qu’il plaise à tous (encore moins d’être révolutionnaire) mais reste de la petite anticipation pas risible et carrée, valant de la part des amateurs du genre sincèrement le coup … d’œil.

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

De la HD agréable et travaillée ! Le scope du film est respecté et la richesse numérique contribue à un certain l’éclat : les couleurs ressortent très bien, aucun souci rencontré avec la compression qui permet d'apprécier les détails à l’image.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Eyeborgs fait tout son possible pour offrir avec ses 2 pistes DTS HD Master Audio 5.1 une expérience acoustique digne de ce nom, et on n’est en aucun cas déçu du déplacement. Vous ne vous emmêlerez jamais les oreilles avec ce mixage sonore percutant où seul le choix de la VO sera conseillé pour favoriser l’immersion.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 47 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Making Of Effets Spéciaux

Bonus 

Un menu, bien dans le ton du film, propose de choisir la piste de vos rêves (VOSTF 5.1 DTS HD Master Audio ou VF 5.1 DTS HD Master Audio), le chapitrage en 12 parties, le tout bercé aux doux sons du thème principal «Watch This» qui tourne en boucle (si vous êtes allergique au genre rock/métal, ça va vite vous casser les oreilles !!!).
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les concepteurs du film ont mis le paquet sur des bonus : le copieux contenu du disque HD n’est pas forcément celui proposé par certains (gros) films (rentables) !

Vous pourrez retrouver :

* Making Of (VOSTF) : sur un peu moins d’une ½ heure, une grosse partie de l’équipe, à fond dedans, explique comment un tel projet à pu être mis sur pieds (scénario, cascades, effets spéciaux, personnages, montage, ...). Explicite et interessant, le tout est également parsemé d’images du tournage et congratulations d'usage.
* Comment créer un robot en 3 minutes (How to Create Robots in 3’) (VOSTF) : comme son nom l’indique, vous avez 3 minutes top-chrono pour comprendre comment sont dessinés, fabriqués et intégrés les machines dans le film. C’est court, complet et assez fun !
* Scènes supplémentaires (Deleted Scenes) (VOSTF) : 6 scènes supplémentaires pour donner des indications sur les personnages ou des pistes sur l’intrigue :
- Tony et Tunga fument («Brandon and Tonya Smoke») : Scène rallongée ou les 2 jeunes se retrouvent pour un moment de détente dans la voiture. Un petit plaisir pour les fans d’hémoglobine.
- Interrogatoire («Extended Interrogation») : Adrian Paul met à pression à un suspect.
- Visionnage («Barbara and Eric Review Footage») : les rushes d'un reportage peut permettre de récolter d'importants indices ...
- Dans l’appartement de Sankur («Sankur's Apartment») : La journaliste investigue dans l’appartement avec son cadreur. La séquence identique à celle présente dans le montage définitif mais comprenant un sympathique passage d’impro qui aurait trouvé sa place dans le film.
- Dossier Eric («Eric's Files»)   
- Barbara rencontre ED («Barbara Meets Ed») : ou comment la journaliste copine avec une caméra-robot.
* Bétisier (Eyeborgs : Behind the Scene Bloopers) (VOSTF) : sur certaines scènes loupées (dialogues mal énoncés, gags volontaires et crise de fou rires), le plus «drôle» a été compilé sur presque 3 minutes pour le bonheur de ceux que ça intéresse.
* Clip vidéo : Dans différents endroits/moments du film, Dreamkiller chantent leur tube «Watch this», la musique officielle des Eyeborgs !
* Bande annonce : disponible en VO et en VF, tous deux en HD.