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Rencontre du 3ème Type Edition 40ème Anniversaire

Catégorie Cinéma
Titre Original Close Encounters of the Third kind
Genre Science Fiction
Pays USA
Date de sortie 26/09/2017
Réalisateur Steven Spielberg
Avec Richard Dreyfuss, François Truffaut , Teri Garr, Melinda Dillon
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Julia et Michael Phillips
Scénaristes Steven Spielberg
Compositeur John Williams

Critique de Emmanuel Galais
Editeur SPHE
Edition Coffret
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 135 min
Support
   
   

Des faits étranges se produisent un peu partout dans le monde : des avions qui avaient disparu durant la Seconde Guerre mondiale sont retrouvés au Mexique en parfait état de marche, un cargo est découvert échoué au beau milieu du désert de Gobi. Dans l'Indiana, pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la banlieue, Roy Neary, un réparateur de câbles, voit une "soucoupe volante" passer au-dessus de sa voiture. D'autres personnes sont également témoins de ce type de phénomène : Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans, est réveillé par le bruit de ses jouets qui se mettent en route. Cherchant à savoir d'où proviennent ces ovnis, Roy Neary se heurte aux rigoureuses consignes de silence imposées par le gouvernement fédéral. Obsédé par ce qu'il a vu et hanté par une image de montagne qu'il essaie désespérément de reconstituer, il est abandonné par sa femme Ronnie et ses enfants. Il n'y a que Jillian, la mère de Barry, qui le comprenne. Parallèlement à ces événements, une commission internationale conduite par le savant français Claude Lacombe s'efforce d'en percer le mystère. Une évidence s'impose bientôt à eux : une forme d'intelligence extraterrestre tente d'établir un contact avec les Terriens.

Est-ce que Steven Spielberg est un réalisateur en osmose avec les studios hollywoodiens ? Ou alors est-ce que Steven Spielberg est un réalisateur si talentueux, qu’il parvient, alors même que la science-fiction est en train de se réinventer à travers les œuvres de Stanley Kubrick ou de Georges Lucas, à la réinventer de manière significative et particulièrement fine ? Eh bien la réponse peut être : « Les deux mon capitaine ! » car effectivement au regard de cette édition 40e anniversaire, qui nous propose la version originale, puis la version édition spéciale et enfin la version Director’s cut, on s’aperçoit que Spielberg a signé avec « Rencontre du Troisième Type » une œuvre qui correspondait en bien des points à l’image qu’il voulait donner de son histoire. Là où le réalisateur fut particulièrement intelligent et inventif, c’est qu’il créa un film de science-fiction totalement ancré de manière évidente dans le quotidien de chacun qu’il soit américain ou non.

En effet jusqu’à « Rencontre du Troisième Type », les films de science-fiction se passaient majoritairement dans l’espace, dans lequel on voyait, soit des cosmonautes aux prises avec cet univers sans fin ou avec des mondes sans limite, soit on réinventait complètement une mythologie à l’image de ce qu’a pu faire Georges Lucas avec « La Guerre des Etoiles ». Mais alors que ces réalisateurs donnaient une nouvelle image de la science-fiction, en étant inventifs, créatifs, et en réussissant à créer des œuvres intemporelles, Spielberg, lui, décide de prendre le contre-pied et de faire venir la science-fiction dans notre quotidien, dans une petite ville des États-Unis, chez des gens totalement ordinaires, qui vont être confrontés à un événement totalement extraordinaire.

Bien sûr, on retrouve dans « Rencontre du Troisième Type », tous les thèmes chers à Steven Spielberg, à commencer par les familles dysfonctionnelles, la séparation, et surtout ce regard un peu enfantin et faussement naïf, du monde qui nous entoure. Les extraterrestres ici ne sont pas présentés comme des êtres mauvais à l’inverse de « La Guerre des Mondes », mais au contraire des êtres qui décident d’en apprendre un peu plus sur notre humanité et qui permettent aux personnages d’en apprendre encore un peu plus sur leur propre humanité. Mais au-delà d’un simple film de science-fiction, Spielberg apporte un regard qu’il affinera un peu plus tard avec « E.T. » dans lequel les scientifiques et le gouvernement essaye de garder secret une histoire que tout le monde voudrait pouvoir toucher du bout du doigt. Cela met, bien évidemment, en lumière la réflexion sur tous les fantasmes des amateurs de science-fiction et autres adeptes de la théorie du complot, qui estiment que les extraterrestres sont déjà venus sur terre mais que le gouvernement a volontairement tout conservé dans la fameuse zone 51.

Évidemment dans sa distribution Steven Spielberg trouve en Richard Dreyfus (Always) un acteur à la hauteur de son style, avec ses conversations totalement désorganisées, et dont la meilleure illustration se retrouve dans l’intérieur de de ce personnage principal, destructuré à mesure que le film avance, qui ressemble à un gros bazar organisé, exactement comme la manière de filmer les différentes conversations que l’on retrouve dans ce film. D’ailleurs c’est un autre point commun à bien des films de Steven Spielberg, notamment sur cette période-là, dans laquelle on voit souvent des conversations multiples désorganisées comme une pièce de Ionesco, à l’image de la scène où les scientifiques essayent de comprendre ce qui se passe, alors que François Truffaut essaye de se faire entendre et qu’il est obligé de se mettre à crier. C’est l’autre grande surprise de la distribution de « Rencontre du Troisième Type » que de retrouver François Truffaut (Les 400 Coups), grands réalisateurs français, qui vient ici jouer un savant particulièrement dynamique, et qui amène sa petite touche française tout en dégageant une certaine gentillesse qui vient contraster avec les projets du gouvernement autour de cet événement inexpliqué.

En visionnant la version originale puis la version spéciale et enfin la version Director’s cut, on se rend compte très rapidement que Steven Spielberg n’a finalement pas modifié grand-chose de la version originale dans ses deux versions suivantes. Notamment on peut voir qu’il a supprimé quelques petites scènes qui pouvaient paraître inutiles et ne viennent pas modifier le rythme de la narration, il en a raccourci certaines et rallonger encore d’autres, mais, à la différence de certains réalisateurs qui dénoncent leurs œuvres originales ou les remodifient en permanence, Spielberg vient prouver ici que le travail qu’il a effectué sur son film, en collaboration avec le studio, correspond parfaitement à l’idée qu’il pouvait avoir à l’origine du projet.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Le réalisateur a choisi une image aux couleurs volontairement appuyés pour cibler chaque étape du film, ce qui lui donne une texture bien particulière. Grâce à la Remasterisation, les couleurs utilisées, notamment lors des apparitions des vaisseaux spatiaux, ou même dans la scène des hélicoptères, les couleurs ressortent avec beaucoup plus d’éclat et donnent ainsi encore plus de volume et d’effets aux ambitions de Steven Spielberg. Le support et le travail qui a été fait sur le film permet ainsi à « Rencontre du Troisième Type » de retrouver une nouvelle jeunesse, et, à la différence de « La Guerre des Etoiles » de conserver toute son âme sans avoir pour autant été modifié dans le fond. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 en VO et VF se révèle d’une grande efficacité dans les scènes clés du film. Les effets sonores envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et les dialogues ne manquent pas de volume pour ne pas se laisser envahir par les effets sonores qui fourmillement dans tout le film. La musique vient parfaitement habiller l’ensemble pour donner des transitions de grandes qualités. Il suffit de voir la scène où le vaisseau répond aux notes de musique dictées par François Truffaut, pour se rendre compte de la précision sonore, et notamment de la qualité de la répartition dans l’ensemble du système.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 380 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
   Le film en Edition Spéciale et en Version Director's Cut

Bonus 

A la différence de l’édition 30e anniversaire, cette nouvelle édition propose un système de reconnaissance des différences entre les trois films via des petites icônes qui apparaissent tout au long du film. La première, pour indiquer qu’un plan n’était pas dans la version originale mais dans la version spéciale et dans la Director’s cut, un trait rouge qui indique qu’une scène a été supprimée, elle est d’ailleurs accompagnée d’une courte explication, et un carré bleu qui précise que cette scène n’existe dans aucune version précédente.

Puis, et c’est très amusant, des vidéos personnelles de Steven Spielberg ainsi que des scènes coupées viennent compléter les nouveaux suppléments de cette édition 40e anniversaire.

Ensuite nous revenons sur des bonus qui étaient déjà présents dans l’édition 30e anniversaire, à savoir :

« Un documentaire making of de rencontres du troisième type », qui nous plonge réellement dans les dessous de la construction de ce film et notamment sur le choix narratif du réalisateur qui y insuffle d’ailleurs ses thèmes favoris, abordés dans chacun de ses films, à savoir : La famille dysfonctionnelle, la séparation, le regard des enfants, et le regard sur notre société face à ce qu’elle ne maîtrise pas. 

Puis Steven Spielberg : 30 ans de rencontres, dans lequel le réalisateur revient effectivement, 30 ans après, sur ce film qui fut possible de réaliser notamment grâce au succès des « Dents de la mer », mais que le réalisateur avait en tête déjà depuis « Duel ».

Par la suite on pourra découvrir des featurettes de 1977 regarder les cieux qui viennent promouvoir le film et donner envie, aux spectateurs de l’époque, d’assister à la projection de « Rencontre du Troisième Type ».

La section bonus se termine avec des scènes supprimées, une grande galerie de photos, des comparaisons de story board et les bandes-annonces de la sortie en salle.