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BRUCE LEE : LA MEMOIRE DU DRAGON

Catégorie Cinéma
Titre Original Li Xiao Long chuan qi
Genre Biopic
Pays Chine
Date de sortie 14/09/2011
Réalisateur Li Wen Qi
Avec Danny Chan Kwok-Kwan, Michelle Lang, Ray Park, Michael Jai White, Mark Dacascos, Gary Daniels, Tim Storms, Yannick Van Dam, Hazen Lake MacIntyre, Luc Bendza, Ted E. Duran, Leslie H. Collings, Ernest Miller, Eric Chen, Yu Cheng-Hui, Li Yuan, Cheng Yu, Gai Ke, Xiaoxiao Bian
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Yu Shengli ; Zhang Hua
Scénaristes Qian Linsen ; Zhang Jianguang
Compositeur Wang Bing

Critique de Simon Bitanga
Editeur Opening
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 185 min
Support
   
   

Une des icônes indémodables de la culture pop du XXe siècle dont le nom et le talent sont gravés dans l’inconscient collectif mondial à jamais : l’histoire de Bruce Lee et son héritage ont déchainé les passions et révélé pas mal d’autres talents.
Toujours est-il que suite aux films, ouvrages et autres expos, il semble que tout ait été dit à ce sujet et les nouveaux projets concernant le Petit Dragon sont bien moindres à présent (un bruit courait concernant un projet de film-live avec un Bruce Lee modélisé en images de synthèse, sans doute devenu le potable petit jeu sur XBOX).
Coïncidant avec les 25 ans de sa mort, la Chine a produit une série TV qui aurait apparemment rencontré un certain succès.
La série en question sera exportée en Occident, mais sur l’importante quantité de vidéo (50 épisodes), il n’en résultera qu’un programme en 2 parties d’environ 90 minutes.  

PART # 1 : Bruce remporte le Championnat de Karaté à Oakland en Californie en 1964 et ouvre une école où il souhaite enseigner le Kung Fu à tous. Des représentants de la communauté chinoise s'y opposent farouchement (la discipline étant alors exclusivement réservée aux chinois) et Bruce défendra avec fermeté sa position face à Yellow Skin (un ancien adversaire dopé à la vengeance) lors d’un duel dont l’issue prendra une tournure dramatique.
L’occasion d’une introspection où un looooong flashback nous fera vivre les tourments de sa jeunesse.  

PART # 2 : Remis de ses blessures dont les pronostics s’annonçaient défaitistes et reprenant d’arrache pied l’entrainement, Bruce s’interroge sur l’efficacité du Kung Fu face aux autres arts martiaux. Ces réflexions et ses affrontements musclés avec d’autres maîtres donneront naissance à la synthèse martiale bien connue qu’est le Jeet Kun Do. Il fera de la télévision, du cinéma et va mourir.    

LA VIE DE BRUCE LEE : LA SERIE (ABREGEE)  

Difficile d’aborder et surprendre les fans avec de nouvelles révélations sur une existence aussi archi-connue ! La Mémoire du Dragon sera alors une biopic romancée avec libertés et parti-pris d’usage, néanmoins soutenue par la fille du maestro Shannon.  

Historiquement parlant, le projet opte pour un décalage surprenant et contestable : ça parle bien de Bruce Lee entouré des personnes ayant compté pour lui mais certains anachronismes (vêtements, décors, …) puis autres fantaisies de Mémoire (manière dont Bruce se blesse, (nom de) certains protagonistes, …) laissent comprendre que la production n'a pas voulu immerger avec précision le spectateur dans les années 60/70 et respecte le temps/l'espace quand ça la chante pour souligner l’allégorie d’un combat moral intemporel pour que l’audience d’aujourd’hui y trouve un quelconque écho. Soit.  

La Mémoire du Dragon est également un périlleux exercice de compilation des moments les plus marquants du matériau d’origine, montés et resserrés de manière à trouver un juste équilibre entre cohérence, dynamisme et respect du propos. Le tout est filmé comme un bon vieux drama ou autre téléfilm diffusé sur les chaines HD asiatiques, avec les plus bienvenus (il y a du contenu) et les moins redoutés (une interprétation globale qui va ravir les fans de soap-series).  

Vous verrez du pays non pas à travers les différents emplacements exotiques mais à travers les personnages … La série devait être saupoudrée de «quelques» combats, sans doute pour éviter que le spectateur ne soit trop détaché : pas d’impasse là-dessus ici où beaucoup d’oppositions vous attendent (dont certains n’ayant jamais eu (ainsi) lieu).
Entre duels provoqués, compètes et phases d’entrainement, quelques vedettes (Gary «Fist of North Star – La Légende de Ken le Survivant» Daniels, Mark «Crying Freeman» Dacascos, Michaël «Black Dynamite» Jai White, Ray «Darth Maul» Park) ont été castés. Essentiellement présents dans la seconde partie, ils n’interviennent pas tous sur un même pied d’égalité (soit ils causent, soit ils se battent, soit un peu des 2) mais quand ils agissent pour quoi ils sont conviés, ils savent se montrer indéniablement sachants, convainquant les connaisseurs par une exécution énergique, sans câbles ni truquages !
Le tout rythmé à l’entrainant thème (bien nommé) Li Xiaolong (versions instrumentale et chantée), espèce d’Eye of the Tiger local chargé de donner du peps à des situations qui n’en manquent pas !  

Ils se battent face au Petit Dragon qui applique des mouvements et gestuelles conformes à ce que le vrai Bruce aurait ou avait effectué. A ce sujet, la BruceleeMania généra en son temps des ersatz de tous poils (Bruce Le, Bruce Li, Bruce Ly, Bruce Lie, …) et il est à saluer les efforts pas possibles des producteurs pour avoir embauché le seul sosie potable vu depuis des années : Chan Kwok Kwan aka Danny Chan (vu dans Shaolin Soccer dans le fameux rôle du gardien de but qui tirait déjà parti de cette ressemblance).
Pour respecter au mieux l’essence du personnage, il ne va pas faire dans l’imitation caricaturale mais incarner l’homme, ses doutes, ses erreurs et ses réflexions dans une approche humaine qui est le point fort du film. Toujours connu / vu comme charismatique, invincible et jamais avare en cris perçants quand il effectue une de ses attaques fulgurantes, il est surprenant de le voir mordre la poussière & jurer de devenir plus fort ; faire face au racisme & méchancetés d’autrui ; affronter des adversaires plus forts bien décidés à étouffer son ardente arrogance ! On (re)découvre ce héros à ses débuts, en mode jeune frimeur martialement faible doté d’une inflexible volonté que la spectaculaire marge de progression et la «rapide» résolution des conflits vont forger la réputation.
Ca peut faire un peu léger (on fait bien sentir qu’il va devenir quelqu’un d’important, tout le monde autour de lui jubile de le voir aussi bien et vite évoluer au terme d’entrainements et d’efforts aussi exigeants que lui envers lui-même) mais le placer au niveau de tout un chacun est une orientation qui suscite encore plus de considération pour le bonhomme (rappel qu’il n’est pas né aussi balaise, il l’est devenu à force de persévérance. Moralité : devenir ainsi est à la portée de qui veut).

Le combat perpétuel contre Yellow Skin est un pivot capital de l’intrigue. Inspiré de la fameuse rencontre avec Wong Jack Man, les scénaristes le transforment en un arch-rival et méchant récurrent, dont les affrontements sont d’une agilité qui contraste nettement avec tous les autres combats !! On y remarque même quelques effets spéciaux façon radiographique rappelant autant Romeo Must Die que Street Fighter (avec Sonny Chiba, pas avec (le Docteur) Dhalsim).  

CONCLUSION :

Etre les témoins privilégiés d’une montée en puissance alimentée par un impressionnant fighting spirit : une approche convenue mais intéressante, couplée d’une réappropriation du mythe rendant le projet suffisamment défendable pour être globalement satisfait.
Finesses qui sauteront mieux aux yeux après avoir fait fi de tout soucis de fidélité historique (à tous niveaux), du format TVHD et du remontage d’une série chinoise qu’on suppose plus aérée et moins contrariée … mais aussi plus difficile à vendre sous sa forme pleine ! Le fana hardcore n’aura pas attendu que ce dytique sorte pour assouvir sa frénésie et se sera déjà farci tous les épisodes en VOSTUK.
Si vous préférez un film un poil plus respectueux, un poil plus court, mieux amené et plus friqué, il reste toujours le Dragon de Rob Cohen, toujours aussi romancé mais indéniablement plus dynamique.

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.78:1
   
   

Claire, contrastée et limpide, c’est une superbe surprise !! Tout ce qui apparaît à l’écran est détaillé, les reliefs s’en tirent pas trop mal avec éventuellement quelques faiblesses au niveau des tons noirs mais en toute franchise, le résultat est plus qu’honnête pour une série TV. Vous pourrez dire que c’est de la bonne qualité !

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Chinois Dolby Digital 5.1 Non Non Non Bonne Moyenne Moyenne
Français Dolby Digital 5.1 Oui Oui Non Bonne Moyenne Moyenne

Un son net et sans souillures, correct à tous les niveaux (bruitages, ambiance, musiques, dialogues, ). Les mixages Dolby Digital 5.1 manque peut-être d’effets percutants mais ce qui est entendu reste solide : soyez sûrs que vous n’associerez pas la Mémoire du Dragon avec le terme «mauvaise expérience sonore».
La série a été tournée dans de nombreux pays avec des acteurs aux origines variées parlant soit anglais, soit leur langue natale … mais de toutes façons quasiment tous seront (re)doublés en mandarin pour les besoins du public initial.
La localisation française est correcte mais pas toujours dans le ton, accentuant le côté «Amour, Gloire et Beauté» version baston HD, le rendant sur la longueur un peu lourdingue à suivre ... A vous de choisir …

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 77 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Le menu vous proposera d’accéder à la partie de votre choix, le chapitrage des 2 parties (chacune découpée en 6 accès), le choix audio (Mandarin ou Français) et quelques bonus.
Ces derniers ont l’avantage de très efficacement mettre en évidence l’inestimable contribution et naturellement les influences indirectes de Bruce Lee.

- Interview de Bruce Lee par Pierre Berton (VOSTF) : présenté ici dans son intégralité, le mythique entretien d’époque en N&B (dont des extraits sont souvent repris dans divers reportages ou autres) où un Bruce Lee passionné expliquera sa profonde philosophie des arts martiaux à travers exemples et anecdotes mais également les liens de cause à effet dans sa carrière télé/cinéma.

- Les biopics de Bruce Lee (VF) : de la déferlante de métrages surfant sur la brucexploitation, 3 films particuliers retiennent l’attention de par leurs intentions biographiques (Dragon de Rob Cohen, Bruce and I de John Law & notre Légende du Dragon), suivie d’une très bienvenue explication de Christophe Champclaux, destinée à comparer et comprendre leurs raisons d’être.

- Bruce Lee et le cinéma d’arts martiaux (VF) : toujours accompagné de Christophe Champclaux, on s’attardera sur la carrière de Bruce Lee (avec un gros morceau concernant le grand écran) er la naturelle répercussion sur les générations suivantes.

- Jeet Kun Do : Le Combat selon Bruce Lee (VF) : un reportage en HD sur Mankin Tran (Association Danashuai JKD) qui résume son parcours martial et confie ses impressions sur Bruce Lee : le visionnage des films durant l’enfance, les entraînements, la philosophie, … tout y passe, démonstration à l’appui. Pour illustrer les propos, quelques images de films ou photos du Petit Dragon.