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8th Wonderland

Catégorie Cinéma
Titre Original 8th Wonderland : Le Pays de la 8ème Merveille
Genre Comédie dramatique
Pays France
Date de sortie 18/11/2011
Réalisateur Jean Mach Nicolas Alberny &
Avec Matthew Géczy, Robert William Bradford, Nicolas Vayssie, Pierre-Luc Scotto, Gerald Papasyan, Laetitia Noyon, Irina Ninova, Dimitri Michelsen, Luca Lombardi, Ahlima Mhamdi, Michael Hofland, Alain Azerot, Eloïssa Florez, Bill Dunn, Anton Yakovlev, Leslie Clack, Hamid Djavadan, Vincent Lo Monaco, Gerald Morales, Junichi Nishimata, Amanda Lear, Daniel Limodin, Julien Lepers, Nikos Aliagas, Julien Cazarre, Olga Silvestrova, Sébastien Thoen, Thomas Séraphine
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Guillaume Letellier
Scénaristes Nicolas Alberny ; Jean Mach
Compositeur Nicolas Alberny

Critique de Simon Bitanga
Editeur Emylia
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 95 min
Support
   
   

Existant sur Internet, le 8th Wonderland est une communauté fictive luttant contre les différentes lois que les dirigeants du monde imposent sans considérer les effets sur la population. D'ampleur internationale, leurs actions sont remarquées mais peu pérennes dans les esprits.
Cette indifférence, la désinformation télévisuelle et un énigmatique John McLane s'attribuant les actes du Wonderland les pousse à frapper tellement fort qu’ils vont sérieusement faire trembler les plus hauts niveaux politico-socio-économiques.  


CONNECTING PEOPLE  


Le peuple n'a plus (trop) confiance au Système bancaire, judiciaire, politique, ...
                                                                        +
Le peuple est déprimé par les (sujets (pas toujours objectifs) des) infos de la TV
                                                                        +
Le peuple reconnaît Internet comme LE média pour s'informer parler facile / efficace
                                                                        +
Le peuple est un peu technophile (du moins, l'usage du PC connecté n'est pas hérésie)
                                                                        =
Une partie dudit peuple échange sur ce qu'il se passe dans le monde actuel, content de se sentir moins isolé et mieux compris dans sa démarche de volonté de changement.


The 8th Wonderland, c'est la manifestation utopique contemporaine d'un ras le bol populaire international luttant contre un ordre mondial manipulateur. Cela aurait pu être une ligue politique fictive n'appartenant à aucun clivage, mais on comprend que les composantes auraient été autant compliquées à mettre en place (adhésion, distribution de tracts, manifestations, confrontations avec autres partis, ...) qu'à accrocher.
Une cybernation n'ayant pas d'existence légale mais moralement balaise, dont le sérieux dépend de ses canevas démocratiques (des votes internes ont régulièrement lieu pour faire parler de la 8th Wonderland concrètement dans la vraie vie) et exécutifs (une fois le résultat du vote annoncé, on passe à l'action).  

Contestant l'actualité de manière potache, ces actes sont considérés comme des méfaits de plaisantins ne dépassant jamais le stade du buzz. Pour être pris au sérieux, il faudra mettre en place des plans de plus grande envergure ... quitte à froisser les plus grands ! Par ailleurs, quelques Wonderlandais occupent des fonctions suffisamment importantes dans les milieux spécialisés pour permettre de tels agissements sans craindre d'être repérés par les infaillibles dispositifs de sécurité modernes ...   

8th Wonderland est un des rares essais de politique fiction dans le paysage français, essayant de considérer des évènements et situations de nos jours shampooiné par un mouvement très actif. Quelques incohérences générales font douter du succès de certaines missions mais l'idée, amusante, donne envie de voir où cela va partir.


WONDERLAND : LE DESSOUS DES CARTES

Les thématiques de Jean Mach + Nicolas Alberny sont nombreuses, riches et abordées de manière autant cocasses que pertinentes !

* Démocratie : 1 personne = 1 voix. Chacun importe dans ce pays virtuel mais comme ça risque de faire beaucoup trop à montrer à l'écran, des archétypes globaliseront les cyber habitants.
En plus d'un côté World United Colors of Bennetton de rigueur, le Wonderlandais est un modèle de discipline : lors des réunions, il peut être taquin mais respecte le temps de parole d'autrui, ne l’interrompt jamais et, finalement, ne se dispute qu'à de très rares occasions - en tous cas pas comme sur les chaînes parlementaires !!

Exemple de démocratie impeccable ou nécessité scénaristique ? Disons que 8th Wonderland a un fonctionnement plus social que politique : quand rien ne vient perturber l'équilibre de ce Pays, on parle sabotage, délocalisation et tutti quanti. Par ailleurs, le film aborde indirectement la question d’engagement et de responsabilisations (là où certains acceptent d’œuvrer pour le Mouvement tant que leur anonymat est préservé, d'autres ne lâchent rien quels que soient les risques encourus).

Quand l'opportuniste et insaisissable John Mclane s'annonce comme le créateur de 8th Wonderland et détourne leurs agissements (les chaînes relayent le scoop sans vérifier la véracité de tels propos !), l'équilibre de la communauté est ébranlée, des conflits internent naissent et il est décidé d'élire un représentant (terme plus neutre que Patron ou Responsable) qui aura finalement bien peu d'importance !

* Information : de fiabilité douteuse, parfois racoleuse (news trash, certaines chaînes intéressent la présentation avec une strip-teaseuse), digérée et énoncée pour correspondre à ce que des tireurs de ficelles désirent pour diriger l’opinion publique ! Heureusement le Wonderlandais est aware : avec son réseau de communication efficace, moderne (Internet, forums de discussion et connexion depuis les smartphone), déceler le vrai du faux est un jeu d'enfants !!

* Terrorisme : le ton durci du Wonderland le fait user de méthodes à l'encontre de ce qu'elle méprise, que les médias s'empressent de qualifier de terroristes !! Les auteurs dénoncent surtout l'usage de ce terme à tord et à travers.

* Politique : pointe de corrosive manière les domaines sur lequel elle influe comme le Judiciaire (du moins la peine de mort via le coup de la Dinde) ou la Santé (du moins la recherche médicale via l'affaire du Sida).

* Religion :
  pas de remise en cause de telle ou telle croyance mais quelques coups un peu épais (la Bible darwinienne ou le distributeur de préservatifs dans les églises).


Faisant très best-of too much de ce qui craint dans le paysage télévisuel mondial (téléréalité, foot, les affaires, le nucléaire,  …) auquel les auteurs répondent à leur manière, ça va y aller des remontrances de détracteurs concernant une approche géopolitique contestable, le fait que certains sujets auraient mérité un traitement plus pointu, ou bien ...


... L’ENJEU CINÉMATOGRAPHIQUE DANS 8th WONDERLAND

Apparemment il aurait été souhaité qu'8th Wonderland soit une série en plusieurs parties avant de choisir de compiler toutes ses délicatesses sur d'1h30 ! Pour le coup, la narration, très écrite, s’appuie sur 2 astucieux raccourcis spatiaux-temporels :  

* Un gros tiers du programme est composé de zappings TV. Les plans ne font pas toujours la grande variété mais c’est dynamiquement monté, (trop) bien choisis pour exposer le propos et quelques guests surprenants renforcent la crédibilité d'ensemble.  

* Un fond blanc nappé de spirales d’écrans se retrouvant face à face quand ils chattent : la représentation des discussions et interactions entre internautes Wonderlandais, aussi belle qu'abstraite, occupe une grosse moitié du métrage. C'est un vrai vivier ethnico-social, aux âges, sexes, situations professionnelles et personnelles variées ... s’exprimant volontiers dans leurs langues d’origines.
Dans tous les cas de figure, différents points de vue sont adoptés et non juste seulement suivre une tête d'affiche qui guide le spectateur ! Quelques moments filmés en live témoignent des effets de ce grandissant groupe sur différents peuples et/ou leurs dirigeants.
Souci de vraisemblance ou financier, beaucoup dans le casting sont des visages quasi-inconnus du grand public, au jeu d'acteur parfois bancal mais restant acceptable pour ce qui est exposé.   


Malgré l'annonce de tout ce fourbi, cela reste très accessible pour qui n'a cure des méta-conspirations et délires politiques sérieux.
L'écriture est autant blindée d'ironie que d'humour et quelques clin d’œils feront toujours leur petit effet à qui est BEAUCOUP resté scotché devant le petit écran dans sa vie !  

C'est simpliste de partout, la trame est finalement cousue de fil blanc, la qualité des 3DCGIs est variable, on sent que ça à dû souvent aller à l'économie ... Mais la mise en scène partirait sur un style à l'américaine, ça aurait gueulé au manque d'audace. Si le film proposait du plus radical, du plus référencé, du plus solide politiquement, ça aurait gueulé qu'ils prennent (encore plus ?) leurs opinions persos pour une généralité. Si la fin avait été plus cash, ça aurait gueulé à l'infamie.
Peu importe qu'il ne fasse pas jeu égal avec une grosse production car tout l'intérêt repose surtout sur le script, la mise en place des actions directes des membres de cet organisme et quelques évidents plaisirs coupables disséminés par divers coins. Là aussi même si cela avait été plus dense, on ignore si ça aurait gueulé que c'est trop bien.  


CONCLUSION :  

Donnant l'impression de partager l'opposition entre gueulante et vision idéale de 2 amis (dé)faisant le monde autour d'une bouteille tout en regardant la télé, votre appréciation va varier selon votre implication (géo)politique personnelle et ce que vous êtes prêts à accepter cinématographiquement parlant … mais faisant fi de moyens dérisoires, Jean Mach & Nicolas Alberny ont le mérite d’avoir accouché d’une œuvre courageuse, motivante, portant sur un sujet ambitieux rarement abordé pour sa complexité, suffisamment passionnée et intéressante pour fermer les yeux sur son approche parfois naïve, ses approximations tout azimuts et surtout son militantisme un peu (trop) démago.
Assez de quoi mériter un visionnage plaisant, très certainement suivi d’un bon gros débat comme on en fait plus.  

Si vous attendez une lutte contre les états corrompus de manière plus musclée, il reste toujours les 2 Banlieues 13 ...

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Image de qualité fort correcte. Cela va dépendre du support mis en valeur (TV & Chat colorés et contrastés ; séquences de vie réelles plus ternes) mais il y a une belle définition et pas mal de détails à l’écran. Les images sont claires, pas de soucis de compression à signaler, … On est bien accueilli par ici !

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD High Resolution 7.1 Non Non Non Moyenne Bonne Bonne
Français DTS HD High Resolution 7.1 Oui Non Non Moyenne Bonne Bonne

Il est écrit partout que le film n’a pas eu de moyens, on pouvait craindre que le son soit en retrait d’un projet avant tout visuel ... Il n’en est ici rien : assez précises et vigoureuses, 2 pistes DTS-HD font un gentil travail d’immersion, avec ses quelques effets parfois agréablement surprenants !
Par contre, par pitié, il faut absolument choisir la VO et son assortiments d'accents (même quand ils causent anglais pour se comprendre) pour être emporté au mieux !

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 15 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Scène alternative

Bonus 

Après avoir domestiqué ce satané menu, on a accès au :
* Film (directement)
* Films via ses 6 chapitres
* Pistes son
(VOSTF ou VF 7.1 DTS HD High Resolution Audio)
* Univers Emylia (3 bandes-annonces de films du même éditeur : Deadheads (VO), Zombies Diaries 2 - World of the Dead (VF), Extract (VO).)
* Bonus :

- Première Canadienne : les auteurs Nicolas Alberny & Jean Mach présentent le film auprès du public canadien lors de la 1e sortie en salles. Une fois la projection achevée, ils remercient ces derniers et se prêtent au jeu de l'interview (quelques infos sur la genèse du film, les réactions du public, ...). Chaleureux mais un peu court ...

- Commando : Un membre du Wonderland embarque un projecteur dans son sac et diffuse le logo de the 8th Wonderland sur quelques monuments parisiens (la Tour Eiffel, la Bourse de Paris, l'Elysée, l'Eglise Saint Eustache, ...) ... De la propagande à l'arrache où les forces de l'ordre rôdent aux alentours : la tension est palpable ... 
  
- Fausses Bande-Annonces : La bande annonce de 8th Wonderland détournant celles de Robin des Bois de Ridley Scott et le remake des Griffes de la Nuit de Samuel Bayer

- La Dinde d'Obama :
Une scène incriminant l'actuel président américain avec une dinde !! Scène alternative ou trailer ?