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Skin

Catégorie Cinéma
Titre Original The Jokers
Genre Biopic
Pays USA
Date de sortie 03/12/2019
Réalisateur Guy Nattiv
Avec Jamie Bell, Danielle Macdonald, Vera Farmiga, Bill Camp, Mike Colter
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Oren Moverman, Jaime Ray Newman, Dillon D. Jordan et Guy Nattiv
Scénaristes Guy Nattiv
Compositeur Dan Romer

Critique de Emmanuel Galais
Editeur M6 vidéo
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 118 min
Support
   
   

L'histoire vraie de Bryon “Pitbull” Widner, membre d'un gang de néo-nazis qui fera face à des conséquences mortelles lorsqu'il décidera de changer de vie…

Comment regarder ses propres dérives nationalistes portées par un président qui ne sait pas faire dans la demi-mesure, alors qu’il se trouve à la tête de l’une des plus grandes puissances mondiales ? Et bien en réalisant un film sur un jeune homme aux idéologies néo-nazistes, qui veut se sortir de cette spirale de haine et de violence, et qui va devoir lutter contre ceux qu’il considérait comme sa famille. Le réalisateur d’origine israélienne : Guy Nattiv, a décidé de porter cette histoire qui, forcément, raisonne particulièrement dans son esprit.

Evidemment ce problème de la liberté de parole poussée à son paroxysme aux Etats-Unis, pose des questions d’éthiques et de limites, lorsque des groupuscules continuent inlassablement, et encore plus depuis l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche qui a libéré la parole, de déverser leur propos haineux. Ce qui pouvait être intéressant dans le scénario de Guy Nattiv, qui s’inspirait de l’histoire vraie de Bryon « Pitbull » Widner, c’était justement de voir comment ce personnage, rongé par la haine que lui inculque sa famille d’adoption, pouvait avoir envie de se sortir de cet engrenage et comment il prit conscience des dérives de son groupe, autant que des siennes. Mais voilà, si l’histoire, basiquement reste révoltante, il est difficile, pour le spectateur de réellement percevoir cette soudaine prise de conscience et surtout comment l’élément déclencheur que fut cette femme, mère de deux enfants, fut à ce point un choc révélateur de son insupportable idéologie.

Et avec une mise en scène parfois un peu brouillonne, le réalisateur a tendance à perdre le spectateur dans une succession de plans et de montage qui ne sont pas sans rappeler le Dany Boyle des années « Trainspotting », sans pour autant cette petite touche de folie, d’humour, qui, même avec un sujet aussi grave permet de toucher le cœur et la conscience du spectateur. Il suffit pour cela de voir le dernier Spike Lee : « Blackkklansman » pour s’en rendre compte. Ici le réalisateur signe une œuvre âpre, sombre et dont le trait un peu trop appuyé, pour mieux toucher la saleté crasse de la violence et des idées du groupe, viennent provoquer l’exact opposé de ce que le réalisateur aurait voulu faire. Sorte d’« American History X », « Skin » ne parvient jamais à réellement convaincre par un ton soit trop appuyé sur les caricatures que représentent les personnages, soit par un scénario qui ne parvient à réellement à dessiner les contour d’une rédemption.

Il y a tout de même la composition de Jamie Bell qui a fait bien du chemin depuis « Billy Elliott » et vient confirmer ici, un talent évident pour s’installer dans la peau de personnages ultra-violent avec une aisance et une crédibilité remarquable. Face à lui, Danielle Macdonald, qui nous avait déjà fait preuve de son talent remarquable dans « Patti Cakes » de Geremy Jasper en 2017, confirme un talent évident pour les personnages torturés et à la force mentale puissante.

« Skin » est donc une déception par une mise en scène et un scénario, un peu trop légers, qui ne vont pas assez loin dans la peinture de la rédemption de ce jeune homme, et pousse souvent plus vers la caricature que vers la finesse. Reste les compositions remarquables de Jamie Bell et Danielle Macdonald.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film jouant sur des nuances assez sombres, encore une fois, pour souligner la noirceur de l’environnement du personnage principal, il fallait un support qui ne soit pas trop en défaillance ou en saturation. Le travail de transfert et de très bonne qualité et sert parfaitement le film.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Anglais DTS HD Master Audio 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Non Non Bonne Bonne Bonne

Une piste DTS-HD Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait.  La dynamique de l’ensemble est suffisamment bien équilibrée pour que l’on puisse entendre chaque détail de l’environnement sonore, même le plus discret.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 25 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
  Jeux intéractifs
  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

A l'origine, il y avait un court métrage « Skin », qui traitait déjà du racisme et de la haine. Un court métrage qui fut Oscarisé en 2019, et qui fut réalisé pour aider à convaincre les producteurs américains de la nécessité de faire ce film inspiré de l'histoire de Byron Widner. Comme le dit le réalisateur : « Le film n'est pas un remake du court-métrage, il en est une extension ! » Une excellente idée que d'avoir mis ce court métrage.