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La Vie Scolaire

Catégorie Cinéma
Genre Comédie
Pays FR
Date de sortie 08/01/2020
Réalisateur Mehdi idir Grand Corps Malade Et
Avec Zita Hanrot, Liam Pierron, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Alban Ivanov, Antoine Reinartz
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Eric et Nicolas Altmayer et Jean Rachid
Scénaristes Grand Corps Malade et Mehdi Idir
Compositeur Angelo Foley

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Gaumont
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 111 min
Support
   
   

Une année au cœur de l'école de la république, de la vie... et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l'incroyable vitalité et l'humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa, le Grand du quartier et Dylan le chambreur. Samia s'adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis, ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d'un échec scolaire annoncé et tenter de l'amener à se projeter dans un avenir meilleur...

En 2016, l’artiste atypique et fédérateur, Grand Corps Malade, surprenait tout le monde avec un film qui changeait résolument le regard que nous pouvions porter sur le handicap : « Patients », réalisé avec son ami Mehdi Idir, qui avait déjà réalisé des clips pour différents artistes. Passé au long métrage, le duo s’offrait alors un succès critique et public, grâce à une mise en scène sobre et efficace, associée à une écriture remarquable de finesse et de « Punchlines » efficaces, qui participaient à changer notre regard sur la situation de ces jeunes accidentés.

Trois ans après, le duo revient avec un film qui, cette fois-ci, va, à nouveau puiser dans les souvenirs des deux auteurs, mais parler de leurs années au collège. Une façon de parler de la banlieue et de ces jeunes en établissements, dit prioritaires. La recette est la même, une mise en scène simple mais efficace et une écriture ciselée de « Punchlines ». Et du côté de la mise en scène, les deux réalisateurs ne se limitent pas aux classiques du genre, ils tentent plusieurs fois une dynamique faite de plans séquences qui suivent le jeune héros, à la sortie de son immeuble pour aller au collège, puis également lors du drame qui va le toucher de plein fouet. Ces plans sont assez réussis, même si, les jeunes acteurs ne se montrent pas forcément très à l’aise. Ils font tout de même le « Job » et cela permet effectivement de donner une dynamique au film.

C’est plutôt du côté du scénario que la sauce ne prend pas forcément. Car, si le film fourmille une nouvelle fois de « Punchlines » qui font mouche, la présence de personnages ultra caricaturaux, et de dialogues un peu trop faciles et un peu trop appuyés, rendent l’ensemble beaucoup moins attirant que le précédent film du duo. D’ailleurs, c’est le discours général qui manque sa cible. A vouloir trop faire dans la peinture sympathique, le duo enfonce des portes ouvertes et lorsqu’il essaye de donner une vision sans concession de l’éducation de ses jeunes, il passe complètement à côté de son sujet, D’abord parce que le discours, d’un seul coup, manque de nuance, à l’instar du monologue de Yanis, durant le conseil de discipline, ensuite parce qu’à vouloir trop faire dans la bonne réplique, les auteurs en ont dénaturé leur sujet. Un nombre conséquent d’œuvres a su montrer que tout n’était pas perdu dans les cités sensibles et heureusement. 
Côté distribution, aussi, il y a un véritable manque à gagner : Alban Ivanov (Le Grand Bain), par exemple, est complètement à côté de son personnage. On le sent mal à l’aise dans ses répliques et cela est dommageable. Même chose pour Souffiane Guerrab (Patients) qui avait de bien plus belles merveilles dans son rôle de tétraplégique pour le duo. Ici, l’acteur peine à convaincre dans son rôle de prof de Math soucieux de ses élèves et pas insensible aux charmes de la jeune CPE. Heureusement Zita Hanrot (La fête est finie) et Liam Pierron, dont c’est le premier film, offre des compositions plutôt convaincantes qui apporte une certaine fraicheur au film. 

En conclusion, « La Vie Scolaire » est un deuxième film du duo Grand Corps Malade et Mehdi Idir, qui nous avait déjà régalé avec « Patients », une œuvre juste et puissante qui offrait une autre vision du handicap, par un sens de la dérision parfaitement dosé. Ici, le duo se perd dans un scénario qui enfonce des portes ouvertes et ne parvient pas à convaincre. Car il y a de la réussite dans les cités sensibles, de nombreux exemples (heureusement !) sont là pour le démontrer. Le duo rate sa cible, mais montre tout de même, un vrai goût pour la mise en scène et l’envie de faire des films. Espérons que le prochain sera mieux pensé.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

« La Vie Scolaire » bénéficie d’un transfert de grande qualité dans lequel les couleurs sont parfaitement dosées, et permettent d’appuyer une ambiance qui peut paraître simple, mais se révèle bien plus complexe. Les contrastes sont suffisamment présents pour pouvoir donner plus de profondeur à l’image, et les couleurs sont parfaitement tenues pour offrir une qualité optimale.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD High Resolution 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

La piste DTS-HD Master Audio 5.1 se révèle suffisamment efficace dans la mise en place des ambiances. La bande-son envahie les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique. Et comme le film fourmille d’illustration musicale bien choisit, hors mis la dernière qui offre une référence un peu balourde à « Dangerous Minds » de John N. Smith (1995), il était nécessaire que la piste sonore soit à la hauteur de manière à ne pas trop se laisser déséquilibrer par l’un ou par l’autre, notamment lors des scènes musicale, comme les deux fêtes de fin d’année. Le résultat est saisissant même si on peut noter parfois un certain déséquilibre dans les dialogues.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 5 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
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  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Le clip de la chanson du film.