Donnez votre avis!
Images du film
Images des bonus

Cow-Boy

Catégorie Cinéma
Titre Original Cow-Boy
Genre Western
Pays USA
Date de sortie 24/06/2015
Réalisateur Delmer Daves
Avec Glenn Ford, Jack Lemmon, Anna Kashfi, Brian Donlevy, Dick York
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Julian Blaustein
Scénaristes Edmund H. North et Dalton Trumbo
Compositeur George Duning

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Carlotta
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 92 min
Support
   
   

Frank Harris souhaite à tout prix briser la monotonie de sa vie de réceptionniste au Grand Hôtel de Chicago. Il rêve de devenir Cow-Boy, mener une vie d’aventures dans de grands espaces. Aussi, lorsque Tom Reece, riche éleveur de bétail, fait une halte dans son hôtel, Harris saute sur l’occasion : Il parvient, non sans mal, à le convaicre de faire partie du prochain voyage. Hélas, la vie de cow-boy n’est pas aussi attrayante que Harris l’imaginait.

« Cow-Boy » est certainement l’un des  films le plus marquant de la carrière du réalisateur Delmer Daves  (Les Passagers de la nuit). D’abord parce que le réalisateur s’illustre dans un style qu’il affectionne particulièrement et qu’il lui donne ses lettres de noblesse par une narration surprenante.  Le réalisateur signe ici une œuvre dans laquelle le cow-boy sort de son habituel image d’Epinal entre romance et duel, ici le quotidien de ces hommes des grands espaces apparait beaucoup moins idyllique que dans les grands films de John Ford et consorts. Le ton est rigoureusement moins caricatural que dans les westerns classiques. Ici, pas de duel, ni de bagarre avec des indiens, pas de justiciers ni de code d’honneur ou de morale pesante. Les personnages apparaissent rugueux, avec des manières peu orthodoxes un code de vie parfois brutal et beaucoup moins exemplaire qu’il n’y parait. 

Porté par un scénario de Edward H. North (Patton) et Dalton Trumbo (Johnny Got His Gun) le film suit presque de manière obsessionnelle l’évolution d’une intrigue plus proche du documentaire que du film d’aventure à destination des familles et plus particulièrement des enfants. On y retrouve pourtant tous les codes du genre : Des cow-boys  en bande qui dirigent des troupeaux, une femme amoureuse qui attend le retour de son homme et même les rodéos présentés comme des corridas ‘un autre genre On comprend alors immédiatement que le réalisateur a toutefois voulu y mettre une touche plus personnelle avec des personnages moins caricaturaux qu’ils n’y paraissent, sans pour autant briser les valeurs du genre. Ainsi, les personnages sont d’abord présentés comme des gens  de redoutablement normaux, mais dont la vie n’est pas du tout telle que l’on pouvait l’imaginer avec des attitudes parfois choquantes.  Le scénario a toutefois l’intelligence de ne pas nous assommer de grands monologue, comme il était fréquent à l’époque, mais au contraire, il donne des répliques assez justes et parfois touchantes aux personnages, comme lorsque que Frank  Harris s’offusque qu’un des membres de la troupe récupère les bottes de son collègue mort d’une morsure de serpent.

Mais « Cow-Boy » brille surtout par une distribution qui suit une logique précise dictée par le réalisateur. A commencer par un Glenn Ford (Cow Boy) saisissant de vérité et de lyrisme en chef de bande sans état d’âme mais à l’honneur intacte. Le comédien assume un style très nuancé entre charisme et froideur. L’acteur affine son rôle et impose un personnage inquiétant et charmant à la fois, tout en ambiguïté et en force. Et puis bien sûr il y a Jack Lemmon (JFK) dans l’un de ses premiers films. L’acteur est remarquable de précision et de sensibilité dans ce personnage idéaliste et rêveur qui voit ses ambitions biens malmenées par une vie beaucoup moins enrichissante qu’elle n’y paraissait.

En conclusion, « Cow Boy » est assurément, un film réussit qui brille par une mise en scène précise et minutieuse, dont le réalisateur est injustement oublié des grandes heures d’Hollywood, alors qu’il signe certaines des grandes réussites du genre. La distribution est remarquable d’inspiration y compris les seconds rôles.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec une restauration bien pesée et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film mêlant les flous et les nettetés pour mieux mettre en valeur l’intrigue, l’accent a été mis sur une lumière volontairement en contraste. La restauration est de très grande qualité et vaut d’être soulignée.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Une piste DTS-HD Master Audio 1.0 en VO, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop crachotantes par rapport à l’âge du film. La musique parfois agressive reste tout de même suffisamment en retrait pour ne pas être trop pénible.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 45 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Côté bonus, l’éditeur a décidé de nous faire plonger dans les dessous de ce film avec un documentaire passionnant : « Delmer Daves par Michael Daves », qui mieux que le fils pour parler de l’œuvre de son père et particulièrement de la manière surprenante dont il fit son entrée dans le monde du cinéma.

« Image de l’Ouest : un hommage à Charles Lawton jr par Richar H Kline ». Ce dernier revient sur sa collaboration avec Charles Lawton jr sur les tournages de « 3h10 pour Yuma » et « Cow-Boy ».

Puis « Comment marquer un film : Jan-Christopher Horak à propos de Saul Bass et Cow-Boy ». L’universitaire Jan-Christopher Horak revient sur la carrière de Saul Bass à qui l’on doit ce générique remarquable, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui « des mystères de l’Ouest » quelques années plus tard. Un document jamais lourd, ni pesant, mais passionnant et particulièrement instructif.