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Ip Man - La Légende est née

Catégorie Cinéma
Titre Original Yip Man Chinchyun
Genre Arts martiaux
Pays Chine
Date de sortie 16/09/2012
Réalisateur Herman Yau
Avec Dennis To, Fan Siu-Wong, Huang Yi , Rose Chan, Ip Chun, Sammo Hung, Yuen Biao, Lam Suet, Bernice Lui, Chen Zhihui
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Checkley Sin ; Xu Wen Cai ; Cherry Law
Scénaristes Checkley Sin ; Erica Li ; Lee Sing
Compositeur Brother Hung

Critique de Simon Bitanga
Editeur France télévisions Distribution
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 97 min
Support
   
   

1905 - Foshan - Sud de la Chine.  

En contrepartie d’un loyer modique, Monsieur Ip (Chen Zhi Hui) aimerait confier au vénérable Grand Maître Chan Wah Chun (Sammo Hung) ses 2 jeunes fils (l’adopté Ip Tin Chi (Shen Ai Ji) et le biologique Ip Man (Wen Jun Hui)) afin de leur apprendre la puissante boxe de Wing Chun.   

Ardue mais zélée, vous assisterez alors à la formation du protagoniste principal auprès de plusieurs enseignants … et également quelques affres avec des japonais auxquels il se retrouvera indirectement mêlé …  

IP MAN BEGINS  

Pour rappel : Ip Man est désigné comme Le maître de Bruce Lee.

Les réalisations de Wilson Yip à son sujet ont tellement plu et stimulé qu’ils donnaient envie d’en savoir plus, en avoir plus. Comment embrayer là-dessus ?
Penser que les aventures des plus illustres commencent juste avec le «1» serait un tort (syndrome des péripéties des (par exemple) jeunes Indiana Jones, Hercule & Sherlock (Holmes)) ... Cet état de fait + la mode des préquelles ont sans doute motivé la mise en chantier de cette bobine, à l’imbrication uniquement historique. Cinématographiquement c’est parti sur autre chose …  

On trace dans les grandes lignes les moments de vie d’un Ip Man enfant/ado, on en ressort les dates/moments-clefs qui serviront d’articulation à une histoire naturellement romancée/modifiée mais toujours bâtie de manière aérée et sans fioritures.  

S’en dégage alors 3 phases (la partie apprentissage, la partie amourette et la partie complot), toujours bien reliées entre elles mais où la crédibilité ira decrescendo :  

1) FORMATION ET QUERELLES INTERNES

Chan Wah Chun enseignera à Ip Man jusqu’à sa mort en 1906. Conscient de son état de santé dégradé, il demanda à son dévoué second Ng Chun Sui (Yuen Biao) de poursuivre son apprentissage.
Développant son potentiel et perfectionnant spartiatement le «vrai» Wing Chun, Ip Man (Dennis To) partira quelques années plus tard faire des études supérieures à l’établissement St Stephen à Hong Kong où il y fera une rencontre déterminante : son 3e mentor et révélateur, Leung «je ne suis pas l’apothicaire !» Bik (Ip Chun), le sensibilisera sur des variantes peu protocolaires d’un poing très certainement originel et efficace mais à son goût jugé trop figé.
Une fois de retour à l’école de Wing Chun à Foshan, Ng Chun Sui n’approuvera pas cette méthode hérétique qu’il qualifie d’irrespectueuse envers l’Art traditionnel devant être seul fondement …  

Cette partie, vraiment un bon moment, met en lumière l’évolution du Wing Chun. Il soulève également l’aspect conservateur de ses mécaniques dont le mutisme et les conflits d’usage expliqueront des irréversibles dissensions familiales. Lesdites limites seront physiquement explosées de manière assez explicite pour piger sans être un spécialiste.  

On trouvera également quelques illustrations portées sur des élèves motivés par efforts et progrès du surdoué collègue … mais également l’évolution, parfois divergente, des 2 frères.  

2) ROMANCE ET SENTIMENTS NAISSANTS  

Les exercices sont difficiles, alors Ip Man n’a pas la tête pour du batifolage … Malgré tout Cupidon viendra frapper à sa porte : d’une sortie pour se détendre et d’un disque phonographique pour s’émerveiller des nouvelles technologies, une rencontre changera sa vie affective.  

Elle, Cheung Wing-Shing (Huang Yi), superbe jeune fille de bonne famille (son papa Cheung Ho-tin (Lam Suet) est important : c’est un peu le vice maire de Foshan … inutile de préciser qu’il ne souhaite pas voir sa progéniture fricoter avec n’importe qui) a envie de donner une chance à cet amour un peu impossible où l’approche rappellera à la fois les adaptations en costumes de romans à l’eau de rose, un chouille de teen movie et la comédie romantico-dramatique millésimée pour un peu avant tout 14/02 …  

Un peu moins rasoir, s’ajoute une affaire de cœur sous forme de triangle amoureux à sens unique (Ip Man est aimé de sa condisciple de longue date Lee Mei -Wai (Rose Chan) elle même désirée par son condisciple Ip Tin Chi (Fan Siu-Wong)) qui achèvera de convaincre qu’Ip Man était, sans le vouloir, un tombeur de première !!

3) CONSIPRATION COMME PROBLEME DE FOND  

Des éléments pas toujours autobiographiques ont été incorporés afin d’ajouter un peu de piquant : s’appuyant sur le contexte de colonies et d’avant guerre mondiale, il y a bien du business cordial avec des britanniques, mais il ne faudra pas attendre un traitement partial sur l’éternel rapport souvent conflictuel avec les non-chinois postés sur le territoire (les japonais ne sont pas les plus sympathiques personnes croisées dans le film, complotant du machiavélique pour étendre leur domination sur la Chine).
En dépit de cette focalisation et volonté de donner à la pelloche un essor autre, c’est étrangement la partie la plus limitée à suivre. 

Il est alors aisé de faire quelques comparaisons avec les 2 autres long métrages et surtout des confusions durement esquivables
(Sammo Hung, seul lien officieux des 2 entreprises, était chorégraphe et acteur. Ici juste comédien pas longtemps, dans un rôle différent) … mais la dure question est là : bien que supporté par des pointures et autres arrivants tous méritants autant qu’ils sont, tout le poids de la comparaison est posé sur le perso central donnant au projet tout son intérêt.
Pour beaucoup, Donnie Yen EST Ip Man.
Aidé par ses faux-airs de Mr Yen, Dennis To, sportivement très capable mais novice en acting, délivre une interprétation assez bonne bien que moins attirante que son aîné (on va mettre ça sur le compte de la jeunesse du personnage et du comédien)

Les diptyques de 2008/2010 ont leurs hauts et leurs bas mais restent pour un bon nombre la référence … Cette version, allant de l’avant en racontant l’avant, est toutefois bien jouée et bien réalisée : les décors (on reconnaît bien Foshan), les vêtements, … rien ne fait cheap (à part quelques SFX).  

C’est parfois un peu speed (quelques détails demanderont un peu d’œil) mais ça reste toujours facile à suivre, avec ses scènes construites pour être surtout illustratives. Le réalisateur proposera beaucoup de travellings à la grue soyeux comme des caresses et de philtres de couleurs pour marquer les époques …  

Un jeune anglais arrogant prendra la parole pour proférer des propos infects : Ip Man les lui fera ravaler ainsi que sa boxe anglaise en moins de 60 secondes (et encore il aura pris son temps). Film d’action oblige, quand il y a des bastons c’est souvent un grand moment et ici c’est plutôt topissime : le héros bouge bien, les gestes sont rigoureux, très rapides … Le Wing Chun devient un langage, chorégraphié avec fluidité et le peu de câble utilisé sert à prévenir les figures les plus risquées. Ca se combat assez souvent (prépas, démos, oppositions forcées) mais suite aux nombreuses révélations, le dernier ¼ d’heure sera du méchant tabassage avec pleins de coups pour tuer.  

La jeunesse se débrouille mais il est super plaisant de revoir des échanges entre 2 anciens des Seven Little Fortunes (Yuen et Sammo), qui, même les yeux bandés, ne sont clairement pas là pour rigoler !! Compliments également pour Ip Chun (ni plus ni moins que le fils de sang du vrai Ip Man !) qui démontre à son grand age qu’il peut donner des bonnes leçons de kung fu bien vitaminées !  

CONCLUSION :  

Héritier de l’influence et de l’ouverture d’esprit du maître Leung Bik, Ip Man aura par la suite (indirectement) déteint sur la vision martiale de Bruce Lee.
Cet évènement ayant bouleversé puis révolutionné le Wing Chung semblait le guide tout désigné du métrage … mais il est presque dommage que cette partie ne soit pas plus importante alors qu’elle est objectivement la plus emportante
Les autres moments de vie apportent tout ce qu’il faut de classicisme, rivalités, romance, entraînements tenaces et conspirations pour varier les plaisirs. Le tout est livré soigné, réjouissant, … où la frappe est très correcte et la caméra bien mobile.   

Bien entendu, les différentes parties sont plus ou moins accrocheuses … Mais comme le rayon Kung Fu movie est un peu vide, il ravit sans problèmes pour peu qu’on aime le genre. Il reste également un bon complément aux performances de Donnie Yen (senior est magnétique ; junior se rattrape amplement sur la technique, plus précise) … si vous décidez de faire un cycle Ip Man, attention à regarder le tout dans le bon ordre ! 

Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Regarder cet Ip Man est un réel ravissement : le transfert d’image est excellent, avec pleins de détails à admirer, même lorsque ça bouge vite. En fonction des choix esthétiques (les couleurs délavées de l’ancien temps ou celles, plus marquées du «présent») les contrastes sont toujours top et le rendu est propre en toutes circonstances.   

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Cantonais DTS HD Master Audio 5.1 Non Non Non Moyenne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Moyenne Bonne Bonne

Un confort d’écoute assuré avec un repas sonore composé de 2 copieuses pistes DTS Master Audio 5.1 VO et VF. D’un point de vue qualitatif, à 2/3 choses près c’est légèrement équivalent : la spatialisation est réaliste, la musique rugit bien et des bruitages de sourds tonnent avec panache lors des combats (appréciation particulière au cours de l’exercice entre Chan Wah Chun et son successeur Ng Chun Sui où on entend les respirations dans le silence avant qu’une pluie de claques ne dégénère). Mais bien entendu, lors des instants posés, l’environnement sonore est riche et très réussi (les dialogues résonnent dans les lieux vastes).

Pour le choix des pistes, la VF est globalement cool et fait même des efforts de dissociation (cantonnais & mandarin = français ; anglais = français (avec parfois l’accent brittish) ; japonais = japonais + sous-titrages français) mais la VOSTF reste ce qu'il y a de meilleur pour mieux plonger dans l'histoire.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 15 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Le menu propose :
- Les choix sonores (piste VOSTF + VF DTS Master Audio 5.1)
- Les chapitres avec sa navigation bizarre (il y en a 12 en tout mais ils sont classés par 4. Il faut juste repérer la flèche sur le(s) côté(s) pour passer au groupe voulu et c’est bon)
- Les Bonus :
* Making-of : Legend is born - Ip Man (VOSTF) :
Un recueil de confessions du réalisateur Herman Yau et des interprètes Lin Mei Wai, Kitano Yumi, Fan Siu-Wong, Yuen Biao, Leung Yuk-fai (le directeur de l’Association Athlétique de Chinwoo à Foshan !), Dennis To … qui parleront de leurs personnages.
Le tout avec pas mal d’images prises sur le vif du tournage et autres vidéos de répétition … qu’il est chaudement recommandé de consulter APRES avoir vu le film.  
* la bande annonce du film (VOSTF)