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La Mort de Staline

Catégorie Cinéma
Titre Original The Death Of Stalin
Genre Comédie
Pays GB
Date de sortie 08/08/2018
Réalisateur Armando Lannucci
Avec Steve Buscemi, Simon Russell Beale, Jeffrey Tambor, Jason Isaacs, Rupert Friend, Michael Palin, Andrea Riseborough, Paddy Considine
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Laurent Zeitoun, Yann Zenou, Nicolas Duval Adassovsky et Kevin Loader
Scénaristes Armando Lannucci, David Schneider et Ian Martin
Compositeur Christopher Willis

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Gaumont
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 98 min
Support
   
   

Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c'est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée - comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov - la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l'URSS est à portée de main. (Inspiré de faits réels...) 

Le créateur de la série « Veep » qui dissèque la politique américaine avec des personnages savoureux et une connaissance remarquable des arcanes du pouvoir, s’amuse à nous entraîner dans les quelques heurs qui précédèrent et qui suivirent la mort du dictateur russe : Staline. Sous le ton de la comédie burlesque, il nous entraîne dans les dessous d’une bataille de succession, de paranoïa et de coups bas. Avec un sens de la répartie maîtrisée, le réalisateur qui a également signé le scénario avec ses comparses : David Schneider, Ian Martin et Peter Fellows, il signe une œuvre divertissante, terriblement drôle et poussant le cynisme à son paroxysme.

Inspirée du roman graphique de Fabien Nury et Thierry Robin, « La Mort de Staline » est une comédie qui voudrait tirer parfois sur la farce, si la base n’était en fait qu’un reflet peu caricatural de la lutte de pouvoir qui opposa de façon abjecte, la garde rapprochée de Staline : Nikita Khrushchev, Lavrently Beria, Georgy Malenkov et Georgy Zhukov. Avec une mise en scène qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Robert Altman, par exemple, Armandi Lanucci, signe une œuvre faussement légère, incroyablement drôle, mais pathétiquement proche de la vérité. Car, effectivement les historiens s’accordent sur ces deux jours qui ont vu le candidats à la succession de Staline, se mener une guerre sans merci, à grands coups de mensonges, de pièges et d’insultes qui firent basculer les choses vers celui que l’on supposait comme un personnage mineur de la garde Stalinienne, mais qui deviendra le nouvel homme fort de l’URSS : Nikita Khrushchev.

Parfois, il n’est pas impossible de penser aux Monty Python avec des scènes un peu chorégraphiées, et des dialogues qui se jettent comme ça, au vent, avec un décalage forcé sur l’action en cours. La distribution (Anglo-saxonne) s’amuse, à commencer par Steve Buscemi (Boardwalk Empire) dont la prestation toute en retenue, pour ne pas sombrer dans la caricature, vient compléter celle toute en froideur de Simon Russell Beal (My Cousin Rachel) comme dans cette scène stupéfiante où Beria sort du bureau de Staline, brandissant à ses collègues des papiers qui ne sont autres que des listes de personnes à tuer, à arrêter ou à torturer. Sans aucune exagération, cette scène impose le ton du film et l’ensemble de la distribution s’amusera avec une précision d’orfèvre à suivre cette ligne de conduite.

En conclusion, « La Mort de Staline » est une œuvre savoureuse qui se lit en deux tonalités, celle de la comédie, où des anglais jouant des russes s’amusent à imaginer les deux jours qui ont suivis le mort de Staline. Mais soudain, en deuxième lecture, nous nous rendons compte que cette histoire inspirée d’une bande dessinée, est en fait une mise en image de l’une des plus cynique et incongrue guerre de succession.  Interdit en Russie, « La Mort de Staline » montre avec humour certes, mais avec une recherche historique évidente, à quel point l’avenir de l’URSS s’est joué en deux jours dans les mots et la fange d’hommes sans scrupules, libérés, du moins le croyaient-ils du danger que représentait le dictateur Staline. 


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Simple dans son écriture, dans sa narration mais pas dans sa photographie. Les couleurs sont magnifiques et les contrastes sont parfaitement dosés pour lui donner une profondeur tout en douceur et en puissance. L’ensemble est d’une beauté saisissante, comme les scènes autour du cercueil de Staline qui sente la froideur de cette URSS dangereuse et inquiétante.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Le film est disponible en DTS-HD Master Audio 5.1 en VO comme en VF. Le film se dévore évidemment en VO pour mieux plonger dans le jeu des acteurs et de mieux se laisser imprégner par l’histoire et par ses réflexions sous-jacentes. Du coup on se laisse aller à rire à gorge déployée tant les dialogues sont savoureux et le jeu des acteurs impeccable.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 14 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
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  Court Metrage
  

Bonus 

Côté Bonus, un making of simple mais efficace qui permet de mieux comprendre les origines du projet (le roman graphique de Fabien Nury et Thierry Robin) jusqu’aux choix narratifs pour arriver à cette comédie drôle et intelligente.