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125 rue Montmartre

Catégorie Cinéma
Genre Policier
Pays FR
Date de sortie 10/07/2019
Réalisateur Gilles Grangier
Avec Lino Ventura, Jean Desailly, Robert Hirsch, Andréa Parisy
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Lucien Viard
Scénaristes Michel Audiard, Gilles Grangier, Jacques Robert et André Gillois
Compositeur Jean Yatove

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Fox pathé europa
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 85 min
Support
   
   

Alors qu'il tente de se suicider en se jetant dans la Seine, Didier est secouru par Pascal, passant par là par pur hasard. Les deux hommes ne tardent pas à se lier d'amitié mais alors que Didier recommence à retrouver goût à la vie, Pascal se retrouve impliqué dans une affaire de meurtre ! C'est d'ailleurs "à cause" de Didier que Pascal est soupçonné...

En 1959, cela fait 5 ans que Lino Ventura s’est lancé dans une carrière d’acteur. Poussé par Jean Gabin qui l’a prit sous son aile depuis le tournage de « Touchez pas au Grisby ». Pendant ces 5 années, l’acteur va enchaîner les rôles toujours un peu identiques, qui vont mettre en valeur sa carrure et son passé d’athlète, notamment dans la lutte. Avec « 125 Rue Montmartre », l’acteur va amorcer un virage capital dans sa carrière. D’abord il va incarner, le rôle d’un crieur de journaux, métier maintenant disparu, que l’auteur du roman André Gillois, dont est inspiré le film, a bien connu. Si le film ne met pas suffisamment en valeur ce métier, l’auteur du roman éponyme (Le titre fait d’ailleurs référence à l’adresse des éditeurs de presse), passe beaucoup de temps à le décrire avec ses codes et n’hésite pas à le comparer parfois à une jungle où tous les coups sont permis mais où le code d’honneur est primordial. Ventura y trouvera l’occasion de changer de registre et de pouvoir, enfin s’affirmer comme acteur.

Ensuite, il fera pour la première inscrire dans son contrat son droit de regard sur le scénario, se créant de ce fait une réputation de comédien difficile, parce que méticuleux. Une difficulté que le réalisateur Gilles Grangier maîtrise depuis longtemps, lui, qui a déjà tourné plusieurs fois avec un autre acteur à la même réputation : Gabin. Il a notamment dirigé la star dans un chef d’œuvre : « Archimède le clochard », déjà sur des dialogues de Michel Audiard. C’est d’ailleurs toutes la force de ce film qui, en plus d’une mise en scène soignée, brille par des dialogues toujours aussi savoureux, qui collent parfaitement à ce Paris des années 50, avec son jargon de « titi parisien ». Immense dialoguiste, Audiard trouve toujours les répliques exactes, pour qu’elles semblent venir tout droit de l’esprit du comédien.

Histoire d’amitié, de solidarité et enquête sur un crime, le film plonge le héros dans une sorte de piège dont il peine à pouvoir sortir. Face à Lino Ventura, deux immenses acteurs diamétralement opposés à l’acteur principal. Robert Hirsch (Hiver 54) et Jean Desailly (Le Professionnel). Si l’acteur principal est instinctif, avec un jeu minimaliste, Hirsch vient du théâtre, (il y mènera une carrière beaucoup plus marquante qu’au cinéma), et compose avec précision ses personnages, pour se fondre en eux. Même chose pour Desailly, qui sera toujours habitué au cinéma aux seconds rôles mais leur donnera une dimension chaque fois différente, comme dans « 125, rue Montmartre » en rôle de commissaire, intuitif et drôle, qui ne se laisse pas prendre au piège du mensonge.

En conclusion, « 125 rue Montmartre » est un film majeur dans la carrière de Lino Ventura, notamment parce que l’acteur s’y affirme enfin, et trouve un rôle différent ce que le cinéma lui a donné jusque-là. La mise en scène de Gilles Grangier est précise et les dialogues de Michel Audiard, font toujours autant mouche.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 1.85:1
   
   

Le travail de restauration est absolument remarquable avec un noir et blanc particulièrement bien dosé, qui donne un nouveau relief. Le film est débarrassé de ses défauts et nous donne ainsi un film touchant, et des environnements qui gagnent en nuances. Le support est de toute façon remarquable de précision et donne ainsi au film une nouvelle jeunesse qui mérite de s’y arrêter

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 2.0 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Mono ne masque pas le passage du temps, mais se révèle d’une grande précision et met parfaitement en valeur les dialogues et les effets sonores. Jamais dans l’excès, la piste Audio est parfaitement bien harmonisée pour que les dialogues ne soient pas effacés par la musique qui parvient à se faire suffisamment discrète pour être oubliée.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 45 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Des Bonus toujours à la hauteur de l’événement dans les rééditions de Pathé Films. Ici l’éditeur nous propose, une analyse et une explication de texte par Patrick Evno (Spécialiste des médias), Philippe Lombart (Journaliste) et Jean Pierre Bleys (Historien du cinéma) qui nous permettent de mieux connaitre l’histoire de ce film et notamment les virages opérés par Lino Ventura.

Le Cocktail donné pour la sortie du film. Pas très intéressant !

Un petit documentaire : « Retour sur la carrière de Michel Audiard », le scénariste et dialoguiste revient sur sa carrière, toujours avec humour.

Et enfin, « Buster Keaton, fait le show au cirque Medrano ».