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Dofus, Livre 1: Julith

Catégorie Animation
Genre Fantasy
Pays Fr.
Date de sortie 22/06/2016
Réalisateur Anthony Roux
Avec Sauvane Delanöe, Claire Baradat, Francois Siener, Laetitia Lefebvre, Elisabeth Ventura, Emmanuel Gradi, Jean-Claude Donda
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Frédéric Puech
Scénaristes Anthony Roux, Olivier Vanelle
Compositeur Guillaume Houzé

Critique de Charly Halper
Editeur France télévisions Distribution
Edition Edition limitée
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 107 min
Support
   
   

Étrange petit garçon de dix ans, à la grosse tête toute noire et encapuchonnée sur un tout petit corps, Joris Jurgen, bien qu'orphelin, coule pourtant des jours très heureux aux côtés de son vieux « Papycha » de Kerubim Crépin, un vieil Ecaflip (chat humanoïde) brocanteur dans cette majestueuse cité de Bonta et un brin affabulateur avec tous ses récits d'aventures passées (les téléspectateurs de la série «  Dofus : Aux Trésors de Kerubim » me comprendront).
Mais, à la veille de la commémoration du dixième anniversaire du sacrifice du héros local pour défendre Bonta contre la folie destructrice de sa propre femme, Julith, et du match de Boufbowl qui doit clôturer la soirée, auquel doivent se rendre Joris et Kerubim pour y rencontrer la méga-star Khan Karkass, tout bascule : Julith, « la bouchère » que tout le monde croyait morte, est de retour... et veut prendre sa revanche !
Avec l'aide de ses amis (de toujours et nouveaux), Joris arrivera-t-il à sauver cette cité (qui pourrait bien lui révéler quelques secrets) ?


Présenté par Anthony « Tot » Roux (co-scénariste du film et créateur historique et directeur artistique d'Ankama) comme quelque chose d'épico-burlesque, poursuivant l'esprit des MMROPG d'Ankama et des deux séries animées en étant issues (« Wakfu » et ce « Dofus : Aux Trésors de... » que le film poursuit), qu'on se le dise tout de suite « Julith » ne sera pas un grand n'importe quoi à la limite de la crise d'épilepsie, comme a pu être critiqué un truc comme « Pokémon », mais bel et bien une réussite, qu'elle soit technique, graphique et d'un point de vue scénaristique et animé, ne s'adressant pas qu'à ces kidultes de la « Génération Dorothée » (cf. certains bonus et profils des artistes) mais aussi et surtout à leurs enfants.

S'il ne vous sera pas obligatoire d'avoir joué à l'un des deux titres vidéo-ludiques développés depuis 2003 par la société Lilloise et/ou d'avoir vu au moins l'un des épisodes de l'une des deux séries évoquées plus haut pour vous plonger dans cette très belle aventure, il serait plutôt préférable que vous soyez déjà réceptifs aux romans d'héroïc-fantaisiste du regretté Terry Pratchett, avec son « Disque-Monde » (plat et circulaire, soutenu par quatre éléphants eux-mêmes juchés sur la carapace d'une tortue gigantesque naviguant lentement dans le cosmos et dans lequel La Mort lui-même n'arrête pas de croiser un mage foireux et va vivre ses propres aventures) plutôt que de connaître par cœur la géographie de la Terre du Milieu de J.R.R. Tolkien pour vous sentir à l'aise dans les ruelles chamarrées de cette superbe Bonta.
Non, ce film ne sera pas n'importe quoi mais, au contraire, un récit épico-burlesque bien construit sachant habilement mêler et équilibrer l'action, la comédie et l'émotion, nous faisant passer des cris de joie, aux rires (avec ce personnage de Khan Karkass qui n'est pas sans rappeler celui de Tristepin dans « Wakfu », héroïque figure de l'idiot de la confrérie à plusieurs reprises) et larmes ou vice-versa, aisément.
Mais, il faudra déjà en accepter certains concepts de base...


Si les enfants (biberonnés aux films Disney et leurs héros animaliers anthropomorphisés) à qui est offert ce film (comme les séries) accepteront très facilement de voir de vieux chats défendre des orphelins et des petites chiennes, avec l'aide de puissantes souris quand d'étranges créatures, leurs parents devraient accepter et comprendre plus facilement certaines autres allusions de ce long-métrage non dénué de morale pour autant -et je ne pense pas qu'au nom tendancieux de la cité ennemie Brâkmar ou le jeu de séduction entre Bakara et Khan, etc.
D'influence nipponne et avec l'aide du directeur invité de l'animation « Yoshi » Tamura (apportant à l'équipe de plus d'une centaine d'animateurs ses dix années d'expérience Disney) sur un tel défi, quelques éléments de culture pop US pointent pourtant aussi le bout de leur « nez », il me semble, que ce soit dans la puissance de la cape de Julith (qui rappellera à certains celle de Spawn ou celle téléportrice du mutant Marvel, Cape) ou l'un de ses messages du film : de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Des valeurs que l'oncle Ben a inculqué à son neveu et fils adoptif Peter Parker (un autre orphelin célèbre) avant que celui-ci ne devienne Spider-Man (un autre héros adoré des enfants) et que l'on retrouvera ici ou presque, pour exemple, dans le discours du Dragon d'Ivoire
lorsqu'il doit choisir un nouveau gardien.
Héroïque récit cherchant à apprendre à nos petits l'importance des valeurs tout en les initiant à ce qu'est la morale (que même « la bouchère » Julith semble retrouver une fois l'un des secrets révélé) « Julith » leur apprendra aussi à appréhender les événements sous différents angles : les flashbacks nous donnant finalement une autre vision que celle de départ du terrible événement qui a poussé Jahash à se sacrifier.
Sacrifice étant l'un des autres maître-mots de ce récit... du début à la fin, quitte à sacrifier sa famille ou du moins son bonheur au sein de celle-ci pour les sauver ou sauver tout le monde, plus simplement.


Et si, comme je l'ai écrit plus haut, ces orphelins chers à Jules Renard (l'auteur de « Poil de Carotte ») semblent être fréquemment de possibles héros et super-héros, ce film est aussi et surtout un véritable message familial : Lillote répétant assez régulièrement à notre jeune héros que sa famille ce sont eux en fait, Papycha et elle, et non celle que ce petit garçon orphelin se fantasme (deux joueurs de Boufbowl) ou retrouve. Sa famille étant autant celle que l'on s'est composée que celle dont est issue, celle de cœur comme celle de sang.
Tot (qui s'sest composé sa propre famille professionnelle : Xavier « Xa » Houssin, directeur artistique d'Ankama depuis plus de quinze ans, Camille « Kam » Chafer et Olivier Comte (les co-fondateurs d'Ankama) et d'autres collaborateurs)
rappelant que, pour lui, l'un des grands sujets de son univers multimédia est la famille et les relations qui la composent, que cela soit entre frère et sœur, avec la perpétuelle comparaison à des frères aînés trop exemplaires, voire les personnages de Bakara et Atcham, ou au sein d'un couple, comme Jahash et Julith...


Alors, en pleine période de cet UEFA, n'hésitez pas à vous diriger vers les arènes centrales de Bonta pour peut-être assister à un magnifique match de Boufbowl mais surtout à la fin de la série « Aux Trésors de Kerubim » et ces révélations sur les personnages Papycha et Joris, tout en vous offrant une séance de rattrapage à un beau et grand spectacle (les entrées en salles mettant, pour le moment, à mal les éventuelles suites) qui vous fera réviser Corneille (et je ne parle pas du chanteur) : « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années ».



Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Les équipes d'animateurs prouvent qu'issue ou non des Gobelins, en étant passés ou non par des stages américains chez Disney ou nippons chez Ghilbi, notre animation ne se limite pas qu'à des « french touch » genre « Les Triplettes de Belleville » et autres « Kirikou », poursuivant l'expérience d'une japanim' hexagonale comme « Oban Star-Racers » de Savin Yeatman-Eiffel de toute beauté avec ce travail minutieux.



Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne

Oubliant l'expérience anglophone de la London MCM Expo 2009, durant laquelle les deux premiers épisodes de la première série « Wakfu » ont été diffusés pour la première fois en anglais, Ankama ne propose ce film d'animation que dans des versions françaises en 5.1 et 2.0 (mettant superbement en avant la très belle musique de Guillaume Houzé, compositeur des séries, et de l'Orchestre de Lille), mais surtout une très belle audio-vision supplémentaire (associée à des sous-titres français pour public sous et malentendants, avec ou sans codification), qui, portée par les voix de François Jacquelin et Myrtille Bakouche, donne à ce film des airs de contes pour enfants... que vous pourriez diffuser à vos petits le soir pour les endormir.


Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 20 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Malheureusement chiche en bonus, la pourtant très sympathique équipe d'Ankama n'offre que cinq trop courtes petites saynètes pour revenir sur cette très belle aventure 100% made in Roubaix (comme l'annonce les génériques de fin des bonus « du jeu au film »).
En sus de la très belle bande originale un brin « whoesque » de Guillaume Houzé (proposée sur son propre CD) et une carte de loterie pour le jeu en ligne « Dofus » (que je n'ai pas pu tester ni l'un ni l'autre, faute de matériel), un premier bonus de 2 minutes 57 dit making-of exprime toute la fierté de ce projet.
Et trois chapitres d'un bonus « Dofus, du jeu au film », se découpant comme suit :
« Adapter » (04:11) durant lequel Tot rappelle que ce projet datant de 2008-2009 (bien avant la série « Aux trésors... ») de voir ce petit personnage de Joris prendre vie n'allait pas être qu'un mélange d'action et de comédie mais aussi de l'émotion : pari réussi.
« Créer » (04:42) revient sur les influences de cette « génération Dorothée » : « Dragon Ball », la poésie animée de Hayao Miyazaki (« Porco Rosso », « Chihiro », etc) et même le style gothico-hollywoodien des premiers films de Tim Burton...
« Animer » (03:41) où Tot rappelle que leur objectif ne sera jamais de conquérir le monde mais de garder une liberté totale, quand ses directeurs artistiques reviennent sur la constance de l'énorme travail long et pointilleux en équipes (fournissant dix secondes de travail par semaine : mais pour quel beau résultat, me direz-vous).
Le très promotionnel « Événement Dofus Days Kinepolis Lomme » (01:26), revenant sur l'événement s'étant déroulé dans la banlieue de Lille les 09 et10 janvier 2016 ponctuant ces bonus -si l'on ne compte pas la sympathique petite scène post-générique de fin.