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Deux Moi

Catégorie Cinéma
Genre Comédie
Pays FR
Date de sortie 15/01/2020
Réalisateur Cédric Klapisch
Avec Ana Girardot, François Civil, Camille Cottin, François Berléand, Simon Abkarian
Format Blu-Ray
Boitier Amaray
Producteurs Bruno Levy
Scénaristes Cedric Klapisch et Santiago Amigorena
Compositeur Loïk Dury et Christophe Minck

Critique de Emmanuel Galais
Editeur Studio canal
Edition Standard
Label  
Zone / Région 2
Durée Film 110 min
Support
   
   

Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Toutes les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?

Le réalisateur Cédric Klapisch nous a habitué depuis des années, voir même des décennies, a disséquer les sentiments, explorer des personnages cassés en recherche d’un idéal ou tout du moins en quête de réponses à leurs existences. Ce fut le cas avec « L’auberge Espagnole » dans lequel Romain Durys cherchait un sens à sa vie, et le trouvait dans ce meltin’pot culturel qu’est le programme Erasmus. Même chose avec « Ce qui nous lie » où Ana Girardot, Pio Marmaï et François Civil cherchait à se retrouver à se souder après la mort de leur père. 

Avec « Deux moi », le réalisateur continue son exploration et film de près, deux personnages, deux errances dans une vie dont ils ne parviennent pas à discerner les contours et dont ils ne parviennent pas à comprendre le mal être. Perdus au milieu des leurs qui ne les comprennent pas, ils semblent abandonner à une morosité perfide qui les étreint un peu plus chaque fois. Dans un Paris fantasmé entre grisâtre et couleur, « Deux moi » est une approche de la dépression, qui en montre toutes les nuances et toutes les strates. Avec une mise en scène très proche de ses personnages, qui utilise les gros plans pour faire parler les regards, mais c’est aussi utiliser les perspectives pour mieux les noyer dans un environnement austère, Klapisch se lance dans une fable subtile, où la couleur se trouve dans cette petite boutique de quartier, unique lien sociale avec le monde qui les entoure.

Pour donner corps à son histoire, le réalisateur s’appuie sur un scénario solide qu’il a écrit avec Santiago Amigorena (Ce qui nous lie) et avec lequel il a voulu également explorer les changements de la société depuis l’un de ses premiers films : « Chacun cherche son chat », tout en évitant d’en refaire une nouvelle version. A travers ces deux personnages, le scénario nous invite à suivre une réflexion sur les réseaux sociaux. Comment vivre autrement à l’heure du tout connecté ? Est-il encore possible de se rencontrer ailleurs que sur la toile ? Avec une certaine finesse, le réalisateur nous invite au voyage, dans un Paris qui a bougé, qui a changé et qui veut changer de couleurs pour être plus accueillant.  Klapisch aime autant ses personnages que ses environnements et cela transpire dans son écriture et dans sa mise en scène.

Pour donner corps à ses personnages, le réalisateur s’est offert les services d’Ana Girardot (Knock) et François Civil (Le Chant du Loup). Les deux acteurs devenus en quelques années et surtout en quelques films marquants des valeurs sûres du cinéma français, portent sur leurs épaules le poids de ces personnages difficiles à interpréter, tant ils doivent rayonner et en même temps capter l’attention du public sur ce mal être qui les habite, sans pouvoir mettre un mot sur leurs maux. Les deux comédiens signent des interprétations impeccables toutes en finesse et en maîtrise. Cela fait la deuxième fois que le réalisateur travaille avec eux, et le résultat est tout autant fusionnel.

En conclusion, « Deux moi » est une comédie toute en subtilité qui explore bien des faces de notre société, à travers le destin de ces personnages qui errent dans Paris, prisonniers d’une solitude qui leur pèse. Incapables de mettre un mot sur leur mal-être, ils vont apprendre à s’ouvrir sans l’aide des réseaux sociaux. La mise en scène est précise et capte chaque étape de déroulement de l’intrigue et s’appuie sur les prestations impeccables des deux comédiens : Ana Girardot et François Civil.


Définition
Couleurs
Compression
   
Format Vidéo HD 1080p
Format Cinéma 2.35:1
   
   

Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Le film jouant sur les différentes ambiances pour mieux imprégner le spectateur et impacter les personnages dans leur environnement. Pour mettre en valeur le travail d’Elodie Tahtane, toute jeune directrice de la photo, qui signe là son premier long métrage, il fallait un support qui ne soit pas trop en défaillance ou en saturation. Le travail de transfert et de très bonne qualité et le film se regarde avec beaucoup de plaisir.

Langues  
Format  
Bonus  
Commentaires  
Spatialisation  
Dynamique  
Effets surround  
   
   
   
   
 
Langues Type Format Sous Titres Film Sous Titres Bonus Sous Tit. Comment. Spatial. Dynamiq. Surround
Français DTS HD Master Audio 5.1 Oui Oui Non Bonne Bonne Bonne

Une piste DTS-HD Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait.  Lorsque la mise en scène se lance dans des scènes un peu plus bruyantes ou nécessitant un environnement plus soigné, le transfert se révèle efficace. La répartition est minutieuse et installe le spectateur au cœur de l’intrigue.

Supléments
Menus
Sérigraphie
Packaging
   
Durée Bonus 45 min
Boitier Amaray
   
   
   
  Livret
  Bande annonce
  Biographies
  Making of
  Documentaire
  Interviews
  Commentaire audio
  Scènes supplémentaires
  Fin alternative
  Galerie de photos
  Story board
  Multi-angle
  Liens internet
  Interface Rom
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  Filmographies
  Clips vidéo
  Bêtisier
  Bonus Cachés
  Court Metrage
  

Bonus 

Un making of qui montre toute la complexité du tournage, notamment dans la reconstitution d’un Paris souhaité par le réalisateur.