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La résurrection du Christ

Catégorie Cinéma
Titre Original Risen
Genre Fresque historique
Pays USA
Date de sortie 05/10/2016
Réalisateur Kevin Reynolds
Avec Joseph Fiennes, Tom Felton, Peter Firth, Cliff Curtis
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Patrick Aiello, Mickey Liddell et Pete Shilaimon
Scénaristes Kevin Reynolds et Paul Aiello
Compositeur Roque Banios

Critique de Emmanuel Galais
Editeur SPHE
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 107 min
Support
   
   

Clavius, un puissant tribun militaire romain, et son aide de camp Lucius sont chargés de résoudre le mystère entourant ce qui est arrivé à un Hébreu nommé Yeshua après sa crucifixion. S’ils veulent empêcher une insurrection à Jérusalem, ils doivent à tout prix mettre fin aux rumeurs assurant qu’un Messie est revenu d’entre les morts...

Bon, il y a forcément un intérêt de prendre le sujet de « la Résurrection du Christ » par le prisme d’une enquête menée par un militaire romain dont la mission est avant tout de retrouver le corps de cet homme que les notables juifs veulent voir disparaître tant il a suscité de son vivant les passions et les colères, pour ne pas en faire un égal de Dieu, une fois sa mort et donc sa résurrection annoncée. Quand, en plus, le film est réalisé par Kevin Reynolds que l’on connait surtout pour ses collaborations avec Kevin Costner sur « Robin des Bois, Prince des Voleurs » ou encore « Waterworld », on arrive à se dire que le film a des chances de trouver un discours qui soit à la hauteur de l’idée.

Mais voilà, c’est l’idée et la mise en scène qui sont quelque peu problématiques ! Car outre le fait qu’elle vienne d’un scénariste associé à la maison de production « Affirm Films » spécialisée dans la production de films catholique porteurs de valeurs morales et spirituelles, dont on sait qu’elles ont un certain poids sur les américains, « La résurrection du Christ » est avant tout une nouvelle relecture sans beaucoup de relief du nouveau testament. Ici, on comprend très vite la position des romains, mais surtout dès les premiers plans on imagine aisément que le film ne va pas aller peser le pour ou le contre mais qu’il ira dans le sens religieux de la chose. Et c’est là que l’affaire se corse, car on aurait aimé, à coup sûr un discours moins lisse, une mise en scène moins rigoriste et un jeu d’acteur plus en nuance.

Car il est toujours là le problème dans ces films catholique que les américains réalisent par pelleté sur la bible ou sur les valeurs chrétiennes, c’est qu’ils ne peuvent s’empêcher dans sombrer dans les béatitudes dégoulinantes. Et c’est effectivement le cas dans ce film ! Si la première partie, celle qui se passe au moment de l’exécution de Jésus, on se retrouve dans un péplum classique qui ne manque pas d’intérêt avec une mise en scène assez dynamique et bien rythmée qui permet au spectateur de se laisser porter. Dés lors que l’on passe à la résurrection, on glisse inlassablement vers le film religieux avec ses regards illuminés et des choix qui frôlent le ridicule, comme par exemple la scène où le tribun rentre dans la maison où il découvre Jésus entouré de ses apôtres qui lui font des câlins et lui parlent avec une expression proche de la débilité.

Et c’est peut-être du côté de la distribution que les meilleures choses apparaissent : Joseph Fiennes (Shakespeare In Love) nous fait oublier sa pauvre prestation dans la série « Camelot » aussi oubliable que détestable, pour incarner un tribun tout en gravité en souffrance et en illumination. Alors effectivement on pourra toujours lui reprocher la dernière partie du film, mais il semble que toute l’équipe se soit laissé prendre au jeu de l’illumination collective. Seul, le jeune Tom Felton (Harry Potter) semble tirer totalement son épingle du jeu, avec une prestation qui parvient à laisser de côté l’aspect renversant du sujet pour se concentrer sur celui d’un jeune homme ambitieux et étranger à cette guerre spirituelle naissante.

En conclusion, « La Résurrection du Christ » est un film religieux qui ne parvient toujours pas à sortir de l’ornière de l’illumination et se retrouve plombé par une sorte de mysticisme pesant qui ne sert finalement pas le film mais plonge au contraire la mise en scène dans la mièvrerie la plus absolue, particulièrement dès lors que Jésus apparaît après sa résurrection. Une punition !


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo 16/9 anamorphique couleur
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le réalisateur a choisi une image qui oscille entre des scènes extérieures toute en luminosité et d’autres intérieures qui ne sont pas sans rappeler des peintures de  grands maîtres Italiens avec des couleurs tout en nuance entres obscurité et chaos. Les couleurs sont un peu marquées mais donnent toute sa qualité à la photographie du film. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support lui rend un hommage appuyé. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Allemand DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Oui Bonne Bonne Bonne
Néérlandais Sous-Titrage Oui Oui Oui      

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle d’une belle précision et permet au film d’appuyer encore un peu plus son ambiance tout en contraste avec l’esprit du film. La musique vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. Si on regrette que certains dialogues, notamment ceux qui sont murmurés comme les prières, soient difficilement audibles, ils participent à l’ambiance si particulière au film. Jamais dans l’excès, la piste sonore est agréablement harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique ou les effets sonores.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 45 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Côté Bonus, outre les scènes coupées, on peut se plonger dans les coulisses du film avec pour commencer :

« Le Mystère de la Résurrection », qui revient sur les origines du film, à commencer par cette idée de Paul Aiello de parler de ce passage finalement assez peu développé dans le cinéma : La Résurrection. On apprend toute l’approche que l’équipe a pu faire de ce film. On est tout de même surpris de l’état de fatigue de Kevin Reynolds qui a beaucoup de mal à garder les yeux ouverts pendant son interview.

« Recréer Jérusalem », outre le fait de voir les décors de la construction de Jérusalem pour les besoins du film, il est toujours amusant d’entendre les producteurs ou les concepteurs des décors justifier leurs choix par cette petite phrase : « On a vu des écrits qui disaient qu’il existait tel ou tel chose ! ». Qu’ils se rassurent nous n’irons pas vérifier !

« Du Scénario à l’écran » est un documentaire assez classique qui suit toutes les étapes d’évolution entre l’idée, le scénario, le story-board et bien sûr le tournage.

« La bataille des Zélateurs Déconstruite » est un focus sur la mise en scène de cette bataille et particulièrement des difficultés liées à la mise en scène d’une telle séquence.

On finit par les Commentaires Audio.